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Histoire du hockey et de la Coupe Stanley

Une histoire complète du hockey sur glace depuis ses origines canadiennes jusqu'à la fondation de la LNH, la tradition de la Coupe Stanley et l'ère moderne

Vitesse

Introduction

Le hockey sur glace est l'un des sports collectifs majeurs les plus rapides et les plus exigeants sur le plan physique. La combinaison de la vitesse sur patins (les patineurs d'élite atteignant des vitesses de 35 à 40 kilomètres par heure), des contacts physiques incessants entre les joueurs, du rythme soutenu de la rondelle (dont les tirs peuvent dépasser 160 kilomètres par heure) et des schémas stratégiques complexes élaborés au cours de plus d'un siècle de compétition professionnelle a engendré l'une des traditions sportives les plus singulières de l'ère moderne. Ce sport est le principal sport collectif hivernal dans de larges portions du Canada, des États-Unis (en particulier les États du Nord et les bastions traditionnels du hockey), de la Russie, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Finlande, de la Suède et de diverses autres nations d'Europe du Nord et d'Amérique du Nord.

La Ligue nationale de hockey (LNH), fondée en 1917 à Montréal en tant que successeur de l'Association nationale de hockey, a été la ligue de hockey sur glace professionnelle dominante dans le monde tout au long de l'ère moderne. Les 32 franchises actuelles de la ligue sont réparties entre les États-Unis et le Canada, avec des joueurs issus d'environ 20 nations représentées dans les effectifs des équipes. La Coupe Stanley, offerte au hockey amateur canadien en 1893 par Lord Stanley de Preston (le gouverneur général du Canada), est le trophée du championnat de la LNH depuis toute l'histoire de la ligue et demeure l'un des trophées les plus prestigieux de tous les sports collectifs. Les diverses traditions nationales de hockey, notamment celle de l'Armée rouge soviétique et russe, celle de la Tchécoslovaquie et de la République tchèque, ainsi que les différentes traditions scandinaves, ont produit des histoires internationales extraordinaires qui ont considérablement façonné l'ensemble du sport.

Cet article retrace l'histoire complète du hockey sur glace depuis ses origines canadiennes au milieu du XIXe siècle, en passant par le premier match intérieur organisé en 1875 au Victoria Skating Rink de Montréal, le don de la Coupe Stanley par Lord Stanley de Preston en 1893, la fondation de la LNH en 1917, l'ère des Six équipes originales de 1942 à 1967, les différentes dynasties des Canadiens de Montréal, les Bruins de Boston des années 1970 menés par Bobby Orr, la dynastie des Oilers d'Edmonton des années 1980 conduite par Wayne Gretzky, les diverses traditions internationales de hockey incluant la Série du Siècle Canada-URSS de 1972 et le Miracle sur glace américain de 1980, la génération moderne de Sidney Crosby et d'Alex Ovechkin, les récents champions de l'ère d'expansion dont Tampa Bay et la Floride, le développement parallèle du hockey professionnel féminin culminant avec la fondation en 2024 de la Ligue professionnelle de hockey féminin, et l'avenir d'un sport qui doit aujourd'hui naviguer face à des questions importantes concernant les traumatismes crâniens, l'économie du plafond salarial et le paysage concurrentiel international dans son ensemble. Le hockey sur glace est l'une des traditions sportives collectives les plus marquantes de l'ère moderne, et son histoire figure parmi les grands récits culturels du sport canadien, américain et nord-européen.

Origines du hockey (années 1840-1875)

Les origines du hockey sur glace font l'objet d'un débat historiographique considérable. Diverses communautés canadiennes ont revendiqué le titre de berceau du jeu moderne, les revendications les plus importantes émanant de Halifax, en Nouvelle-Écosse ; de Kingston, en Ontario ; de Montréal, au Québec ; et de Windsor, en Nouvelle-Écosse. Ces différentes revendications historiques ont été compliquées par le fait que des jeux de balle et de crosse sur glace existaient dans plusieurs communautés canadiennes dès le début et le milieu du XIXe siècle, avec diverses variantes locales se développant de manière indépendante avant qu'un jeu normalisé ne voie le jour. Les différentes versions des origines revendiquées mettent souvent l'accent sur des aspects distincts du développement du hockey — l'utilisation d'une rondelle dure plutôt que d'une balle, le développement d'un jeu fondé sur le patinage, la normalisation des effectifs d'équipe, ou diverses autres caractéristiques.

Les premières références documentées à des jeux organisés ressemblant au hockey proviennent de sources variées. La communauté des Premières Nations mi'kmaq de Nouvelle-Écosse pratiquait depuis plusieurs siècles, avant le contact européen, un jeu de balle et de crosse sur glace appelé « oochamkunutk », et divers membres de cette communauté ont continué à y jouer tout au long du XIXe siècle. Les troupes coloniales britanniques stationnées dans les garnisons canadiennes auraient pratiqué diverses variantes du hockey sur gazon adaptées à la glace au cours des années 1840 et 1850. La communauté de Windsor, en Nouvelle-Écosse, a affirmé que des élèves de la King's College School jouaient à un jeu semblable au hockey sur Long Pond dès 1800.

Le premier match de hockey intérieur organisé dont la documentation ultérieure est substantielle fut disputé au Victoria Skating Rink de Montréal le 3 mars 1875. La rencontre fut organisée par James G. A. Creighton, étudiant à l'Université McGill et originaire de Halifax, en Nouvelle-Écosse, qui avait apporté à Montréal la tradition hockeyistique des Maritimes. Le match du Victoria Skating Rink opposait neuf joueurs par équipe et fit usage de la première rondelle de bois connue (plutôt que de la balle en caoutchouc qui avait été courante dans les versions extérieures du jeu). La rencontre fut largement rapportée par les journaux montréalais et est généralement citée comme le moment fondateur du hockey intérieur organisé.

La publication en 1877 des premières règles écrites du hockey dans la Montreal Gazette établit la première codification formelle du sport. Ces règles — connues sous le nom de Règles de Montréal ou Règles McGill — fixèrent bon nombre des caractéristiques fondamentales du hockey moderne, notamment l'utilisation d'une rondelle en caoutchouc dur, la structure de base des positions de joueurs et du jeu en équipe, ainsi que diverses autres dispositions. Les règles autorisaient les contacts physiques entre joueurs et stipulaient que les buts seraient marqués lorsque la rondelle passerait entre deux poteaux placés à chaque extrémité de la patinoire. Les diverses modifications successives des règles au cours des années 1880 et 1890 produisirent progressivement le jeu moderne.

La tradition canadienne du hockey des débuts se propagea rapidement à la fin des années 1870 et durant les années 1880. Les premières ligues de hockey furent créées dans diverses villes canadiennes, notamment Montréal, Québec, Ottawa, Kingston et Toronto au cours des années 1880. Le premier match international de hockey fut disputé en 1893 entre une équipe représentant l'Université McGill et une équipe de la communauté hockeyistique du Massachusetts. Le jeu se répandit aux États-Unis durant les années 1890, avec le développement de divers programmes de hockey universitaire et amateur le long de la frontière nord américaine avec le Canada. Les différentes communautés hockeyistiques européennes se développèrent progressivement à partir des années 1900, le premier championnat national européen ayant été disputé en 1908 en Grande-Bretagne.

La Coupe Stanley (1893)

La Coupe Stanley fut offerte au hockey amateur canadien par Frederick Arthur Stanley, 16e comte de Derby et gouverneur général du Canada de 1888 à 1893. Lord Stanley était devenu un fervent partisan du hockey canadien au cours de son mandat de gouverneur général, ses fils pratiquant le hockey organisé à Rideau Hall à Ottawa et sa famille assistant à diverses rencontres de hockey à travers le pays. Avant son retour en Angleterre en 1893, Lord Stanley organisa le don d'un bol en argent (dont le coût initial était d'environ 10 guinées, soit approximativement 48 dollars canadiens à l'époque) à titre de trophée pour le championnat canadien de hockey amateur.

La Coupe Stanley fut décernée pour la première fois en 1893 au Montreal Hockey Club, qui avait remporté cette année-là le championnat de l'Association de hockey amateur du Canada. Le trophée original était un bol en argent relativement petit, d'environ 18 centimètres de diamètre, bien plus modeste que la Coupe Stanley moderne, qui a été considérablement agrandie au fil des décennies suivantes afin d'accueillir les noms gravés des différentes équipes et joueurs champions. Les différents anneaux de la Coupe Stanley moderne, contenant chacun les noms des équipes championnes d'environ quinze saisons, sont périodiquement retirés et remis au Temple de la renommée du hockey à mesure que le trophée continue de s'enrichir.

La Coupe Stanley a été le trophée du championnat des traditions du hockey professionnel canadien, puis plus largement canado-américain, tout au long de son histoire. Le don originel de 1893 stipulait que le trophée serait remis au champion du hockey amateur canadien. Le trophée fut disputé au moyen de diverses rencontres de défi au cours de la fin des années 1890 et des années 1900, différentes équipes amateurs canadiennes s'en emparant en battant le champion en titre. Ces défis pour le trophée donnèrent naissance à l'une des formules de championnat les plus singulières de tous les sports, le trophée étant défendu lors de rencontres de défi plutôt que dans le cadre d'une compétition annuelle unique.

La Coupe Stanley passa du hockey amateur au hockey professionnel au début des années 1900, à mesure que le hockey canadien lui-même devenait substantiellement plus professionnel. La création en 1907 de l'Association de hockey amateur de l'Est du Canada donna naissance à une ligue de hockey professionnel plus structurée, la Coupe Stanley étant alors disputée entre diverses équipes professionnelles canadiennes. La fondation en 1917 de la Ligue nationale de hockey consolida progressivement le paysage du hockey professionnel canadien, la LNH s'imposant comme la ligue professionnelle dominante et la Coupe Stanley devenant son trophée de championnat.

Les diverses traditions associées à la Coupe Stanley sont devenues certains des éléments les plus distinctifs de la culture du hockey de la LNH. La tradition selon laquelle chaque joueur de l'équipe championne dispose d'une journée avec la Coupe Stanley pour la ramener chez lui — ce qui a donné lieu à diverses photographies insolites du trophée dans les demeures, les piscines, les restaurants et d'autres lieux improbables — est l'une des traditions les plus célébrées de tout le monde sportif. Le poids considérable du trophée moderne (environ 15,5 kilogrammes) et sa structure complexe à plusieurs niveaux ont été à l'origine de divers incidents au cours desquels des joueurs ont endommagé le trophée lors de leurs célébrations, nécessitant des travaux de restauration périodiques.

La Coupe Stanley est décernée de façon ininterrompue en tant que trophée de championnat depuis 1893, ce qui en fait l'un des plus anciens trophées de championnat continu dans quelque sport que ce soit. Les noms gravés des équipes et des joueurs champions sur les différentes bandes du trophée constituent un document physique considérable de l'histoire du hockey professionnel. La Coupe Stanley demeure le principal attrait commercial et culturel du hockey de la LNH, les séries éliminatoires annuelles de la Coupe Stanley produisant certaines des diffusions de hockey les plus regardées de chaque saison.

La fondation de la LNH (1917)

La Ligue nationale de hockey a été fondée le 26 novembre 1917 lors d'une réunion tenue à l'Hôtel Windsor à Montréal. La nouvelle ligue a été établie en tant que successeur de l'ancienne Association nationale de hockey (ANH, fondée en 1909), qui avait été dissoute en partie en raison de divers différends entre les propriétaires d'équipes concernant la gestion de la ligue. La nouvelle LNH comprenait initialement les Canadiens de Montréal, les Wanderers de Montréal, les Sénateurs d'Ottawa, les Bulldogs de Québec et les Arenas de Toronto. Les Bulldogs de Québec ne participèrent pas à la première saison de la LNH, laissant la ligue avec quatre équipes (qui devinrent trois après le retrait des Wanderers de Montréal à la suite d'un incendie qui détruisit leur aréna domicile en janvier 1918).

La première saison de la LNH (1917-1918) vit les Arenas de Toronto s'imposer comme champions ; ils allaient par la suite remporter la Coupe Stanley en battant les Millionaires de Vancouver, de l'Association de hockey de la côte du Pacifique, lors de la première finale de la Coupe Stanley LNH-PCHA. Les Arenas de Toronto furent ensuite renommés les St. Patricks de Toronto, puis finalement les Maple Leafs de Toronto en 1927.

Les premières décennies de la LNH furent marquées par une série d'expansions et de contractions. Les Bruins de Boston furent fondés en 1924 en tant que première équipe américaine de la LNH. Les Americans de New York, les Pirates de Pittsburgh, les Black Hawks de Chicago, les Cougars de Détroit (renommés ensuite Falcons, puis Red Wings), ainsi que diverses autres équipes américaines furent établis au cours des années 1920. La Grande Dépression exerça de fortes pressions financières sur plusieurs équipes de la LNH, entraînant la dissolution ou le déménagement des Americans de New York, des Pirates de Pittsburgh, des Sénateurs d'Ottawa (équipe d'origine) et de diverses autres formations au cours des années 1930. À la fin de cette décennie, la LNH avait été réduite à sept équipes : les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston, les Rangers de New York, les Black Hawks de Chicago, les Red Wings de Détroit et les Maroons de Montréal.

L'ère des Six originaux de la LNH débuta en 1942 lorsque les Maroons de Montréal (la septième franchise de la ligue) plièrent bagage en raison de difficultés financières. Les six équipes survivantes — les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston, les Rangers de New York, les Black Hawks de Chicago et les Red Wings de Détroit — allaient constituer l'intégralité de la LNH jusqu'en 1967, soit une période de vingt-cinq ans remarquablement stable sur le plan de la composition de la ligue. L'ère des Six originaux a fait l'objet de nombreuses discussions empreintes de nostalgie dans l'histoire ultérieure de la LNH, cette période ayant produit plusieurs des joueurs et des équipes les plus célébrés de l'histoire du hockey.

L'ère des Six originaux engendra un hockey d'une compétitivité extraordinaire. Les différents champions de la LNH au cours de cette période comprenaient les Red Wings de Détroit (vainqueurs en 1943, 1950, 1952, 1954, 1955), les Maple Leafs de Toronto (vainqueurs en 1942, 1945, 1947, 1948, 1949, 1951, 1962, 1963, 1964, 1967) et, par-dessus tout, les Canadiens de Montréal (vainqueurs en 1944, 1946, 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1965, 1966). Les cinq victoires consécutives de la Coupe Stanley remportées par les Canadiens de Montréal de 1956 à 1960 constituent la plus longue série de titres consécutifs de l'histoire de la LNH et l'une des dominations les plus écrasantes d'une équipe dans l'histoire de n'importe quel sport professionnel.

L'ère des Six originaux produisit également des joueurs individuels d'exception. Maurice « Rocket » Richard, des Canadiens de Montréal (le premier joueur à marquer 50 buts en 50 matchs, le premier à atteindre 500 buts en carrière) ; Jean Béliveau, des Canadiens (l'un des centres les plus accomplis de l'histoire du hockey) ; Gordie Howe, des Red Wings de Détroit (le meneur de tous les temps pour les buts en LNH jusqu'à ce que Wayne Gretzky le surpasse, avec une carrière s'étendant sur 26 saisons) ; Doug Harvey, des Canadiens (le brillant défenseur défensif) ; Bobby Hull, des Black Hawks de Chicago (l'un des attaquants les plus spectaculaires de la fin de l'ère des Six originaux) ; ainsi que divers autres joueurs accomplirent des carrières individuelles extraordinaires au cours de cette période.

La Dynastie des Canadiens de Montréal

Les Canadiens de Montréal constituent la franchise la plus titrée de l'histoire de la LNH, avec 24 conquêtes de la Coupe Stanley (1916, 1924, 1930, 1931, 1944, 1946, 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1965, 1966, 1968, 1969, 1971, 1973, 1976, 1977, 1978, 1979, 1986, 1993). L'équipe est établie en permanence à Montréal depuis sa fondation en 1909 (à l'origine sous le nom de Club de Hockey Canadien au sein de l'Association nationale de hockey, avant d'intégrer la LNH en 1917). La tradition des Canadiens est l'une des plus déterminantes de l'histoire du sport canadien.

La première grande période dynastique des Canadiens se situe à la fin des années 1950, lorsque l'équipe remporta cinq Coupes Stanley consécutives de 1956 à 1960 sous la direction de l'entraîneur Toe Blake. L'équipe était menée par Maurice Richard, Jean Béliveau, Doug Harvey, Henri Richard (le frère cadet de Maurice, qui allait finalement remporter onze Coupes Stanley, un record absolu), Jacques Plante (brillant gardien de but, premier gardien à porter un masque facial complet lors de matchs réguliers de la LNH, à la suite d'une blessure au visage survenue en 1959), Bernie « Boom Boom » Geoffrion, Dickie Moore, ainsi que de nombreux autres membres du Temple de la renommée. La combinaison d'un jeu individuel brillant, d'une cohésion collective exceptionnelle et d'une intensité compétitive soutenue a produit l'une des périodes de domination les plus remarquables de l'histoire de la LNH.

La deuxième grande dynastie des Canadiens se déroula durant les années 1970, l'équipe remportant six Coupes Stanley au cours de la décennie (1971, 1973, 1976, 1977, 1978, 1979) sous la direction de l'entraîneur Scotty Bowman. Les Canadiens des années 1970 étaient largement considérés comme l'une des plus grandes équipes dynastiques de l'histoire de la LNH. L'équipe était menée par Guy Lafleur (l'un des buteurs les plus spectaculaires de sa génération), Steve Shutt, Yvan Cournoyer, Larry Robinson, Serge Savard, Guy Lapointe (le brillant trio défensif formé de Robinson, Savard et Lapointe était connu sous le nom des « Big Three »), Ken Dryden (brillant gardien de but qui allait par la suite devenir président des Maple Leafs de Toronto et député fédéral canadien), Bob Gainey, Jacques Lemaire, ainsi que de nombreux autres membres du Temple de la renommée.

La saison 1976-1977 des Canadiens fut particulièrement extraordinaire : l'équipe remporta 60 matchs et n'en perdit que 8 (avec 12 matchs nuls) au cours d'une saison régulière de 80 rencontres. L'équipe inscrivit 387 buts tout en n'en accordant que 171, réalisant ainsi l'une des saisons statistiquement les plus dominantes de l'histoire de la LNH. L'équipe balaya les Bruins de Boston en quatre matchs lors de la finale de la Coupe Stanley. Les Canadiens de 1976-1977 sont fréquemment cités comme la plus grande équipe de hockey jamais assemblée.

Les décennies suivantes furent considérablement moins fructueuses pour les Canadiens que les périodes dynastiques. L'équipe remporta la Coupe Stanley en 1986 (grâce à une performance exceptionnelle du gardien recrue Patrick Roy, lauréat du trophée Conn Smythe) et en 1993 (Roy produisant à nouveau un gardiennage de séliminatoires brillant). L'équipe n'a pas remporté la Coupe Stanley depuis 1993, soit la plus longue disette de l'histoire de la franchise. Les diverses décennies suivantes ont connu quelques participations aux séries éliminatoires, sans toutefois engendrer de prétention soutenue au championnat.

La tradition culturelle plus large des Canadiens est demeurée considérable. L'aréna domicile de l'équipe, le Centre Bell (anciennement le Centre Molson, inauguré en 1996 pour remplacer l'original Forum de Montréal, domicile de l'équipe de 1926 à 1996), est l'un des amphithéâtres les plus emblématiques du hockey de la LNH. Les nombreux hommages rendus au Forum de Montréal aux ères de championnat continuent d'assurer un lien culturel avec le passé dynastique de l'équipe. Les divers numéros retirés et les multiples tributs rendus aux membres du Temple de la renommée demeurent des éléments essentiels de la culture hockeyistique montréalaise.

L'expansion de 1967 et la fin des Six équipes originales

La LNH a doublé de taille en 1967, avec l'ajout de six nouvelles équipes pour la saison 1967-1968. Les nouvelles équipes — les Kings de Los Angeles, les North Stars du Minnesota, les Seals d'Oakland, les Flyers de Philadelphie, les Penguins de Pittsburgh et les Blues de Saint-Louis — furent placées dans une nouvelle Division Ouest, tandis que les Six équipes originales continuaient à évoluer dans la Division Est. Cette expansion constituait la première réforme substantielle de la LNH depuis la consolidation à six équipes durant l'ère des Six Originaux en 1942, et engendra des transformations profondes dans la structure générale du hockey professionnel.

Le format initial de l'expansion de 1967 donna lieu à ce qui fut largement considéré comme une compétition nettement déséquilibrée. Les Six équipes originales avaient conservé des effectifs nettement supérieurs en raison des règles du repêchage d'expansion qui leur avaient permis de protéger environ vingt joueurs chacune. Les nouvelles équipes issues de l'expansion étaient essentiellement composées de joueurs plus âgés ou de second rang que les Six équipes originales avaient laissés sans protection. Les deux premières finales de la Coupe Stanley après l'expansion de 1967 (1968 et 1969) opposèrent toutes deux les Canadiens de Montréal, membres des Six Originaux, aux Blues de Saint-Louis, équipe issue de l'expansion, les Canadiens remportant les deux séries par des balayages en quatre matchs.

La LNH continua de s'étendre tout au long des années 1970. Les Sabres de Buffalo et les Canucks de Vancouver firent leur entrée en 1970, les Flames d'Atlanta et les Islanders de New York en 1972, les Scouts de Kansas City et les Capitals de Washington en 1974. Les Flames d'Atlanta déménagèrent à Calgary en 1980 pour devenir les Flames de Calgary. Les Scouts de Kansas City déménagèrent à Denver sous le nom de Rockies du Colorado en 1976 (la franchise déménagerait par la suite au New Jersey en 1982 sous le nom de Devils du New Jersey). En 1979, la LNH comptait 17 équipes, auxquelles s'ajoutaient 4 équipes supplémentaires intégrées à la suite de la fusion avec l'Association mondiale de hockey.

L'ère de l'expansion dans son ensemble engendra une transformation profonde de la géographie de la ligue. Le traditionnel bassin hockeyistique canado-américain du Nord-Est fut élargi pour accueillir des équipes à travers l'ouest des États-Unis (Los Angeles, Oakland, Saint-Louis, Minnesota, Denver), divers marchés américains non traditionnels pour le hockey (Atlanta, Washington, Kansas City) ainsi que le Nord-Ouest pacifique (Vancouver). L'expansion créa de nouvelles possibilités compétitives pour des joueurs de hockey qui n'avaient auparavant pas trouvé de place dans les effectifs de la LNH, divers joueurs des ligues mineures canadiennes et américaines rejoignant les nouvelles équipes de la LNH.

L'Association mondiale de hockey (AMH), fondée en 1971 comme concurrente de la LNH, exerça une pression concurrentielle considérable sur la LNH tout au long des années 1970. Les diverses innovations de l'AMH comprenaient le recrutement de joueurs de hockey universitaires américains qui avaient été inéligibles à la LNH, le recrutement de joueurs de hockey soviétiques et européens qui n'auraient pas autrement été accessibles au hockey nord-américain, ainsi que diverses autres modifications. Le recrutement le plus célèbre de l'AMH fut celui de Bobby Hull, qui quitta les Black Hawks de Chicago pour rejoindre les Jets de Winnipeg de l'AMH en 1972, moyennant une prime à la signature substantielle qui établit le précédent pour des salaires de joueurs élevés. L'AMH recruta également diverses autres vedettes de la LNH, notamment Gerry Cheevers, Pat Stapleton et plusieurs autres.

La fusion LNH-AMH en 1979 entraîna l'intégration de quatre équipes de l'AMH (les Nordiques de Québec, les Oilers d'Edmonton, les Whalers de Hartford et les Jets de Winnipeg) au sein de la LNH. La fusion mit fin à la période de fragmentation concurrentielle entre ligues et donna naissance à une structure de la LNH plus stable, qui se perpétua au cours des décennies suivantes. L'histoire ultérieure des diverses équipes issues de l'AMH a été très contrastée : les Oilers d'Edmonton devinrent l'une des équipes de la LNH les plus titrées des années 1980 (remportant cinq championnats de la Coupe Stanley en sept ans, entre 1984 et 1990) ; les Nordiques de Québec déménagèrent au Colorado sous le nom d'Avalanche du Colorado en 1995 (et remportèrent la Coupe Stanley en 1996 et en 2001) ; les Whalers de Hartford déménagèrent en Caroline du Nord sous le nom d'Hurricanes de la Caroline en 1997 (et remportèrent la Coupe Stanley en 2006) ; enfin, les Jets de Winnipeg déménagèrent à Phoenix sous le nom de Coyotes en 1996 avant de finalement retourner à Winnipeg en 2011 (les nouveaux Jets de Winnipeg étant une franchise des Thrashers d'Atlanta délocalisée).

Les années 1970 — Bobby Orr et les Broad Street Bullies

Les années 1970 ont produit un éclat individuel extraordinaire et une transformation substantielle du hockey de la LNH. Bobby Orr, des Bruins de Boston, s'est imposé comme l'un des joueurs les plus influents de l'histoire du hockey, sa combinaison de patinage brillant, de compétences offensives exceptionnelles et d'un style de jeu révolutionnaire en tant que défenseur offensif transformant la conception générale du poste de défenseur. Orr remporta le Trophée Norris (décerné au meilleur défenseur de la LNH) pendant huit saisons consécutives (1968-75) ainsi que le Trophée Hart (décerné au joueur le plus utile de la LNH) à trois reprises (1970, 1971, 1972), étant le seul défenseur à avoir remporté le Trophée Hart et le défenseur à l'avoir remporté le plus souvent.

Le moment individuel le plus célèbre d'Orr survint lors des Finales de la Coupe Stanley 1970 contre les Blues de St. Louis. En prolongation du match 4, le 10 mai 1970, Orr marqua le but décisif du championnat en prolongation alors qu'il était accroché par le défenseur des Blues Noel Picard. La célèbre photographie d'Orr volant dans les airs après avoir marqué le but — prise par le photographe du Boston Globe Ray Lussier — est l'une des images les plus reproduites de l'histoire de la LNH. Les Bruins remportèrent la Coupe Stanley 1970, premier championnat de la franchise depuis 1941. Orr conquit sa deuxième Coupe Stanley avec les Bruins en 1972 (en battant les Rangers en six matchs).

La carrière d'Orr fut considérablement écourtée par des blessures récurrentes au genou qui mirent fin à sa carrière de joueur à l'âge de 30 ans, en 1978. Sa brillante carrière de joueur, malgré cette retraite prématurée, demeure l'une des carrières individuelles les plus célébrées de l'histoire du hockey, toutes époques confondues. Les diverses générations successives de défenseurs de la LNH ont continué d'être profondément influencées par le style d'Orr.

Les Flyers de Philadelphie, souvent surnommés les « Broad Street Bullies », s'imposèrent comme l'une des équipes les plus physiquement agressives de l'histoire de la LNH au début des années 1970. L'équipe remporta la Coupe Stanley en 1974 et en 1975 sous la direction de l'entraîneur Fred Shero, la combinaison de joueurs individuels brillants (dont Bobby Clarke, Bernie Parent, Bill Barber, Reggie Leach et d'autres) et d'une agressivité physique soutenue produisant un style distinctif. Le principal homme fort de l'équipe, Dave « The Hammer » Schultz, établit le record de la LNH pour les minutes de pénalité en une seule saison (472 minutes en 1974-75), un record qui n'a pas été sérieusement menacé au cours des cinq décennies suivantes.

Le style des Broad Street Bullies fut fort controversé dans le hockey de la LNH, divers critiques soutenant que l'agressivité physique de l'équipe portait atteinte à l'intégrité compétitive générale du sport. Les nombreuses bagarres et incidents impliquant le banc produits par l'équipe firent l'objet d'une attention considérable par la suite. Le succès de l'équipe — qui remporta deux Coupes Stanley en dépit (ou en raison) de son style physique — engendra une imitation substantielle à travers la LNH, la culture générale de la bagarre de la fin des années 1970 et des années 1980 ayant été largement façonnée par la tradition des Broad Street Bullies.

La LNH des années 1970 vit également émerger d'autres équipes championnes. La deuxième période dynastique des Canadiens de Montréal durant les années 1970 produisit quatre championnats consécutifs de la Coupe Stanley de 1976 à 1979, mettant fin au bref règne des Broad Street Bullies. Les Canadiens de 1971 (sous la direction d'Henri Richard) produisirent la célèbre série dite du « Arrêt de Dryden » contre les Black Hawks de Chicago, le gardien recrue Ken Dryden livrant des performances brillantes tout au long de la série. Le championnat des Bruins de Boston en 1972 fut le dernier d'Orr avec l'équipe.

La LNH des années 1970 fut également le théâtre de la célèbre Série du Sommet de 1972 entre Équipe Canada et l'équipe nationale de l'Union soviétique. Cette série de huit matchs, disputée en septembre 1972 avec quatre parties au Canada et quatre à Moscou, fut la première compétition internationale de hockey opposant des joueurs canadiens professionnels à l'équipe nationale soviétique. La série est considérée comme l'un des événements sportifs individuels les plus marquants de l'histoire du sport canadien.

La Série du Siècle de 1972

La Série du Siècle de 1972 opposant Équipe Canada à l'équipe nationale de l'Union soviétique s'est déroulée en septembre 1972 en huit matchs (quatre au Canada et quatre à Moscou). La série constituait la première compétition internationale de hockey mettant aux prises les joueurs professionnels canadiens de la LNH contre l'équipe nationale soviétique, qui avait largement dominé le hockey amateur international tout au long des années 1960 et au début des années 1970. La série fut présentée comme une confrontation entre les deux grandes puissances du hockey international et suscita une attention culturelle extraordinaire tant au Canada qu'en Union soviétique.

La série fut considérablement compliquée par les tensions politiques de la Guerre froide qui caractérisaient cette époque. L'équipe soviétique dominait largement le hockey international aux niveaux des Championnats du monde et des Jeux olympiques, et le gouvernement canadien ainsi que les instances dirigeantes du hockey canadien cherchaient à démontrer que les joueurs professionnels canadiens de la LNH étaient en mesure de battre l'équipe soviétique. La série fut négociée au terme de discussions diplomatiques et institutionnelles approfondies entre l'Association canadienne de hockey amateur, la LNH et les diverses autorités soviétiques du hockey.

L'équipe canadienne fut composée des joueurs de la LNH disponibles à ce moment-là. Elle comprenait Phil Esposito (capitaine et meneur moral de l'équipe), Paul Henderson (qui allait produire le moment le plus célèbre de la série), Bobby Clarke, Yvan Cournoyer, Frank Mahovlich, Pat Stapleton, Bill White, ainsi que plusieurs autres joueurs. Certains des meilleurs joueurs canadiens de la LNH, notamment Bobby Orr (blessé), Bobby Hull (qui venait de rejoindre l'AMH et était donc inéligible) et J.C. Tremblay (également dans l'AMH), n'étaient pas disponibles pour la série.

La série débuta par le match 1, le 2 septembre 1972 au Forum de Montréal, que l'équipe soviétique remporta 7-3, un résultat qui causa une vive surprise. L'équipe canadienne était largement attendue pour dominer l'équipe soviétique, de nombreux observateurs canadiens ayant prédit que le Canada remporterait les huit matchs de la série. La victoire soviétique lors du match 1 provoqua un choc culturel considérable à travers tout le Canada. L'équipe canadienne remporta le match 2 (4-1 au Maple Leaf Gardens de Toronto), fit match nul lors du match 3 (4-4 au Pacific Coliseum de Vancouver) et perdit le match 4 (5-3 au Pacific Coliseum de Vancouver). La série se transporta ensuite à Moscou avec l'équipe soviétique en tête 2-1-1.

La portion moscovite de la série fut marquée par un suspense extraordinaire. L'équipe canadienne remporta le match 5 (3-2 au Palais des sports Loujniki), perdit le match 6 (5-4 au Loujniki) et remporta le match 7 (4-3 au Loujniki). La série se joua lors du match 8, le 28 septembre 1972, au Palais des sports Loujniki à Moscou. La rencontre était à égalité 5-5 avec 34 secondes à jouer lorsque Paul Henderson marqua le but qui allait devenir le moment le plus célèbre de l'histoire du sport canadien.

Le but de Paul Henderson à la marque de 19:26 de la troisième période du match 8 fut le but vainqueur du Canada et celui qui lui permit de remporter la Série du Siècle. Les images et le reportage sonore du but — notamment le célèbre cri radiophonique « Henderson a compté pour le Canada ! » lancé par Foster Hewitt — constituent l'un des moments les plus reproduits de l'histoire de la radiodiffusion sportive canadienne. La victoire dans la Série du Siècle de 1972 est demeurée célébrée à travers tout le Canada au cours du demi-siècle suivant, chaque anniversaire donnant lieu à une vaste attention culturelle.

L'impact culturel plus large de la Série du Siècle de 1972 fut considérable. La série confirma l'excellence du hockey international soviétique tout en affirmant la valeur compétitive du hockey professionnel canadien. Les diverses compétitions internationales de hockey opposant par la suite des équipes canadiennes aux équipes soviétiques et russes continuèrent d'être profondément marquées par l'héritage de la Série du Siècle. Les joueurs canadiens de la LNH qui participèrent à la Série du Siècle de 1972 sont demeurés célébrés comme des héros nationaux au sein de la culture sportive canadienne.

La dynastie des Oilers d'Edmonton et Wayne Gretzky

Wayne Gretzky est né en 1961 à Brantford, en Ontario, au Canada, et s'est imposé à la fin des années 1970 comme l'un des joueurs de hockey les plus accomplis de l'histoire. La carrière professionnelle de Gretzky a débuté avec les Racers d'Indianapolis de l'AMH en 1978, à l'âge de 17 ans, son contrat ayant par la suite été cédé aux Oilers d'Edmonton (également membres de l'AMH). La fusion AMH-LNH de 1979 a intégré les Oilers à la LNH, avec Gretzky comme joueur principal de l'équipe. La combinaison chez Gretzky d'une intelligence exceptionnelle du jeu, d'une habileté remarquable à la passe, d'une solide capacité à marquer des buts et de la carrière individuelle la plus accomplie de l'histoire du hockey a produit ce qui est universellement considéré comme la plus grande carrière dans n'importe quel sport individuel.

La carrière de Gretzky dans la LNH a engendré 894 buts en carrière (un record ultérieurement surpassé par Alex Ovechkin en 2024), 2 857 points en carrière (le record absolu de points en carrière dans la LNH, avec une marge considérable), 9 trophées Hart (joueur le plus utile de la LNH), 10 trophées Art Ross (meilleur pointeur de la LNH), 5 trophées Lady Byng (pour la sportivité), 2 trophées Conn Smythe (joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Stanley) et 4 championnats de la Coupe Stanley (1984, 1985, 1987 et 1988 avec les Oilers d'Edmonton). Ses records en saison régulière comprennent 92 buts en 1981-1982, 215 points en 1985-1986 (le record absolu de points en une seule saison dans la LNH), ainsi que diverses autres réalisations statistiques.

La dynastie des Oilers d'Edmonton des années 1980 a produit cinq championnats de la Coupe Stanley en sept ans (1984, 1985, 1987, 1988, 1990). La combinaison du jeu individuel brillant de Gretzky, du remarquable jeune centre buteur Mark Messier, du brillant défenseur Paul Coffey, du brillant ailier Jari Kurri (la star finlandaise qui formait une paire avec Gretzky), du brillant défenseur Charlie Huddy, du brillant gardien de but Grant Fuhr et du brillant ailier Glenn Anderson a produit l'une des ères les plus extraordinaires pour une même équipe dans l'histoire de la LNH. L'entraîneur de l'équipe, Glen Sather, a été largement célébré pour son rôle dans la construction et le maintien de cette dynastie.

L'échange de Gretzky, le 9 août 1988, des Oilers d'Edmonton aux Kings de Los Angeles a constitué l'une des transactions les plus déterminantes de l'histoire du sport. Cette transaction avait été largement motivée par les difficultés financières des Oilers sous la direction du propriétaire Peter Pocklington, qui avait besoin d'importantes injections de liquidités pour maintenir ses diverses autres activités commerciales. Gretzky fut échangé, avec Mike Krushelnyski et Marty McSorley, aux Kings en contrepartie de Jimmy Carson, de Martin Gélinas, de trois choix de première ronde au repêchage et d'environ 15 millions de dollars en espèces. Cet échange a suscité un deuil profond à travers tout le Canada, de nombreux commentateurs décrivant l'événement comme une tragédie nationale.

L'échange de Gretzky a eu des effets considérables au-delà des conséquences immédiates sur le plan sportif. Il a substantiellement rehaussé le profil du hockey de la LNH à Los Angeles et dans l'ensemble de la Ceinture de soleil américaine, plusieurs franchises ayant par la suite été établies dans des marchés du sud des États-Unis qui n'auraient pas constitué des marchés viables pour le hockey sans l'expansion culturelle plus large que la présence de Gretzky à Los Angeles a contribué à catalyser. Les expansions ultérieures de la LNH vers Anaheim (1993), Tampa Bay (1992), la Floride (1993), San Jose (1991), Dallas (1993, les North Stars du Minnesota déménageant à Dallas), Phoenix (1996, les Jets de Winnipeg déménageant), Nashville (1998), Atlanta (1999) et divers autres marchés de la Ceinture de soleil ont été substantiellement influencées par l'élargissement de la portée culturelle du hockey à l'ère Gretzky.

La carrière ultérieure de Gretzky avec les Kings (1988-1996), les Blues de Saint-Louis (1996) et les Rangers de New York (1996-1999) a prolongé sa brillante carrière jusqu'en 1999. Son dernier match dans la LNH a eu lieu le 18 avril 1999. Il a pris sa retraite avec de nombreux records en carrière qui continuent d'être cités comme l'étalon de la réussite individuelle au hockey. Ses activités ultérieures ont inclus diverses fonctions d'entraîneur, de dirigeant et d'analyste, et sa présence continue dans la culture hockey canadienne demeure considérable.

Le Miracle sur glace de 1980

Le tournoi olympique masculin de hockey sur glace des Jeux olympiques d'hiver de Lake Placid en 1980 a produit l'un des moments sportifs individuels les plus extraordinaires du vingtième siècle. L'équipe américaine, composée de joueurs universitaires et amateurs sous la direction de l'entraîneur Herb Brooks, a battu l'équipe nationale de l'Union soviétique, largement favorite, sur le score de 4-3 le 22 février 1980, lors d'un match qui est depuis lors connu sous le nom de « Miracle sur glace ». Ce match est largement considéré comme l'une des plus grandes surprises sportives individuelles dans quelque sport que ce soit, et a suscité une attention culturelle considérable par la suite.

Le contexte plus large de l'équipe américaine de hockey de 1980 a été largement façonné par les tensions politiques de la Guerre froide propres à cette époque. L'Union soviétique avait dominé de façon très marquée le hockey amateur international tout au long des années 1960 et 1970, l'équipe soviétique ayant remporté quatre médailles d'or olympiques consécutives de 1964 à 1976. L'équipe soviétique qui arriva à Lake Placid était largement considérée comme la meilleure équipe de hockey sur glace du monde, divers joueurs soviétiques étant jugés nettement supérieurs aux stars de la NHL en compétition internationale. L'équipe américaine était composée principalement de joueurs universitaires (issus notamment de l'University of Minnesota, de l'University of Wisconsin, de Boston University et de diverses autres institutions collégiales) et de joueurs amateurs, l'âge moyen des membres de l'équipe américaine étant d'environ 22 ans.

L'entraîneur Herb Brooks avait consacré plus d'un an à préparer l'équipe américaine en vue des Jeux olympiques. Son approche de l'entraînement était singulièrement distinctive, alliant une préparation physique poussée, une brillante préparation tactique et une pression psychologique considérable exercée sur les joueurs. Les différents joueurs américains avaient été préparés de façon intensive à rivaliser avec la supériorité technique de l'équipe soviétique grâce à un jeu collectif brillant, une condition physique exceptionnelle et une intensité compétitive soutenue.

Le match États-Unis–Union soviétique du 22 février 1980 était le match de tour des médailles du tournoi. L'équipe soviétique marqua en premier pour mener 1-0. Les Américains égalisèrent à 1-1 par l'intermédiaire de Buzz Schneider. Les Soviétiques marquèrent pour prendre une avance de 2-1. Mark Johnson inscrivit un but juste avant la fin de la première période pour établir le score à 2-2. L'équipe soviétique marqua pour prendre une avance de 3-2 en deuxième période. Le score resta à 3-2 en faveur des Soviétiques à l'entrée dans la troisième période.

La troisième période du match produisit les buts célèbres qui valurent le titre aux Américains. Mark Johnson marqua pour égaliser à 3-3 alors qu'il restait environ 8 minutes à jouer en troisième période. Alors qu'il restait environ 10 minutes, Mike Eruzione inscrivit le but qui donna aux Américains une avance de 4-3. Les Américains conservèrent cet avantage pendant les 10 dernières minutes du match, les dernières secondes de la rencontre constituant l'un des moments sportifs individuels les plus extraordinaires de l'histoire du sport américain. Le célèbre commentaire d'Al Michaels à la conclusion du match — « Do you believe in miracles? Yes! » — est l'un des moments les plus reproduits de l'histoire des retransmissions sportives américaines.

L'équipe américaine battit ensuite la Finlande 4-2 en finale pour la médaille d'or le 24 février 1980, remportant ainsi la médaille d'or olympique. L'impact culturel plus large du Miracle sur glace fut considérable. Les différents joueurs américains qui participèrent à cette équipe ont continué d'être célébrés comme des héros sportifs américains tout au long des décennies suivantes. Le film Miracle de 2004 (réalisé par Gavin O'Connor et avec Kurt Russell dans le rôle de Herb Brooks) a mis en scène la préparation de l'équipe et sa conquête de la médaille d'or, suscitant une attention culturelle considérable par la suite.

La grande tradition du hockey olympique s'est poursuivie au fil des décennies suivantes. L'équipe soviétique remporta les médailles d'or olympiques de 1984 et 1988 avant la dissolution de l'Union soviétique. L'Équipe unifiée (l'équipe post-soviétique) remporta la médaille d'or olympique de 1992. La République tchèque remporta la médaille d'or de 1998. Le Canada remporta les médailles d'or de 2002, 2010 et 2014. La Suède remporta la médaille d'or de 2006. La Russie remporta la médaille d'or de 2018 (sous la participation du Comité olympique russe). La compétition olympique masculine de hockey sur glace a continué de produire un hockey international d'une qualité extraordinaire, malgré diverses complications concernant la participation des joueurs de la NHL qui ont persisté au cours des dernières années.

Les années 1990 — Lemieux, Roy et l'expansion vers l'Ouest

La LNH des années 1990 fut profondément marquée par l'ascension de Mario Lemieux des Penguins de Pittsburgh, qui s'imposa comme l'un des joueurs individuels les plus accomplis de toute l'histoire de la LNH. La combinaison de sa stature exceptionnelle (6'4"), de son talent individuel brillant, de sa remarquable capacité à marquer des buts et de son intense combativité fit de sa carrière l'une des plus spectaculaires de l'histoire de la LNH, malgré diverses complications de santé qui vinrent en limiter le cours. Il remporta la Coupe Stanley avec les Penguins en 1991 et en 1992, le trophée Hart à trois reprises (1988, 1993, 1996) et le trophée Art Ross à six reprises.

La carrière de Lemieux fut considérablement compliquée par divers problèmes de santé. Il reçut un diagnostic de lymphome de Hodgkin en 1993 et suivit un traitement par radiothérapie qui affecta substantiellement sa carrière. Il manqua de larges portions de plusieurs saisons en raison de blessures récurrentes au dos. Il prit sa retraite en 1997 à l'âge de 31 ans en raison de problèmes de santé persistants, mais fit son retour dans la LNH en 2000 à l'âge de 35 ans, jouant pendant six saisons supplémentaires avant sa retraite définitive en 2006. Son total en carrière de 690 buts et 1 723 points en 915 matchs lui valut l'une des moyennes de points par match les plus extraordinaires de toute l'histoire de la LNH.

Patrick Roy, des Canadiens de Montréal puis de l'Avalanche du Colorado, s'imposa comme l'un des gardiens de but individuellement les plus brillants de l'histoire de la LNH. Sa carrière lui valut quatre championnats de la Coupe Stanley (1986 avec les Canadiens, 1993 avec les Canadiens, 1996 et 2001 avec l'Avalanche), trois victoires au trophée Conn Smythe (MVP des séries éliminatoires de la Coupe Stanley), ainsi que divers autres honneurs individuels. La combinaison de sa brillante technique de jeu en papillon, de son intensité compétitive exceptionnelle et de son talent individuel considérable fit de lui l'un des joueurs individuels les plus influents de l'histoire du hockey moderne.

Les années 1990 virent également s'épanouir la brillante carrière du contemporain de Patrick Roy, Dominik Hasek des Sabres de Buffalo, l'extraordinaire gardien tchèque qui remporta le trophée Hart en 1997 et en 1998 (seul gardien à avoir remporté le trophée Hart en deux saisons consécutives à l'ère moderne de la LNH). Le style de jeu distinctif de Hasek, fondé sur des plongeons désordonnés, se distinguait nettement du style papillon plus discipliné de Roy, et produisit l'une des carrières individuelles de gardien de but les plus extraordinaires de l'histoire de la LNH.

La LNH connut une expansion considérable tout au long des années 1990, avec l'ajout de plusieurs nouvelles franchises dans des marchés traditionnellement peu familiers au hockey. Les Sharks de San Jose furent ajoutés en 1991. Le Lightning de Tampa Bay fut ajouté en 1992. Les Mighty Ducks d'Anaheim et les Panthers de la Floride furent ajoutés en 1993. Les Predators de Nashville furent ajoutés en 1998. Les Thrashers d'Atlanta, le Wild du Minnesota et les Blue Jackets de Columbus furent ajoutés en 1999-2000. Les diverses équipes d'expansion contribuèrent au développement progressif mais substantiel du hockey de la LNH dans des marchés américains non traditionnels, certaines des nouvelles franchises (dont Tampa Bay, la Floride et d'autres) remportant finalement la Coupe Stanley.

La saison 2004-05 de la LNH fut annulée dans son intégralité en raison du lock-out provoqué par le conflit de travail entre la LNH et l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH). Ce lock-out fut le conflit de travail le plus long jamais enregistré dans un sport professionnel majeur en Amérique du Nord, la saison entière étant annulée plutôt que simplement écourtée. Le lock-out était essentiellement motivé par le désir de la ligue d'instaurer un plafond salarial, auquel l'AJLNH s'était opposée. La résolution du conflit en 2005 aboutit à l'introduction du plafond salarial dans la LNH, qui a depuis lors profondément structuré l'économie de la ligue. Le lock-out causa des dommages considérables à la réputation culturelle du hockey de la LNH, en particulier aux États-Unis, plusieurs commentateurs soutenant que la saison perdue avait substantiellement diminué le rayonnement culturel de la ligue.

L'ère moderne — Crosby, Ovechkin et au-delà

L'ère moderne du hockey dans la LNH, qui débute approximativement avec la saison 2005-2006 après la saison perdue en raison du lock-out, a été considérablement façonnée par deux joueurs : Sidney Crosby des Penguins de Pittsburgh et Alex Ovechkin des Capitals de Washington. Ces deux joueurs, tous deux sélectionnés lors des repêchages de la LNH de 2004 et 2005 et ayant tous deux fait leurs débuts lors de la saison 2005-2006, ont engendré l'une des rivalités individuelles les plus marquantes de l'histoire moderne de la LNH.

Sidney Crosby est né en 1987 à Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, au Canada. Il a été sélectionné par les Penguins de Pittsburgh au premier rang du repêchage de la LNH de 2005 et a rejoint l'équipe lors de la saison 2005-2006 à l'âge de 18 ans. Sa carrière lui a valu trois championnats de la Coupe Stanley (2009, 2016, 2017 avec les Penguins), deux trophées Conn Smythe (2016, 2017), le trophée Hart en 2007 et en 2014, ainsi que de nombreux autres honneurs individuels. Son alliance d'une intelligence remarquable sur la glace, d'une habileté individuelle exceptionnelle et d'une intensité compétitive soutenue a produit l'une des carrières individuelles les plus accomplies de l'ère moderne.

Alex Ovechkin est né en 1985 à Moscou, en URSS (aujourd'hui la Russie). Il a été sélectionné par les Capitals de Washington au premier rang du repêchage de la LNH de 2004 et a rejoint l'équipe lors de la saison 2005-2006 à l'âge de 20 ans. Sa carrière est marquée par des réalisations extraordinaires en matière de buts. Il a remporté le trophée Maurice « Rocket » Richard (décerné au meilleur buteur de la LNH) à neuf reprises au cours de sa carrière, établissant ainsi le record absolu. Il a remporté le trophée Hart à trois reprises (2008, 2009, 2013), le trophée Conn Smythe en 2018 (lorsqu'il a mené les Capitals à leur premier championnat de la Coupe Stanley), ainsi que de nombreux autres honneurs individuels.

La réalisation la plus extraordinaire d'Ovechkin au cours des dernières années est d'avoir dépassé le record absolu de buts en carrière dans la LNH détenu par Wayne Gretzky. Ovechkin a marqué son 895e but en carrière le 6 avril 2025, surpassant ainsi le précédent record absolu de Gretzky, qui était de 894 buts en carrière. Cet exploit est largement considéré comme l'un des records individuels les plus significatifs dans n'importe quel sport, de nombreux observateurs s'étant interrogés sur la possibilité qu'un joueur futur puisse dépasser le total final probable d'Ovechkin. Le match du 6 avril 2025 au cours duquel ce but record a été inscrit a suscité une attention culturelle considérable tant en Russie que dans l'ensemble du monde de la LNH.

Connor McDavid des Oilers d'Edmonton, né en 1997 à Newmarket, en Ontario, au Canada, s'est imposé comme l'un des joueurs individuels les plus brillants de l'histoire moderne de la LNH. Il a été sélectionné par les Oilers au premier rang du repêchage de la LNH de 2015. Son alliance d'une vitesse exceptionnelle (il est largement reconnu comme le patineur le plus rapide de la LNH moderne), d'une habileté individuelle remarquable, d'une intelligence du jeu hors du commun et d'une capacité de marquer importante a produit des saisons statistiques individuelles extraordinaires. Il a remporté le trophée Hart à trois reprises (2017, 2021, 2023), le trophée Art Ross à quatre reprises, ainsi que de nombreux autres honneurs individuels. Il a atteint la finale de la Coupe Stanley à deux reprises avec les Oilers (2024 et 2025), mais n'a pas encore remporté la Coupe Stanley.

La saison 2024 de la LNH a vu les Panthers de la Floride remporter leur premier championnat de la Coupe Stanley de l'histoire de la franchise. Les Panthers, qui avaient connu des difficultés importantes durant la majeure partie de leur existence, étaient menés par le brillant capitaine Aleksander Barkov, le gardien de but Sergei Bobrovsky, le brillant ailier Matthew Tkachuk, et bien d'autres. L'équipe a battu les Oilers d'Edmonton en sept matchs lors de la finale de la Coupe Stanley. La finale de la Coupe Stanley 2025 a également été remportée par les Panthers, qui ont de nouveau vaincu les Oilers d'Edmonton en six matchs. Les Panthers sont devenus la troisième équipe à remporter des championnats consécutifs de la Coupe Stanley à l'ère moderne du plafond salarial (après les Penguins de Pittsburgh en 2016-2017 et le Lightning de Tampa Bay en 2020-2021).

Le Lightning de Tampa Bay a connu l'une des périodes les plus fructueuses de l'histoire moderne de la LNH, remportant des championnats consécutifs de la Coupe Stanley en 2020 et en 2021, et atteignant trois finales consécutives de la Coupe Stanley de 2020 à 2022. L'équipe était menée par le brillant capitaine Steven Stamkos, le brillant défenseur Victor Hedman, le brillant gardien de but Andrei Vasilevskiy et le brillant ailier Nikita Kucherov. L'alliance de joueurs individuels brillants et d'une cohésion d'équipe exceptionnelle a produit l'une des dynasties modernes les plus accomplies.

Hockey international — IIHF, KHL et la tradition européenne

La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) est l'instance dirigeante du hockey sur glace international. L'IIHF a été fondée en 1908 sous le nom de Ligue Internationale de Hockey sur Glace, avant d'adopter sa dénomination actuelle en 1954. L'IIHF compte 84 fédérations membres en 2025 et administre les différents championnats internationaux de hockey, notamment le Championnat du monde masculin de l'IIHF, le Championnat du monde féminin de l'IIHF, le Championnat du monde junior de l'IIHF (Mondial junior) ainsi que diverses autres compétitions internationales.

Le Championnat du monde masculin de l'IIHF se dispute chaque année depuis 1930 (avec de brèves interruptions en temps de guerre). Le titre a été remporté le plus souvent par la Russie/l'URSS (27 fois au total, dont les 22 victoires soviétiques de 1954 à 1990), le Canada (28 fois, record absolu toutes nations confondues), la République tchèque/la Tchécoslovaquie (13 fois), la Suède (11 fois) et la Finlande (5 fois). Diverses autres nations, dont les États-Unis, l'Allemagne, la Slovaquie et d'autres encore, ont produit à l'occasion de solides parcours. Le Championnat du monde masculin de l'IIHF 2024 a été remporté par la République tchèque, qui a battu la Suisse 2-0 en finale à Prague.

Le Championnat du monde féminin de l'IIHF se dispute à intervalles variables depuis 1990, la compétition étant devenue annuelle à partir de 2003. Elle a été largement dominée par le Canada (13 victoires) et les États-Unis (10 victoires), les autres nations produisant à l'occasion de solides parcours. Le Championnat du monde féminin de l'IIHF 2024 a été remporté par les États-Unis.

Le Championnat du monde junior de l'IIHF, disputé chaque année depuis 1977, est l'une des compétitions internationales de hockey les plus populaires, notamment au Canada. La compétition a été largement dominée par le Canada (21 victoires) et la Russie/l'URSS (17 victoires). Diverses autres nations, dont la Suède, la Finlande, les États-Unis et la République tchèque, ont produit à l'occasion de solides parcours. Le Championnat du monde junior 2024 a été remporté par les États-Unis.

La tradition soviétique de hockey est l'une des traditions nationales les plus marquantes qu'ait connues ce sport. L'équipe de hockey de l'Armée rouge soviétique (le CSKA Moscou) a été la principale formation professionnelle soviétique tout au long des années 1950-1990, produisant des joueurs individuels d'exception, notamment Anatoli Tarasov (le brillant entraîneur qui a développé le système de hockey soviétique), Anatoli Firsov, Viatcheslav Starshinov, Valeri Kharlamov (l'un des joueurs les plus accomplis de l'histoire du hockey international, décédé dans un accident de voiture en 1981), Boris Mikhaïlov, Vladimir Petrov, Aleksandr Yakushev, Vladislav Tretiak (le brillant gardien de but), Slava Fetisov, Sergueï Makarov, Igor Larionov, Vladimir Krutov (la célèbre ligne KLM Krutov-Larionov-Makarov), Pavel Bure et bien d'autres.

La Ligue continentale de hockey (KHL) a été créée en 2008 en tant que principale ligue professionnelle de hockey sur glace de la Russie et de plusieurs autres anciens États soviétiques. La ligue compte environ 16 équipes réparties en Russie, au Bélarus, en Chine et au Kazakhstan en 2025. La KHL s'est montrée largement compétitive face à la LNH pour attirer des joueurs de talent, de nombreux joueurs russes et d'Europe de l'Est choisissant d'évoluer dans la KHL plutôt que dans la LNH. Le développement institutionnel plus large de la KHL a continué d'évoluer, plusieurs saisons ayant été considérablement affectées par les tensions politiques consécutives à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les différentes ligues nationales européennes de hockey ont continué de produire un hockey professionnel de haut niveau tout au long de l'ère moderne. L'Extraliga tchèque, la Liiga finlandaise, la Ligue suédoise de hockey, l'Extraliga slovaque, la Ligue nationale suisse, la DEL allemande, les diverses ligues norvégiennes et danoises, ainsi que les autres ligues européennes ont toutes offert un niveau professionnel substantiel. Ces ligues européennes sont restées largement compétitives pour attirer des joueurs de talent, de nombreux joueurs nord-américains choisissant d'y évoluer à différentes étapes de leur carrière.

Le hockey féminin et la LPHF

Le hockey féminin a été pratiqué à divers niveaux tout au long de l'histoire de ce sport. Les premières équipes féminines de hockey ont été fondées à la fin du dix-neuvième siècle, la première ligue féminine de hockey ayant été créée au Canada au début du vingtième siècle. Les diverses équipes féminines de hockey canadiennes et américaines ont évolué à différents niveaux tout au long du vingtième siècle, le jeu féminin s'étant progressivement développé à l'ère moderne.

Le Championnat du monde féminin de hockey de l'IIHF a été disputé pour la première fois en 1990 à Ottawa, au Canada. La compétition s'est tenue à des intervalles de plus en plus fréquents au cours des décennies suivantes, le format actuel étant une compétition annuelle. La compétition a été largement dominée par le Canada et les États-Unis, les deux nations ayant remporté chaque Championnat du monde féminin depuis la création de la compétition. Les diverses autres nations compétitives, notamment la Finlande, la Suède, la République tchèque, la Suisse et plusieurs autres, ont produit de solides campagnes à l'occasion.

Le hockey sur glace féminin a été disputé pour la première fois en tant que sport olympique aux Jeux olympiques d'hiver de Nagano en 1998. Les États-Unis ont remporté la première médaille d'or, battant le Canada en finale. Le Canada a par la suite remporté cinq médailles d'or olympiques (2002, 2006, 2010, 2014, 2022), les États-Unis ayant décroché les médailles d'or de 1998 et de 2018. Les diverses autres nations compétitives, notamment la Finlande, la Suède, la Suisse, la Russie, les Athlètes olympiques de Russie et plusieurs autres, ont remporté à l'occasion des médailles de bronze et d'argent aux Jeux olympiques.

Parmi les brillantes joueuses individuelles du hockey féminin moderne figurent l'attaquante américaine Cammi Granato (capitaine de l'équipe américaine championne olympique en 1998), l'attaquante canadienne Hayley Wickenheiser (meilleure scoreuse de tous les temps en hockey international féminin jusqu'en 2016), la défenseure américaine Angela Ruggiero (brillante défenseure du début des années 2000), l'attaquante canadienne Marie-Philip Poulin (meilleure buteuse de tous les temps en hockey international féminin canadien, avec de brillants buts victorieux en finale olympique en 2010, 2014 et 2022), l'attaquante américaine Hilary Knight (meilleure scoreuse de tous les temps en hockey international féminin américain jusqu'en 2024), et bien d'autres encore.

La Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) a été fondée en 2024 en tant que première grande ligue professionnelle de hockey féminin en Amérique du Nord. La ligue a été constituée par la fusion des diverses ligues professionnelles féminines de hockey précédentes, notamment la National Women's Hockey League (NWHL/Premier Hockey Federation) et les diverses autres organisations professionnelles de hockey féminin. La saison inaugurale 2023-2024 de la LPHF a opposé six franchises à Boston, Minneapolis–Saint Paul, Montréal, New York, Ottawa et Toronto. La première Coupe Walter (trophée du championnat de la LPHF, nommé en l'honneur de Walter Gretzky, le père de Wayne Gretzky) a été remportée par la franchise du Minnesota, qui a battu la franchise de Boston en cinq matchs.

La LPHF s'est élargie pour la saison 2024-2025 afin d'accueillir des franchises supplémentaires à Seattle et à Vancouver. La ligue a connu une croissance commerciale substantielle et a suscité une attention considérable du public tant au Canada qu'aux États-Unis. Parmi les brillantes joueuses individuelles de la LPHF figurent Marie-Philip Poulin (capitaine de la franchise de Montréal), Hilary Knight (capitaine de la franchise de Boston), Sarah Nurse, Brianne Jenner, Sarah Fillier, et bien d'autres encore. La croissance continue de la LPHF a constitué l'un des développements les plus positifs du hockey moderne.

L'infrastructure plus large du hockey féminin a continué de se développer. Les divers programmes universitaires de hockey féminin aux États-Unis et au Canada ont continué de former des joueuses talentueuses. Les divers programmes des équipes nationales ont continué d'investir dans le développement du hockey féminin. La croissance continue de la participation des filles au hockey dans divers pays a fourni les bases nécessaires à l'expansion continue du hockey féminin professionnel et international au cours des décennies à venir.

Joueurs emblématiques à travers les époques

L'histoire du hockey a produit des figures individuelles dont les performances sont entrées dans la mémoire permanente du sport. L'ère précédant la LNH et les débuts de la LNH ont engendré des joueurs tels que Cyclone Taylor (l'une des premières stars du hockey propulsées par le marketing au début du vingtième siècle), Joe Malone (le premier champion des buteurs de la LNH), Howie Morenz (le brillant avant des Canadiens de Montréal des années 1920 et 1930, décédé en 1937 des suites d'une blessure à la jambe et de complications), Eddie Shore (le brillant défenseur des Bruins de Boston), Bill Cook, et bien d'autres.

L'ère des Six équipes originales a produit Maurice « Rocket » Richard (le premier joueur à marquer 50 buts en 50 matchs, le premier à atteindre 500 buts en carrière), Jean Béliveau (10 championnats de la Coupe Stanley, le recordman absolu de championnats remportés à titre de capitaine), Henri Richard (11 championnats de la Coupe Stanley, le record individuel absolu dans la LNH), Gordie Howe (le meneur absolu pour les buts dans la LNH jusqu'à ce que Gretzky le surpasse, avec une carrière s'étendant sur 26 saisons, dont une dernière saison dans la LNH à l'âge de 51 ans), Bobby Hull (l'un des attaquants les plus spectaculaires de la fin de l'ère des Six équipes originales), Stan Mikita, Doug Harvey, Bobby Orr (dont la carrière s'est prolongée principalement après l'ère des Six équipes originales, bien qu'il y ait fait ses débuts à la fin de celle-ci), et bien d'autres.

Les années 1970 ont produit Phil Esposito (le brillant avant des Bruins de Boston du début des années 1970), Ken Dryden (le brillant gardien de but des Canadiens de Montréal), Guy Lafleur (le brillant avant des Canadiens de Montréal), Bryan Trottier (le brillant avant des Islanders de New York), Larry Robinson (le brillant défenseur des Canadiens de Montréal), et bien d'autres.

Les années 1980 ont produit Wayne Gretzky (la carrière individuelle la plus accomplie de l'histoire du hockey), Mark Messier (le brillant centre des Oilers d'Edmonton et des Rangers de New York), Paul Coffey (le brillant défenseur des Oilers d'Edmonton), Mario Lemieux (le brillant centre des Penguins de Pittsburgh), Patrick Roy (le brillant gardien de but des Canadiens de Montréal), Ray Bourque (le brillant défenseur des Bruins de Boston dont la carrière de 22 ans s'est conclue par le championnat de la Coupe Stanley de 2001 remporté en tant que membre de l'Avalanche du Colorado), Brett Hull (le brillant avant des Blues de St. Louis), Steve Yzerman (le brillant avant des Red Wings de Detroit qui allait mener l'équipe à trois championnats de la Coupe Stanley à titre de capitaine), et bien d'autres.

Les années 1990 ont produit Dominik Hasek (le brillant gardien de but tchèque), Joe Sakic (le brillant capitaine de l'Avalanche du Colorado), Peter Forsberg (le brillant centre suédois de l'Avalanche), Scott Stevens (le brillant défenseur des Devils du New Jersey), Martin Brodeur (le brillant gardien de but des Devils du New Jersey avec trois championnats de la Coupe Stanley et le record absolu de victoires en carrière pour un gardien dans la LNH), Nicklas Lidstrom (le brillant défenseur des Red Wings de Detroit), et bien d'autres.

L'ère moderne a produit Sidney Crosby, Alex Ovechkin, Evgeni Malkin (le brillant centre des Penguins), Connor McDavid, Auston Matthews (le brillant centre des Maple Leafs de Toronto), Patrick Kane (le brillant avant des Blackhawks de Chicago), Jonathan Toews (le brillant capitaine des Blackhawks), Drew Doughty (le brillant défenseur des Kings de Los Angeles), Erik Karlsson (le brillant défenseur suédois), Nathan MacKinnon (le brillant centre de l'Avalanche du Colorado), Cale Makar (le brillant défenseur de l'Avalanche), Brad Marchand, Nikita Kucherov, Andrei Vasilevskiy, Steven Stamkos, Connor Bedard (la brillante sensation recrue de 2024), et bien d'autres.

Le Temple de la renommée du hockey à Toronto continue d'honorer les principaux artisans individuels du hockey tout au long de l'histoire du sport. Le Temple de la renommée a intronisé environ 400 membres au cours de son histoire, notamment des joueurs, des bâtisseurs (entraîneurs, dirigeants, contributeurs) et des officiels sur glace. La cérémonie annuelle d'intronisation regroupe les diverses étoiles retraitées de la LNH et du hockey international ayant apporté des contributions substantielles au sport.

Moments et matchs emblématiques

L'histoire du hockey a produit certains des moments individuels les plus mémorables de tous les sports collectifs. Le but en vol de Bobby Orr qui a remporté la Coupe Stanley 1970. Le match 8 de la Série du siècle 1972 avec le but de Paul Henderson à 19:26. Le Miracle sur glace de 1980. L'échange de Wayne Gretzky à Los Angeles en 1988. Le retour de Mario Lemieux après un lymphome de Hodgkin en 1996. La médaille d'or olympique remportée par le Canada en 2002 (la première médaille d'or olympique canadienne en hockey masculin depuis 1952). La médaille d'or olympique remportée par le Canada à Vancouver en 2010, avec Sidney Crosby qui a marqué le but en or en prolongation lors de la finale contre les États-Unis. La médaille d'or olympique remportée par le Canada en 2014.

Les nombreuses et brillantes victoires de la Coupe Stanley à l'ère moderne. La Coupe Stanley 1993 des Canadiens, avec la performance de gardien éblouissante de Patrick Roy lors du match 1 contre les Kings de Los Angeles. La victoire de la Coupe Stanley 1994 des Rangers de New York, mettant fin à 54 ans de disette pour la franchise, avec le capitaine Mark Messier qui a réalisé un brillant tour du chapeau lors du match 6. La victoire de la Coupe Stanley 2007 des Ducks d'Anaheim (la première victoire de la Coupe Stanley de la LNH pour une équipe établie en Californie). La victoire de la Coupe Stanley 2010 des Blackhawks de Chicago, mettant fin à 49 ans de disette pour l'équipe, avec Patrick Kane qui a marqué le but en prolongation scellant le championnat lors du match 6 contre les Flyers de Philadelphie. La victoire de la Coupe Stanley 2011 des Bruins de Boston. La victoire de la Coupe Stanley 2014 des Kings de Los Angeles.

La victoire de la Coupe Stanley 2018 des Capitals de Washington, avec Alex Ovechkin remportant enfin la Coupe Stanley à l'âge de 32 ans. La victoire de la Coupe Stanley 2019 des Blues de Saint-Louis, mettant fin à 52 ans de disette pour la franchise. La victoire de la Coupe Stanley 2020 du Lightning de Tampa Bay lors des séries éliminatoires en bulle sanitaire à Edmonton, en contexte de pandémie de COVID. La victoire de la Coupe Stanley 2021 du Lightning. La victoire de la Coupe Stanley 2022 de l'Avalanche du Colorado avec Nathan MacKinnon et Cale Makar. La victoire de la Coupe Stanley 2024 des Panthers de la Floride.

Les performances individuelles extraordinaires lors de matchs uniques tout au long de l'histoire de la LNH continuent d'être célébrées. La saison à 92 buts de Wayne Gretzky en 1981-1982 (un record absolu de la LNH). La saison à 215 points de Wayne Gretzky en 1985-1986 (un record absolu de la LNH). Les huit réalisations offensives individuelles différentes de Mario Lemieux au cours d'un seul match (son match de 1988 lors duquel il a marqué contre l'équipe adverse des Penguins sur un tir de pénalité, un but en jeu égal, un but en avantage numérique, un but en infériorité numérique, un but dans un filet désert, une aide sur un but en avantage numérique, une aide sur un but en jeu égal et une aide sur un tir de pénalité — huit événements offensifs différents en un seul match). Le but en or olympique de Sidney Crosby en 2010. Divers autres moments individuels marquants tout au long de l'histoire de la LNH.

Les performances de gardien de but brillantes tout au long de l'histoire de la LNH ont été tout autant célébrées. La performance de Patrick Roy lors de la Coupe Stanley 1996, couronnée par le trophée Conn Smythe. Le brillant jeu de Ken Dryden lors des séries éliminatoires de 1971 en tant que rappel recrue. Les trois conquêtes de la Coupe Stanley de Martin Brodeur et ses nombreuses saisons individuelles remarquables. Les brillantes performances en séries éliminatoires d'Andreï Vassilevski en 2020 et 2021. La brillante performance en séries éliminatoires de Patrick Roy en tant que recrue en 1986. Les diverses autres performances de gardien de but remarquables.

Les nombreuses rivalités qui ont façonné le hockey ont continué de produire des récits dramatiques. La rivalité entre les Canadiens et les Maple Leafs (la plus ancienne rivalité de la LNH, opposant les deux premières franchises canadiennes de la ligue). La rivalité entre les Bruins et les Canadiens. La rivalité entre les Rangers et les Islanders. La rivalité entre les Oilers et les Flames (la bataille de l'Alberta). La rivalité entre Pittsburgh et Philadelphie. La rivalité entre Détroit et le Colorado à la fin des années 1990 et dans les années 2000. Les diverses autres rivalités historiques ont continué de produire un contenu dramatique soutenu tout au long de chaque saison de la LNH.

La culture du hockey, le bagarreur et la bagarre

Le hockey sur glace possède l'une des traditions de contact physique les plus singulières parmi les sports collectifs, la culture de la bagarre qui s'est développée dans la LNH au cours du début du vingtième siècle étant devenue l'une des caractéristiques déterminantes de ce sport. Les affrontements entre joueurs, bien qu'officiellement contraires aux règlements, ont été largement tolérés par les dirigeants de la LNH tout au long de l'histoire du sport. Les divers « protecteurs » ou « bagarreurs » — joueurs dont la responsabilité principale était de s'engager dans des bagarres avec les joueurs adverses afin de protéger les meilleurs marqueurs de leur équipe ou d'affirmer l'identité de celle-ci par une agressivité physique — ont été des figures importantes de la culture du hockey au sein de la LNH.

La tradition du protecteur a pris naissance dès les premières années de la LNH, avec divers joueurs dont la valeur principale pour leur équipe résidait dans leur agressivité physique. Les Flyers de Philadelphie des années 1970, surnommés les « Broad Street Bullies », ont largement institutionnalisé cette tradition. Les années 1980 et 1990 ont vu émerger plusieurs protecteurs légendaires, notamment Marty McSorley (le gardien de Wayne Gretzky au sein des Oilers puis des Kings), Tie Domi (des Maple Leafs de Toronto), Bob Probert (des Red Wings de Détroit, détenteur du record de minutes de pénalité en carrière dans l'histoire de la LNH), Tony Twist (des Blues de Saint-Louis), Donald Brashear (ayant évolué au sein de plusieurs équipes), ainsi que bien d'autres. Ces protecteurs ont livré des affrontements physiques individuels d'une intensité extraordinaire, qui sont devenus l'une des caractéristiques déterminantes du hockey de la LNH au cours des années 1980 et 1990.

La culture de la bagarre a été substantiellement modifiée au cours des deux dernières décennies. Diverses modifications réglementaires, notamment la règle de l'instigateur (pénalisant le joueur qui déclenchait une bagarre), la règle du troisième homme (pénalisant un joueur qui s'immisçait dans une bagarre en cours), diverses autres règles limitant les bagarres, ainsi que l'évolution progressive des mentalités à l'égard de la bagarre, ont considérablement réduit le nombre de bagarres dans la LNH. Le nombre moyen de pénalités majeures pour bagarre par match dans la LNH est passé d'environ 1,5 à la fin des années 1980 à environ 0,3 au cours de la saison 2024-2025.

La culture du hockey au sens large a comporté divers éléments distinctifs au-delà de la bagarre. Le contact physique important lors du jeu ordinaire — comprenant les mises en échec corporelles, la mise en échec de la hanche, la mise en échec en pleine glace, ainsi que divers autres éléments physiques — a constitué l'une des caractéristiques les plus singulières du hockey. Les diverses règles non écrites régissant la conduite des joueurs, notamment le « code » de conduite propre au hockey qui a largement façonné la culture du sport dans son ensemble, ont continué d'évoluer tout au long de l'histoire de ce dernier.

La portée culturelle du hockey dans la société canadienne a été considérable. La Soirée du hockey au Canada, la longue retransmission des matchs de la LNH sur CBC depuis 1952, a constitué l'une des institutions radiodiffusées les plus importantes de l'histoire des médias canadiens. Plusieurs générations de Canadiens ont grandi en considérant cette émission comme une institution culturelle du samedi soir. Les diverses ententes de diffusion subséquentes (notamment le transfert des droits de diffusion à TSN/Sportsnet en 2014) ont continué d'assurer une infrastructure de diffusion substantielle pour le hockey de la LNH.

La portée culturelle du hockey dans plusieurs marchés américains du hockey a été considérable. Les divers marchés américains des « Six équipes originales » (Boston, New York, Détroit, Chicago) possèdent de solides traditions culturelles liées au hockey remontant aux années 1920. Les divers marchés américains de l'ère d'expansion (le Minnesota, Pittsburgh, Philadelphie, Buffalo, Washington, et bien d'autres) ont développé de véritables cultures du hockey depuis la création des différentes équipes. Les divers marchés de la ceinture du Soleil où le hockey s'est implanté plus récemment ont connu des degrés variables de développement culturel, Tampa Bay et la Floride ayant notamment développé de solides cultures du hockey, en particulier à la faveur de leurs récents sacres de champions.

Commotions cérébrales, ETC et lésions cérébrales dans le hockey

Les lésions cérébrales importantes engendrées par le hockey au fil de longues carrières constituent l'une des questions éthiques les plus significatives auxquelles le sport est confronté depuis plusieurs décennies. Les nombreuses commotions cérébrales que subissent les hockeyeurs en raison des contacts physiques importants pendant le jeu, des coups à la tête et de diverses autres causes ont fait l'objet de recherches médicales approfondies. La compréhension moderne de l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) et de diverses autres affections cérébrales a été substantiellement façonnée par des recherches menées sur d'anciens joueurs de la LNH.

Parmi les joueurs de la LNH chez qui l'ETC a été diagnostiquée à l'autopsie figurent Bob Probert (le légendaire dur à cuire des Red Wings de Détroit, décédé en 2010 à l'âge de 45 ans d'une crise cardiaque), Derek Boogaard (le dur à cuire des Rangers de New York, décédé en 2011 à l'âge de 28 ans d'une surdose accidentelle de médicaments), Rick Rypien (le dur à cuire des Canucks de Vancouver, décédé en 2011 à l'âge de 27 ans par suicide), Wade Belak (le dur à cuire des Maple Leafs de Toronto, décédé en 2011 à l'âge de 35 ans par suicide), Steve Montador (ayant évolué pour plusieurs équipes, décédé en 2015 à l'âge de 35 ans d'un accident vasculaire cérébral compliqué par l'ETC), ainsi que diverses autres personnes. Les décès de Boogaard, Rypien et Belak au cours d'un même été 2011 ont suscité une attention considérable quant à la crise de santé plus large touchant les durs à cuire de la LNH.

La réponse institutionnelle aux commotions cérébrales dans le hockey a été importante, mais controversée. La LNH a introduit diverses modifications réglementaires visant à réduire les mises en échec dangereuses, notamment l'interdiction des coups à la tête, l'instauration de pénalités importantes pour diverses situations de jeu dangereuses, la mise en place de protocoles obligatoires en matière de commotion cérébrale imposant une évaluation des joueurs blessés avant leur retour au jeu, ainsi que diverses autres mesures. Ces changements de règles ont été généralement salués par la communauté médicale, mais ont suscité une vive controverse au sein de la communauté hockeyistique au sens large, où divers commentateurs ont soutenu que ces modifications réduisent les contacts physiques importants qui définissent le sport.

Les recours collectifs intentés par d'anciens joueurs de la LNH contre la ligue ont continué de susciter une attention considérable. La poursuite intentée en 2013 par la famille Boogaard contre la LNH a constitué l'une des principales affaires individuelles. Le recours collectif plus large déposé en 2013 par plus de 100 anciens joueurs de la LNH contre la ligue alléguait que celle-ci avait omis de protéger adéquatement les joueurs contre les risques connus liés aux traumatismes crâniens répétés. Cette poursuite a finalement été réglée en 2018 pour environ 19 millions de dollars, le règlement prévoyant des versements individuels modestes aux joueurs concernés. Ce règlement a été largement critiqué comme étant nettement insuffisant pour remédier aux problèmes de lésions cérébrales plus larges auxquels le hockey est confronté.

La tension persistante entre la tradition des contacts physiques importants dans le hockey et les préoccupations médicales sérieuses concernant les lésions cérébrales cumulatives a constitué l'une des caractéristiques déterminantes du hockey moderne de la LNH. Divers anciens joueurs de la LNH ont publiquement milité en faveur de diverses réformes, notamment la réduction des bagarres, la restriction des mises en échec au niveau du hockey mineur et diverses autres mesures. Les discussions institutionnelles en cours sur l'avenir de la tradition des contacts physiques dans le hockey continueront vraisemblablement de façonner le sport au cours des prochaines décennies.

L'impact plus large des recherches sur les lésions cérébrales s'est étendu à la pratique du hockey mineur. Diverses instances ont mis en œuvre des restrictions sur les mises en échec au niveau du hockey mineur, les ligues de hockey mineur interdisant désormais généralement les mises en échec avant l'âge d'environ 13 ans. L'évolution continue des règles du hockey mineur a entraîné des réductions progressives mais substantielles du nombre de commotions cérébrales chez les jeunes joueurs. Les décisions des parents concernant la participation de leurs enfants au hockey mineur ont été considérablement influencées par les préoccupations plus larges relatives aux lésions cérébrales, certains parents choisissant de décourager leurs enfants de jouer au hockey en raison des risques de dommages cumulatifs.

Évolution de l'équipement

L'équipement utilisé par les joueurs de hockey sur glace a considérablement évolué au cours de l'histoire du sport. Les premiers équipements de hockey se limitaient essentiellement aux patins à glace, aux bâtons de hockey et à un équipement de protection minimal. Les premiers joueurs ne portaient aucun casque, très peu de protections, et utilisaient des bâtons en bois aux caractéristiques de protection et de performance nettement inférieures à celles des équipements modernes.

L'équipement du gardien de but est celui qui a connu l'évolution la plus marquante. Les premiers gardiens ne portaient pratiquement aucun équipement de protection spécialisé au-delà des jambières ordinaires. L'introduction du gant attrapeur pour la main non dominante du gardien, dans les années 1940, constitua l'une des premières grandes innovations en matière d'équipement. L'introduction en 1959 par Jacques Plante du masque facial intégral, en réponse à une blessure au visage lors d'un match contre les Rangers de New York, représente l'innovation individuelle la plus déterminante de l'histoire du hockey moderne. Plante avait longtemps résisté au port d'un masque, mais après sa blessure au visage et l'insistance de l'entraîneur pour qu'il retourne sur la glace, Plante enfila un masque qu'il utilisait à l'entraînement. Le masque améliora considérablement la sécurité des gardiens sans pour autant nuire à l'excellence de leur jeu ; Plante remporta ensuite la Coupe Stanley avec les Canadiens cette même saison et continua de porter le masque tout au long de sa carrière.

L'équipement du gardien moderne comprend désormais le casque et le masque intégraux (qui ont été considérablement élaborés avec des designs peints et diverses autres personnalisations), le protecteur thoracique et brachial, le gant attrapeur, le bloqueur (le gant de la main opposée au gant attrapeur), les jambières (qui se sont considérablement agrandies au cours de l'ère moderne, diverses règles en limitant la taille maximale afin d'éviter une couverture excessive du filet), les patins de gardien (dont la configuration des lames diffère substantiellement de celle des patins de joueur), le bâton de gardien (nettement plus grand que les bâtons de joueur), ainsi que divers autres équipements de protection. Le poids total de l'équipement d'un gardien moderne est d'environ 13 à 18 kilogrammes.

L'équipement des patineurs a également considérablement évolué. Les patins originaux en bois avec lames métalliques ont été remplacés par des bottines en matériaux composites ou en fibre de carbone intégrant diverses caractéristiques améliorant les performances. Les bâtons en bois d'origine ont été remplacés par des bâtons composites fabriqués à partir de divers matériaux synthétiques permettant des tirs nettement plus puissants et plus précis. L'introduction de la lame de bâton courbée dans les années 1960 par Stan Mikita et Bobby Hull a profondément modifié les habitudes de tir et de passe au hockey. Le joueur moderne porte un casque (obligatoire dans la LNH depuis 1979 pour les nouveaux joueurs, obligatoire pour l'ensemble des joueurs depuis environ 1996), une visière de protection faciale (obligatoire pour les nouveaux joueurs depuis 2013), un protège-cou (rendu progressivement obligatoire à la suite du décès d'Adam Johnson causé par une blessure au cou en 2023), des épaulières, des coudières, des gants, un pantalon, des jambières et divers autres équipements de protection.

L'évolution générale de l'équipement a été motivée par la forte pression exercée en faveur de l'amélioration de la sécurité des joueurs, tout en préservant la tradition du contact physique intense propre au hockey. Les différentes innovations en matière d'équipement ont continué d'évoluer, diverses modifications réglementaires entraînant des changements d'équipement correspondants. Les modifications du règlement de la LNH en 2024 concernant les protège-cous (à la suite de l'incident Adam Johnson lors d'un match de la ligue anglaise de hockey en 2023, où la gorge d'un joueur fut sectionnée par le patin d'un adversaire, entraînant sa mort) ont engendré d'importants développements dans la fabrication des équipements.

L'industrie de la fabrication d'équipements a continué de se développer considérablement au cours de l'ère moderne. Diverses marques, dont Bauer, CCM (anciennement Reebok-CCM) et plusieurs autres, se livrent une concurrence soutenue sur le marché de l'équipement de hockey. Les meilleurs joueurs de la LNH bénéficient de contrats de commandite importants avec divers fabricants d'équipements, les gammes de produits propres à chaque fabricant étant largement commercialisées auprès de l'ensemble de la communauté du hockey. L'évolution continue de l'équipement de hockey continuera de façonner le caractère physique du sport au cours des prochaines décennies.

L'économie du hockey moderne

L'échelle économique du hockey moderne dans la LNH a considérablement progressé au cours des deux dernières décennies. Le chiffre d'affaires total de la ligue pour la saison 2023-2024 s'élevait à environ 6 milliards de dollars, les divers partenariats de diffusion nationaux et internationaux, les accords de commandite, les ventes de billets, les ventes de marchandises et les diverses autres sources de revenus constituant la structure financière principale de la ligue. Les récents accords de droits médiatiques conclus avec ESPN et TNT/Warner Bros. Discovery ont généré environ 4,5 milliards de dollars de revenus combinés sur des périodes contractuelles de sept ans.

La structure salariale de la LNH a été substantiellement façonnée par le plafond salarial introduit en 2005 à la suite de la saison 2004-2005 perdue. Le plafond salarial établit une masse salariale maximale pour chaque équipe de la LNH. Le plafond salarial de la LNH pour la saison 2024-2025, fixé à environ 88 millions de dollars par équipe, est l'un des plus bas parmi les grands sports professionnels nord-américains. Les diverses règles relatives au plafond salarial, notamment les différentes exceptions, les diverses structures contractuelles autorisées en vertu du plafond et les autres règles applicables, ont engendré l'un des cadres de constitution d'effectifs les plus complexes qui soient dans le monde du sport.

Les meilleurs joueurs de la LNH perçoivent désormais des salaires compris entre environ 10 millions et 14 millions de dollars par année. Auston Matthews des Maple Leafs de Toronto détient le salaire le plus élevé de la LNH à l'heure actuelle, soit environ 13,25 millions de dollars annuellement. Le contrat de Connor McDavid, en vigueur jusqu'en 2026, représente environ 12,5 millions de dollars par année. Divers autres joueurs de premier plan, dont Leon Draisaitl (Edmonton), Aleksander Barkov (Floride), Mikko Rantanen (anciennement Colorado) et plusieurs autres, perçoivent des montants similaires. Les hausses salariales substantielles de la dernière décennie ont transformé le paysage de la richesse des joueurs de hockey de la LNH.

Les revenus d'endossement des meilleurs joueurs de la LNH ont été plus modestes que ceux des vedettes de la NBA ou de la NFL. Divers joueurs de premier plan de la LNH, dont Connor McDavid (avec plusieurs ententes d'endossement incluant Sportchek, Tim Hortons et diverses autres), Sidney Crosby (avec d'importantes ententes d'endossement incluant Reebok, Tim Hortons, Bell et diverses autres) et plusieurs autres, ont généré des revenus d'endossement substantiels, bien que généralement bien inférieurs à ceux des grandes vedettes de la NBA ou de la NFL. Les joueurs canadiens bénéficient en particulier de revenus d'endossement particulièrement importants sur le marché canadien.

Les diverses activités commerciales de la LNH ont inclus une expansion internationale significative. La ligue a disputé des matchs de saison régulière à Stockholm, à Londres, à Berlin, à Helsinki, à Tampere et dans diverses autres villes européennes. Le Classique Patrimoines de la LNH 2023 a été présenté au Commonwealth Stadium à Edmonton, perpétuant ainsi la tradition importante du hockey extérieur à travers divers événements ultérieurs. La LNH a continué d'investir dans le développement du sport sur des marchés non traditionnels par l'intermédiaire de divers programmes de développement et d'activités promotionnelles variées.

L'économie globale de la propriété des équipes de la LNH a continué de progresser. Les valorisations des diverses concessions de la LNH ont augmenté de manière substantielle au cours des deux dernières décennies. Les concessions les plus précieuses de la LNH, notamment les Maple Leafs de Toronto, les Rangers de New York et le Canadien de Montréal, sont désormais évaluées à plus de 2,5 milliards de dollars chacune. Les diverses ventes récentes d'équipes de la LNH ont prolongé la croissance substantielle des valorisations de concessions. L'expansion de 2024 avec l'Utah Hockey Club (anciennement les Coyotes de l'Arizona après leur relocalisation) a poursuivi l'élargissement progressif du hockey de la LNH vers de nouveaux marchés.

L'avenir du hockey

L'avenir du hockey professionnel soulève une série de questions importantes au cours de la troisième décennie du XXIe siècle. La croissance continue du hockey professionnel féminin à travers la PWHL a constitué l'un des développements les plus positifs. L'expansion internationale continue de la LNH, les diverses réponses institutionnelles continues aux préoccupations liées aux commotions cérébrales et aux traumatismes crâniens, ainsi que les nombreux autres changements continueront de façonner ce sport au cours des décennies à venir.

L'expansion continue de la LNH vers de nouveaux marchés est un sujet de discussion récurrent. L'expansion de 2024 avec l'Utah Hockey Club a amené la LNH sur un nouveau marché américain. Les discussions en cours au sujet d'une éventuelle expansion vers Québec (qui avait auparavant accueilli les Nordiques de Québec avant leur déménagement en 1995), Houston, Atlanta et divers autres marchés continuent de circuler. Le développement institutionnel continu du hockey de la LNH continuera de façonner la répartition géographique de la ligue.

Le paysage concurrentiel plus large des différentes ligues de hockey a continué d'évoluer. La KHL, les diverses ligues nationales européennes, la LAH (la principale ligue de développement de la LNH) et diverses autres ligues de hockey professionnel ont continué à se livrer une concurrence soutenue pour les talents et l'audience. Les diverses discussions institutionnelles en cours concernant d'éventuels déménagements de franchises de l'époque de l'AMH, la création éventuelle de nouvelles franchises internationales affiliées à la LNH et diverses autres réformes continueront de façonner le paysage concurrentiel plus large du hockey professionnel.

L'évolution continue du style de jeu de la LNH a suscité d'importants débats. La réduction substantielle des bagarres au cours de la dernière décennie a été généralement saluée par divers commentateurs préoccupés par la sécurité des joueurs, mais a engendré des inquiétudes chez d'autres commentateurs quant à l'érosion progressive du caractère physique du hockey. Les diverses modifications réglementaires visant à encourager le jeu offensif — notamment les révisions des hors-jeu, les règles sur le dégagement refusé et divers autres changements — ont entraîné des transformations progressives mais substantielles dans le style de jeu de la LNH.

L'intégration continue de diverses technologies et analyses statistiques dans les opérations de la LNH a poursuivi son évolution. Les diverses statistiques avancées, notamment le Corsi (tentatives de tir), le Fenwick (tentatives de tir non bloquées), les buts attendus et diverses autres analyses, ont profondément transformé la gestion des équipes et la prise de décision tactique. Les diverses technologies de suivi, dont le système moderne de suivi des joueurs et de la rondelle introduit par la LNH en 2019, ont produit de nouvelles données substantielles sur le positionnement des joueurs, leur vitesse et diverses autres caractéristiques.

La signification culturelle plus large du hockey dans les sociétés canadienne et américaine continuera d'évoluer. L'intégration continue du hockey de la LNH dans la culture populaire canadienne, l'expansion progressive du hockey vers divers marchés américains non traditionnels, l'expansion internationale continue du hockey de la LNH et les nombreux autres changements continueront tous de façonner la portée culturelle plus large de ce sport. L'attrait fondamental du hockey sur glace — la vitesse remarquable du jeu, la solide tradition de contact physique, les récits dramatiques des matchs compétitifs et la grande signification culturelle de la tradition de la Coupe Stanley — dure maintenant depuis près de 150 ans et ne montre aucun signe de déclin. Le hockey demeure l'une des grandes institutions culturelles du monde moderne.

Conclusion

Le hockey sur glace compte parmi les sports collectifs les plus exigeants sur le plan physique et les plus complexes sur le plan stratégique au monde. La combinaison de la vitesse sur patins, des contacts physiques continus entre les joueurs, du rythme soutenu de la rondelle et des schémas stratégiques élaborés au fil de plus d'un siècle de compétition professionnelle a engendré l'une des traditions sportives les plus singulières de l'époque moderne. L'histoire de ce sport, qui s'étend des origines canadiennes du milieu du XIXe siècle en passant par le premier match intérieur organisé de 1875 jusqu'à nos jours, a donné naissance à l'une des grandes traditions culturelles du sport canadien, américain et nord-européen.

L'histoire du hockey a vu émerger des figures individuelles dont les performances sont entrées dans la mémoire permanente du sport. Les pionniers de la première ère de la LNH, notamment Maurice Richard, Gordie Howe, Jean Béliveau et bien d'autres ; les brillants joueurs des années 1970, notamment Bobby Orr, Phil Esposito, Ken Dryden, Guy Lafleur et bien d'autres ; les brillants joueurs des années 1980, notamment Wayne Gretzky (la carrière individuelle la plus accomplie de l'histoire du hockey), Mark Messier, Paul Coffey et bien d'autres ; les brillants joueurs des années 1990, notamment Mario Lemieux, Patrick Roy, Steve Yzerman, Brett Hull et bien d'autres ; les brillants joueurs de l'ère moderne, notamment Sidney Crosby (3 conquêtes de la Coupe Stanley), Alex Ovechkin (1 conquête de la Coupe Stanley et record absolu de buts en carrière dans la LNH), Connor McDavid (le brillant capitaine des Oilers de l'ère moderne) et bien d'autres — tous ces joueurs ont connu des carrières qui suscitent depuis des décennies mémoire et débat.

La Coupe Stanley, offerte en 1893 par Lord Stanley of Preston et disputée sans interruption depuis lors en tant que trophée suprême du hockey professionnel, est l'un des trophées les plus prestigieux de tous les sports. Les nombreux noms gravés des équipes et des joueurs champions sur les bandes du trophée constituent un témoignage physique substantiel de l'histoire du hockey professionnel. La Coupe Stanley est demeurée le principal attrait commercial et culturel du hockey de la LNH tout au long de l'ère moderne.

La tradition internationale du hockey a continué de produire des moments extraordinaires. La Série du Siècle de 1972, avec le but de Paul Henderson lors du huitième match, qui demeure le moment le plus célèbre de l'histoire du sport canadien ; le Miracle sur glace de 1980, qui constitue l'exploit sportif individuel le plus extraordinaire du XXe siècle ; les diverses victoires de médaille d'or olympique des équipes canadiennes, américaines, soviétiques, russes, tchèques et suédoises ; les divers Championnats du monde de l'IIHF au fil des décennies ; l'écosystème international du hockey dans son ensemble, incluant la KHL, les différentes ligues nationales européennes et les diverses compétitions internationales, ont tous produit des récits individuels extraordinaires et revêtu une importance culturelle considérable.

Le hockey continuera d'évoluer. La croissance soutenue du hockey professionnel féminin à travers la PWHL, la poursuite de l'expansion internationale du hockey de la LNH, la réponse institutionnelle continue aux préoccupations liées aux commotions cérébrales et aux traumatismes crâniens, les diverses modifications de règlement visant à concilier contact physique et sécurité des joueurs, les innovations technologiques et analytiques qui continueront de remodeler les opérations des équipes, ainsi que les nombreux autres changements à venir, contribueront tous à façonner le sport au cours des prochaines décennies. Pourtant, l'attrait fondamental du hockey sur glace — la vitesse considérable du sport, les récits dramatiques des matchs compétitifs, l'importance culturelle du sport à travers de multiples traditions nationales et la signification profonde de la tradition de la Coupe Stanley — dure désormais depuis près de 150 ans et ne montre aucun signe d'essoufflement. Le hockey demeure l'une des grandes institutions culturelles du monde moderne.

Sources

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