Histoire du judo et de la tradition olympique
Une histoire complète du judo depuis la fondation par Jigoro Kano en 1882, à travers la tradition du Kodokan, les débuts olympiques à Tokyo en 1964, et l'ère moderne de Teddy Riner
Introduction
Le judo est l'un des principaux arts martiaux olympiques, avec une pratique documentée en continu depuis la fondation du Kodokan à Tokyo par Jigoro Kano en 1882 jusqu'à la tradition olympique moderne du judo. La tradition du judo a façonné la tradition internationale plus large des arts martiaux au fil des décennies suivantes.
Le panorama mondial du judo moderne est structuré par la Fédération Internationale de Judo (FIJ, fondée en 1951), les Jeux olympiques (le judo figurant à chaque édition des Jeux olympiques d'été depuis Tokyo 1964, à l'exception de Mexico 1968 pour les hommes, et depuis Barcelone 1992 pour les femmes), les Championnats du monde de judo de la FIJ (organisés chaque année depuis 1956, sauf lors des années olympiques de 1980 à 2007), le Circuit mondial de la FIJ, la série Grand Chelem de la FIJ, divers championnats continentaux de judo et divers championnats nationaux de judo. L'essor continu du circuit mondial moderne du judo a été façonné par les traditions françaises, japonaises et russes / soviétiques du judo.
Cet article retrace l'histoire complète du judo depuis la fondation du Kodokan à Tokyo par Jigoro Kano en 1882, les différentes étapes ultérieures du développement du Kodokan, l'établissement du Kodokan en tant que fondation en 1909, la démonstration du judo au Brésil par Mitsuyo Maeda en 1932, la création de la Fédération Internationale de Judo en 1951, le premier Championnat du monde de judo en 1956, les débuts aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964, les victoires d'Anton Geesink, la série de 203 matchs sans défaite de Yamashita Yasuhiro, les débuts du judo féminin aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, les 11 titres de champion du monde et 3 médailles d'or olympiques de Teddy Riner, les 3 médailles d'or olympiques consécutives sans précédent de Tadahiro Nomura, et l'avenir du panorama mondial du judo.
Jigoro Kano et la fondation du Kodokan en 1882
Jigoro Kano (1860-1938), éducateur et artiste martial japonais, a établi la tradition du judo moderne. La fondation du Kodokan (« École pour étudier la Voie ») par Kano en 1882, au temple Eishoji à Tokyo, a institué le principal établissement d'entraînement au judo moderne. La tradition du Kodokan s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
La formation initiale de Kano au jujitsu Tenjin Shinyo-ryu auprès de Hachinosuke Fukuda (maître japonais de jujitsu) et d'Iso Masatomo (maître japonais de jujitsu) a constitué le fondement de sa pratique du jujitsu. La formation complémentaire de Kano au jujitsu Kito-ryu auprès de Tsunetoshi Iikubo a ensuite approfondi son développement dans cette discipline.
La fondation du Kodokan par Kano en 1882 a synthétisé diverses traditions de jujitsu pour donner naissance à la tradition du judo moderne. Les nombreuses innovations techniques du Kodokan, notamment le ne-waza (techniques au sol), le tachi-waza (techniques debout), le nage-waza (techniques de projection), l'atemi-waza (techniques de frappe, principalement réservées aux applications de kata), ainsi que diverses autres innovations techniques du judo, ont établi la principale tradition technique du judo moderne.
Les nombreux développements ultérieurs du Kodokan au cours des années 1880, 1890 et 1900 ont consolidé la principale tradition japonaise du judo moderne. La tradition du Kodokan s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
Les différents rôles éducatifs et internationaux assumés ultérieurement par Kano ont étendu son héritage. Sa nomination en 1909 au Comité International Olympique (en tant que premier membre asiatique du CIO) a fondé la principale tradition olympique du Japon. La mort de Kano en 1938, à l'âge de 77 ans (à bord du SS Hikawa Maru, lors de son retour de la session du CIO du Caire de 1938), a parachevé l'héritage de Kano.
Mitsuyo Maeda et la tradition brésilienne
Mitsuyo Maeda (1878-1941), maître japonais de judo, a contribué à l'essor culturel international du judo japonais moderne. L'émigration de Maeda du Japon en 1904, au gré de divers échanges culturels internationaux, a fondé la tradition maedienne moderne.
Les nombreuses démonstrations internationales que Maeda effectua par la suite aux États-Unis, à Cuba, au Mexique, au Honduras, au Costa Rica, au Brésil, en Argentine, en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en France, en Allemagne et dans divers autres pays ont contribué à l'essor culturel international du judo moderne.
L'arrivée de Maeda au Brésil en 1914 et la rencontre qui s'ensuivit en 1917 avec Gastao Gracie — homme d'affaires brésilien et patriarche de la famille Gracie — ont fondé la tradition moderne du Jiu-Jitsu brésilien. La tradition Maeda-Gracie s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
L'enseignement que Maeda dispensa à la famille Gracie dans les années 1920 — principalement à Carlos Gracie, puis à Helio Gracie — a établi les fondements de la tradition moderne du Jiu-Jitsu brésilien. Cette tradition s'est maintenue au fil des décennies. La fondation de l'Académie Gracie par Carlos Gracie à Rio de Janeiro en 1925 a institué la tradition académique du Jiu-Jitsu brésilien.
Divers développements ultérieurs au sein de la famille Gracie — notamment la victoire de Royce Gracie au tournoi inaugural de l'UFC en 1993 (l'événement le plus marquant de l'histoire du Jiu-Jitsu brésilien sur la scène culturelle internationale), les nombreuses contributions ultérieures de Helio Gracie, de Royler Gracie et de Rickson Gracie au Jiu-Jitsu brésilien, ainsi que d'autres apports de membres de la famille Gracie — se sont poursuivis au fil des décennies.
La mort de Maeda en 1941, à l'âge de 62 ans (à Belém, au Brésil, où il avait résidé la majeure partie de ses dernières années), a prolongé l'héritage qu'il avait laissé. L'érection en 2015 d'une statue commémorative à Belém a consacré la reconnaissance culturelle dont Maeda fait l'objet.
La fondation de la FIJ et les Jeux olympiques de Tokyo 1964
La création en 1951 de la Fédération Internationale de Judo (FIJ) à Paris a établi la principale organisation internationale de gouvernance du judo. La tradition de la FIJ s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
Les premiers Championnats du monde de judo de 1956 à Tokyo ont établi la principale tradition des Championnats du monde de judo. Ces premiers Championnats du monde de judo de 1956 ont été remportés par Shokichi Natsui du Japon. Les Jeux olympiques de Tokyo 1964 ont établi, par leur inauguration du judo au programme olympique, la principale tradition moderne du judo olympique.
Les épreuves de judo des Jeux olympiques de Tokyo 1964 comprenaient 4 catégories de poids (poids léger, poids moyen, poids lourd et toutes catégories). Anton Geesink (1934-2010), judoka néerlandais, a établi la principale tradition moderne du judo européen.
La médaille d'or de Geesink en toutes catégories aux Championnats du monde de judo de 1961 à Paris (premier Champion du monde de judo non japonais de toute époque) a établi la principale tradition compétitive moderne du judo européen. La médaille d'or de Geesink en toutes catégories aux Jeux olympiques de Tokyo 1964 (Geesink ayant battu Akio Kaminaga du Japon en finale toutes catégories) a établi la principale tradition olympique moderne du judo européen.
Les Jeux olympiques de Mexico 1968 n'ont pas inclus le judo (les seuls Jeux olympiques d'été depuis 1964 à en être dépourvus). Les épreuves de judo des Jeux olympiques de Munich 1972 ont prolongé la principale tradition moderne du judo olympique. Ces épreuves comprenaient des catégories de poids élargies (6 catégories de poids masculines). Les médaillés d'or olympiques en judo des Jeux olympiques de Munich 1972 comprenaient Takao Kawaguchi du Japon, Toyokazu Nomura du Japon, Shinobu Sekine du Japon, Shota Chochishvili de l'Union soviétique (première médaille d'or olympique soviétique en judo), Willem Ruska des Pays-Bas (première médaille d'or olympique européenne en judo dans une catégorie toutes catégories), ainsi que divers autres.
Yamashita Yasuhiro et les années 1980
Yamashita Yasuhiro (né en 1957), judoka japonais, a produit l'une des carrières individuelles de judo les plus extraordinaires de toutes les époques. La série de 203 matchs consécutifs sans défaite de Yamashita, de 1977 à 1985, est largement considérée comme la plus longue série d'invincibilité de l'histoire du judo.
Les neuf médailles d'or consécutives remportées par Yamashita aux Championnats du Japon de judo toutes catégories, de 1977 à 1985, ont établi la prédominance moderne du judo japonais. Les quatre médailles d'or de Yamashita aux Championnats du monde de judo (1979, 1981, 1983 en toutes catégories et 1981 en catégorie lourds) ont prolongé cette domination.
La médaille d'or toutes catégories de Yamashita aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984 (remportée alors qu'il souffrait d'une grave déchirure du mollet, en battant Mohamed Ali Rashwan d'Égypte en finale toutes catégories) a consacré la notoriété culturelle de Yamashita. Son retrait en 1985 à l'âge de 28 ans (avec un bilan de carrière de 528 victoires et 0 défaite face à ses différents adversaires, principalement en raison de préoccupations ultérieures liées à des blessures) a prolongé l'héritage de Yamashita.
La nomination ultérieure de Yamashita à la présidence du Comité olympique japonais (JOC) (à partir de 2019) a prolongé la tradition administrative de Yamashita. Ses différents rôles au sein du Comité exécutif de la FIJ au cours des décennies suivantes se sont poursuivis.
D'autres champions de judo des années 1980, notamment Naoya Ogawa du Japon (médaillé d'or en catégorie lourds aux Championnats du monde de judo 1989), Hitoshi Saito du Japon (médaillé d'or en catégorie lourds aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984), Shinji Hosokawa du Japon (médaillé d'or en demi-légère aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984), Yoshiyuki Matsuoka du Japon (médaillé d'or en légère aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984), Frank Wieneke d'Allemagne de l'Ouest (médaillé d'or en demi-moyens aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984), Mark Berger du Canada (médaillé d'or en demi-lourds aux Jeux olympiques de Los Angeles 1984), et divers autres athlètes, ont prolongé la tradition compétitive du judo des années 1980.
Divers judokas soviétiques des années 1980, notamment Shota Chochishvili (médaillé d'or en demi-lourds aux Jeux olympiques de Munich 1972), ainsi que d'autres athlètes, ont établi la tradition moderne du judo soviétique. La tradition du judo soviétique s'est perpétuée au cours des décennies suivantes.
Le judo féminin et les Jeux olympiques de 1992
Le judo féminin fait partie intégrante de la tradition du judo depuis plusieurs décennies. Les premiers Championnats du monde de judo féminin, inaugurés en 1980 à New York, ont établi la grande tradition des Championnats du monde de judo féminin. Les principales lauréates des premiers Championnats du monde de judo féminin de 1980 comprenaient Jane Bridge de Grande-Bretagne, Edith Hrovat d'Autriche, Maria-Theresa Motta d'Italie, Margaret Castro des États-Unis, ainsi que diverses autres athlètes.
L'inclusion du judo féminin comme sport de démonstration aux Jeux olympiques de Séoul de 1988 a posé les fondements de la tradition olympique moderne du judo féminin. L'inclusion du judo féminin comme discipline de plein droit aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992 a pleinement établi cette tradition olympique moderne. Les médaillées d'or du judo féminin aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992 comprenaient Cécile Nowak de France (médaillée d'or dans la catégorie des poids extra-légers), Almudena Muñoz d'Espagne (médaillée d'or dans la catégorie des poids mi-légers), Miriam Blasco d'Espagne (médaillée d'or dans la catégorie des poids légers), Catherine Fleury-Vachon de France (médaillée d'or dans la catégorie des poids mi-moyens), Odalis Revé de Cuba (médaillée d'or dans la catégorie des poids moyens), Mi-Jung Kim de Corée du Sud (médaillée d'or dans la catégorie des poids mi-lourds) et Zhuang Xiaoyan de Chine (médaillée d'or dans la catégorie des poids lourds).
Diverses championnes olympiques de judo féminin, au fil des Jeux olympiques et des décennies suivantes, ont perpétué cette tradition. Des championnes telles que Ryoko Tani (anciennement Tamura) du Japon (cinq fois médaillée olympique, avec notamment les médailles d'or dans la catégorie des poids extra-légers aux Jeux olympiques de Sydney 2000 et d'Athènes 2004), Kaori Yamaguchi du Japon, Driulis González de Cuba, Beata Maksymow de Pologne, Cécile Nowak, Lucia Morico d'Italie, ainsi que diverses autres athlètes, ont prolongé la grande tradition olympique moderne du judo féminin.
Ronda Rousey (née en 1987), judokate américaine, a prolongé la grande tradition américaine moderne du judo féminin. La médaille de bronze de Rousey dans la catégorie des poids mi-lourds aux Jeux olympiques de Pékin de 2008 (la première médaille olympique féminine américaine en judo de toute époque) a établi la tradition olympique américaine moderne du judo féminin. La reconversion ultérieure de Rousey vers le combat en UFC (avec plusieurs titres de championne UFC) a prolongé l'extraordinaire carrière pluridisciplinaire de Rousey.
Diverses championnes olympiques de judo féminin, parmi lesquelles Clarisse Agbegnenou de France (médaillée d'or dans la catégorie des -63 kg aux Jeux olympiques de Tokyo 2020), Christa Deguchi du Canada, Distria Krasniqi du Kosovo, Ai Shishime du Japon, Uta Abe du Japon (médaillée d'or dans la catégorie des -52 kg aux Jeux olympiques de Tokyo 2020), Hifumi Abe du Japon (médaillé d'or dans la catégorie des -66 kg aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, les deux frère et sœur Abe ayant remporté leurs médailles d'or olympiques le même jour), ainsi que diverses autres athlètes, ont continué à s'illustrer au fil des décennies suivantes.
Tadahiro Nomura et les champions modernes
Tadahiro Nomura (né en 1974), judoka japonais, a accompli l'une des carrières olympiques individuelles les plus extraordinaires de toutes les époques. Ses trois médailles d'or olympiques consécutives (Atlanta 1996 en super-légers, Sydney 2000 en super-légers, Athènes 2004 en super-légers) ont fait de lui le seul judoka de toutes les époques à remporter trois titres olympiques consécutifs dans une même catégorie de poids individuelle.
La tradition Nomura s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Son élimination dès le premier tour aux Jeux olympiques de Pékin 2008 en super-légers, mettant fin à sa série de médailles d'or olympiques, a prolongé sa carrière compétitive. Son retrait de la compétition en 2010 a quant à lui étendu l'héritage Nomura.
Divers autres champions de judo des années 1990 et 2000, notamment David Douillet de France (médaillé d'or olympique en lourds à Atlanta 1996 et Sydney 2000), Hidehiko Yoshida du Japon (médaillé d'or olympique en mi-lourds à Barcelone 1992), Naoya Ogawa du Japon, Indrek Pertelson d'Estonie, Tamerlan Tmenov de Russie, Kosei Inoue du Japon (médaillé d'or olympique en mi-lourds à Sydney 2000), Ryoko Tani du Japon, Driulis González de Cuba, ainsi que divers autres athlètes, ont perpétué la grande tradition compétitive du judo moderne.
Divers champions de judo des années 2010 et 2020, notamment Lukas Krpalek de République tchèque (médaillé d'or olympique en mi-lourds à Rio 2016 et en lourds à Tokyo 2020), Naohisa Takato du Japon (médaillé d'or olympique en super-légers à Tokyo 2020), Aaron Wolf du Japon (médaillé d'or olympique en mi-lourds à Tokyo 2020), Shohei Ono du Japon (médaillé d'or olympique en légers à Rio 2016 et à Tokyo 2020), Lasha Bekauri de Géorgie (médaillé d'or olympique en mi-moyens à Tokyo 2020), ainsi que divers autres athlètes, ont perpétué la grande tradition compétitive du judo moderne.
Les épreuves de judo des Jeux olympiques de Paris 2024 disputées à l'Arena Champ-de-Mars ont suscité une attention considérable. Les médaillés d'or olympiques en judo à Paris 2024 comprenaient divers vainqueurs dans différentes catégories de poids. Parmi les judokas français engagés aux Jeux olympiques de Paris 2024, Teddy Riner a notamment perpétué la grande tradition française du judo moderne.
Teddy Riner et la tradition française
Teddy Riner (né en 1989), judoka français, a accompli l'une des carrières individuelles de judo les plus extraordinaires de toutes les époques. Ses 11 titres de champion du monde de judo (le plus grand nombre jamais obtenu par un judoka, toutes époques confondues) et ses 3 médailles d'or olympiques (Londres 2012 +100 kg, Rio 2016 +100 kg, Paris 2024 par équipes) l'ont consacré comme le principal judoka moderne.
La tradition incarnée par Riner s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Ses dix titres consécutifs de champion du monde de judo entre 2007 et 2017, dans diverses catégories de poids lourds et en catégorie open, ont établi la prééminence absolue de Riner.
Sa médaille d'or aux Jeux olympiques de Londres 2012 dans la catégorie +100 kg, puis celle des Jeux olympiques de Rio 2016 dans la même catégorie, ont consacré sa domination olympique. Sa médaille de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 en +100 kg et sa médaille d'or par équipes lors de ces mêmes Jeux ont prolongé sa carrière olympique. Sa médaille d'or en +100 kg aux Jeux olympiques de Paris 2024 a encore étendu cette carrière olympique d'exception. Sa médaille d'or par équipes aux Jeux olympiques de Paris 2024 a également prolongé son parcours olympique.
La tradition française du judo, fondée en grande partie par Riner, a produit des résultats extraordinaires au fil des décennies suivantes. De nombreux judokas français, parmi lesquels Clarisse Agbegnenou (sixième fois championne du monde de judo et médaillée d'or en -63 kg aux Jeux olympiques de Tokyo 2020), Lucie Décosse (trois fois championne du monde de judo et médaillée d'or en -70 kg aux Jeux olympiques de Londres 2012), Cécile Nowak (médaillée d'or en extra-léger aux Jeux olympiques de Barcelone 1992), David Douillet (médaillé d'or en poids lourds aux Jeux olympiques d'Atlanta 1996 et de Sydney 2000), Catherine Fleury-Vachon, Anne-Sophie Mondière, Lucie Louette, Sarah Léonie Cysique, Madeleine Malonga, et bien d'autres encore, ont fondé la principale tradition française moderne du judo.
La Fédération Française de Judo (Fédération Française de Judo, FFJDA) constitue la principale organisation française moderne du judo. Sa tradition s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Avec plus de 600 000 licenciés, la Fédération Française de Judo, première fédération nationale de judo européenne par le nombre de membres, a établi la prééminence culturelle du judo en France.
Règles et techniques du judo
Les règles modernes de compétition de judo comprennent les dimensions rectangulaires du tatami (tapis de 10 mètres sur 10 mètres avec une aire de compétition de 8 mètres sur 8 mètres), les différentes positions des combattants, le système de notation (ippon, waza-ari, ainsi que les diverses évolutions ultérieures du système de notation), les différentes catégories de poids, le système de pénalités (shido, hansoku-make), et diverses autres règles fondamentales de la compétition moderne de judo.
La notation en compétition de judo comprend l'ippon (le point plein, mettant fin au combat), le waza-ari (le demi-point, deux waza-ari valant un ippon et mettant fin au combat), ainsi que divers autres critères de notation fondamentaux du judo moderne. Les diverses évolutions ultérieures du système de notation du judo se sont poursuivies au fil des décennies.
Les diverses modifications réglementaires apportées par la FIJ en 2017, notamment la suppression du yuko (la valeur de notation inférieure), ont prolongé la tradition fondamentale de la compétition moderne de judo. Les diverses modifications réglementaires ultérieures de la FIJ se sont poursuivies au fil des décennies.
Les techniques de judo comprennent les nage-waza (techniques de projection), les katame-waza (techniques de contrôle au sol), les atemi-waza (techniques de frappe, principalement réservées aux applications en kata), ainsi que diverses autres techniques fondamentales du judo moderne. Les nage-waza (techniques de projection) incluent les te-waza (techniques de main), les koshi-waza (techniques de hanche), les ashi-waza (techniques de pied), les ma-sutemi-waza (techniques de sacrifice arrière), les yoko-sutemi-waza (techniques de sacrifice latéral), et diverses autres techniques fondamentales de nage-waza du judo moderne.
Les katame-waza (techniques de contrôle au sol) comprennent les osaekomi-waza (techniques d'immobilisation), les shime-waza (techniques d'étranglement), les kansetsu-waza (techniques de clé articulaire), ainsi que diverses autres techniques fondamentales de katame-waza du judo moderne. Le système de grades Dan (du 1er Dan au 10e Dan) établit la tradition fondamentale de classement du judo moderne.
Tour mondial de la FIJ et mondialisation contemporaine
Le Tour mondial de la FIJ (la principale série compétitive annuelle de la FIJ depuis 2009) a établi la principale tradition compétitive moderne du judo. La tradition du Tour mondial de la FIJ s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
La série Grand Chelem de la FIJ (les différents grands événements du Tour de la FIJ) a prolongé la principale tradition compétitive moderne de la FIJ. Les différents événements Grand Chelem de la FIJ qui se sont succédé dans de nombreuses villes du monde, notamment Paris, Düsseldorf, Tokyo, Tbilissi, Bakou, Antalya, Abou Dabi et bien d'autres, se sont poursuivis au fil des décennies suivantes.
La série Grand Prix de la FIJ (les différents événements secondaires du Tour de la FIJ) a prolongé la principale tradition compétitive moderne de la FIJ. L'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 et les sanctions ultérieures imposées par la FIJ aux judokas russes et biélorusses ont façonné le paysage international récent du judo. Les différentes sanctions imposées aux judokas russes et biélorusses se sont poursuivies au fil des décennies suivantes.
Vladimir Poutine (le président russe ayant exercé diverses fonctions de président honoraire de la FIJ jusqu'à sa révocation de ce titre en 2022, à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine) a établi la principale place de la Russie dans la culture internationale du judo moderne.
Le judo pour malvoyants et le para-judo aux Jeux paralympiques ont prolongé la principale tradition moderne du para-judo. La tradition du para-judo s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Les différentes épreuves de para-judo disputées lors des Jeux paralympiques successifs se sont poursuivies au fil des décennies suivantes.
La tradition de diffusion du judo s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Les développements successifs en matière de diffusion en ligne se sont poursuivis au fil des décennies suivantes. La plateforme IJF.tv, principale plateforme de diffusion de la FIJ, a établi la principale tradition moderne de diffusion du judo.
La culture du judo et l'ère moderne
La culture du judo s'étend bien au-delà de la tradition du judo compétitif. Diverses traditions culturelles du judo se sont perpétuées au fil des décennies suivantes. La tradition culturelle du judo, façonnée par la philosophie éducative de Kano Jigoro, a établi la principale tradition culturelle du judo moderne.
La philosophie éducative de Kano Jigoro, qui inclut les principes fondamentaux du « seiryoku zenyo » (« utilisation maximale et efficiente de l'énergie ») et du « jita kyoei » (« bien-être et bénéfice mutuels »), a établi la principale philosophie éducative du judo moderne. Cette philosophie éducative de Kano Jigoro s'est perpétuée au fil des décennies suivantes.
La tradition du Kodokan constitue la principale tradition culturelle du judo moderne. Cette tradition du Kodokan s'est perpétuée au fil des décennies suivantes. Le rôle du Kodokan en tant que principal établissement japonais d'enseignement du judo s'est maintenu au fil des décennies suivantes.
Diverses traditions de kata du judo établissent la principale tradition éducative du judo moderne. Divers kata du judo, notamment le Nage-no-Kata, le Katame-no-Kata, le Kime-no-Kata, le Ju-no-Kata, l'Itsutsu-no-Kata, le Koshiki-no-Kata, le Seiryoku-Zenyo Kokumin Taiiku, le Goshin-jutsu, ainsi que d'autres principaux kata du judo moderne, se sont perpétuées au fil des décennies suivantes.
La création en 2017 du Kodokan Judo Hall of Fame a élargi la reconnaissance culturelle principale du judo moderne. Divers membres intronisés au Kodokan Judo Hall of Fame, notamment Jigoro Kano, Mitsuyo Maeda, Yamashita Yasuhiro, Anton Geesink, ainsi que d'autres personnalités, ont continué à être célébrés au fil des décennies suivantes.
Le film d'Akira Kurosawa de 1943, Sanshiro Sugata (« La Saga du judo »), a contribué à accroître la notoriété culturelle principale du judo moderne. Diverses références culturelles au judo se sont multipliées au fil des décennies suivantes. Ces références culturelles au judo ont continué à se perpétuer au fil des décennies suivantes.
L'avenir du judo, conclusion et sources
L'avenir du judo soulève une série de questions importantes au cours de la troisième décennie du XXIe siècle. Le développement continu de la FIJ, le développement continu des fédérations nationales, le développement continu de la diffusion télévisée, la mondialisation continue du vivier de talents du judo, le développement continu du Para Judo et l'évolution continue du règlement continueront tous à façonner le paysage du judo.
Le développement continu de la FIJ se poursuivra au cours des décennies suivantes. Diverses éditions ultérieures du Circuit mondial de la FIJ, des séries Grand Chelem de la FIJ, des séries Grand Prix de la FIJ, des Championnats du monde de judo de la FIJ, des Masters mondiaux de la FIJ, des épreuves de judo aux Jeux olympiques, du Para Judo aux Jeux paralympiques, ainsi que diverses autres compétitions continueront de se dérouler au cours des décennies suivantes.
Le développement continu des fédérations nationales se poursuivra au cours des décennies suivantes. Le développement de diverses fédérations nationales de judo — japonaise, française, russe (sous réserve de diverses sanctions ultérieures), brésilienne, coréenne, américaine, européenne, asiatique, africaine, et bien d'autres — se poursuivra au cours des décennies suivantes.
La mondialisation continue du vivier de talents du judo se poursuivra au cours des décennies suivantes. Le développement de divers athlètes de judo européens, américains, asiatiques, africains, océaniens et autres se poursuivra au cours des décennies suivantes.
Les grandes figures du judo continueront à façonner la tradition judoïstique. La poursuite des carrières de Teddy Riner, Clarisse Agbegnenou, Shohei Ono, Hifumi Abe, Uta Abe, Naohisa Takato, Aaron Wolf, Lasha Bekauri, Lukas Krpalek, Christa Deguchi et de nombreux autres continuera à marquer l'héritage du judo.
Le judo continuera d'évoluer. Le développement continu de la FIJ, le développement continu des fédérations nationales, le développement continu de la diffusion télévisée, la mondialisation continue, le développement continu du Para Judo, l'évolution continue du règlement et diverses autres transformations continueront tous à façonner le paysage du judo au cours des décennies suivantes. Pourtant, le principe fondamental du judo — cet art martial japonais de compétition qui sous-tend la tradition culturelle japonaise depuis la fondation du Kodokan par Kano Jigoro en 1882 — a marqué la tradition culturelle japonaise pendant plus de 140 ans et ne montre aucun signe de déclin.
Les sources comprennent : Jigoro Kano, Kodokan Judo (Kodansha, 1986) ; John Stevens, The Way of Judo: A Portrait of Jigoro Kano and His Students (Shambhala, 2013) ; Brian N. Watson, The Father of Judo: A Biography of Jigoro Kano (Kodansha International, 2000) ; Trevor P. Leggett, The Spirit of Budo: Old Traditions for Present-Day Life (Routledge, 2003) ; Anton Geesink and Cees de Cock, Geesink (Cox, 1965) ; Yasuhiro Yamashita, Yamashita's Judo (Frederick Warne, 1995) ; couverture de BBC Sport, bbc.co.uk/sport (archives et résultats) ; archives de la FIJ, ijf.org (résultats et palmarès) ; archives du Kodokan, kodokanjudoinstitute.org (archives) ; archives de la Fédération nationale de judo du Japon, judo.or.jp (archives).

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