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Voyages et Tourisme

Voyages et Tourisme en Cuba

Alertes de voyage, devises, climat, transports, santé et sécurité pour les visiteurs de Cuba.

Informations pratiques

Statut d'alerte voyage, devise, climat et détails de transit.

Statut d'alerte voyage
Niveau 2 : Faire preuve de prudence accrue
Décalage Horaire
UTC-5 (même heure que Washington, DC pendant l'heure normale)
Devise
1
Climat
Cuba est bordée au sud par la mer des Caraïbes et au nord par le golfe du Mexique et le détroit de Floride. Les alizés dominants se combinent avec les eaux chaudes du Gulf Stream pour produire un climat doux et semi-tropical. La température moyenne de Cuba est de 77°F (25°C) environ en hiver et seulement légèrement plus élevée, peut-être 80°F à 85°F (26°C), en été. Les moyennes varient seulement entre 70°F (21°C) et 82°F (27°C) pour les mois les plus froids et les plus chauds. Des températures estivales aussi élevées que 100°F (37°C) ont été enregistrées. Des températures proches du point de congélation ne se produisent occasionnellement que dans les zones montagneuses. L'humidité relative varie de 60% à 70% pendant la journée et de 80% à 90% pendant la nuit, quelle que soit la saison, dont il y a seulement deux. La saison sèche dure de novembre à avril. Pendant la saison des pluies, de mai à octobre, Cuba reçoit jusqu'à 75% de ses précipitations annuelles, qui sont en moyenne de 54 pouces (137 cm).
Langue(s) parlée(s)
Espagnol (officiel)
Groupes ethniques
Blancs 64,1 %, Mulâtres ou métis 26,6 %, Noirs 9,3 %
Jour Férié National
Triomphe de la Révolution (Jour de la Libération), 1er janvier (1959)
Coordonnées géographiques
21 30 N, 80 00 O
Localisation
Caraïbes, île entre la mer des Caraïbes et l'océan Atlantique Nord, à 150 km au sud de Key West, Floride
Aéroports
136 --- 136

Destinations

Regions and cities, top sights, national parks, UNESCO sites, and festivals for visitors.

Géographie : La Plus Grande Île des Caraïbes

Cuba est la plus grande île des Caraïbes, avec une superficie de 109 884 kilomètres carrés — soit à peu près la taille du Portugal ou de l'état américain de Pennsylvanie. Sa forme est celle d'un crocodile allongé d'est en ouest : 1 250 kilomètres de long pour une largeur maximale de 191 kilomètres et une largeur minimale de 31 kilomètres. Ce n'est pas une île mais une nation insulaire, avec une géographie d'une diversité surprenante pour qui s'attendait à trouver une île plate et uniforme.

La topographie de Cuba est marquée par trois systèmes montagneux principaux. À l'est, la Sierra Maestra est la chaîne la plus imposante et la plus dramatique de l'île. C'est ici que s'élève le Pico Turquino, point culminant de Cuba à 1 974 mètres d'altitude, et c'est dans ces montagnes sauvages et difficilement accessibles que Fidel Castro et ses guérilleros ont mené leur campagne révolutionnaire contre Batista entre 1956 et 1959. La Sierra Maestra possède une beauté sauvage et austère, avec ses forêts de pins et de cèdres, ses cascades, ses brumes matinales qui enveloppent les sommets. C'est aussi là que se trouve le Parc national Alejandro de Humboldt, l'un des sites les plus riches en biodiversité de toute l'Amérique du Nord et des Caraïbes, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Au centre de l'île, le massif de Guamuhaya (également connu comme la Sierra del Escambray) culmine à 1 156 mètres avec le Pico San Juan. Cette région est connue pour ses forêts luxuriantes, ses cascades — notamment la cascade El Nicho, l'une des plus belles de Cuba — et son microclimat plus frais et plus humide que le reste de l'île. C'est dans cette région que se trouve Topes de Collantes, un parc naturel réputé pour ses sentiers de randonnée et ses plantations de café perchées dans les nuages.

À l'ouest, la Cordillère de Guaniguanico comprend deux sierras : la Sierra de los Órganos et la Sierra del Rosario. C'est dans cette région que se trouve la vallée de Viñales, l'un des paysages les plus uniques et les plus photographiés de Cuba, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Les mogotes — ces collines de calcaire aux parois verticales qui s'élèvent abruptement depuis le plancher plat de la vallée — créent un panorama qui n'existe nulle part ailleurs dans les Caraïbes. La région est également le coeur de la production du tabac cubain le plus fin, dans la sous-région de Vuelta Abajo.

La plus grande partie du territoire cubain est occupée par des plaines fertiles, particulièrement au centre et à l'ouest de l'île. Ces plaines ont été consacrées pendant des siècles à la culture de la canne à sucre — qui a fait la fortune de l'aristocratie coloniale et la misère des esclaves africains — et aujourd'hui à une agriculture diversifiée. Le fleuve Cauto, dans l'est de l'île, est le plus long de Cuba avec 370 kilomètres, et la plaine qui l'entoure est l'une des régions agricoles les plus productives du pays.

Le littoral cubain est d'une extraordinaire diversité. Au nord, les eaux du Détroit de Floride et du Canal des Bahamas sont plus agitées et plus profondes. Au sud, la mer des Caraïbes est plus calme, plus chaude, et parsemée d'archipels coralliens. Cuba est entourée de plus de 4 000 îlots et cayes, qui forment quatre grands archipels : l'Archipiélago de Colorados au nord-ouest, l'Archipiélago Sabana-Camagüey (ou Jardines del Rey) au nord-est, l'Archipiélago de los Jardines de la Reina au sud et l'Archipiélago de los Canarreos au sud-ouest. La Isla de la Juventud — l'Île de la Jeunesse — avec ses 2 396 kilomètres carrés, est la deuxième plus grande île de l'archipel cubain, et elle était connue autrefois sous le nom d'Isla de Pinos — l'Île des Pins — que Robert Louis Stevenson aurait prise comme modèle pour son Île au Trésor.

La Havane, capitale de l'île, est située sur la côte nord-ouest, à environ 185 kilomètres des côtes de Floride. Fondée en 1519 sur les rives d'une magnifique baie naturelle, elle est aujourd'hui une métropole de plus de deux millions d'habitants — environ deux millions et demi si l'on inclut toute l'agglomération. C'est la plus grande ville des Caraïbes et l'une des plus grandes d'Amérique latine, mais aussi l'une des plus belles, portant dans ses quartiers historiques les traces de cinq siècles d'histoire coloniale et postcoloniale.

Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays avec environ 430 000 habitants, est située à l'extrême est de l'île, au pied de la Sierra Maestra. C'est la ville la plus afro-cubaine, la plus caribéenne, la plus musicale de Cuba — certains diront même la plus authentiquement cubaine. Trinidad, ville coloniale figée dans le temps avec ses rues pavées et ses maisons pastel, est nichée entre les contreforts de la Sierra del Escambray et la mer des Caraïbes. Varadero, la station balnéaire la plus fréquentée de Cuba, occupe une presqu'île de vingt kilomètres de long dans la province de Matanzas, à environ 140 kilomètres de La Havane.

La géographie de Cuba a profondément façonné son histoire. Sa position stratégique à l'entrée du Golfe du Mexique en a fait un carrefour commercial incontournable depuis le XVIe siècle. La fertilité de ses terres a attiré les colonisateurs qui ont mis en place l'un des systèmes esclavagistes les plus brutaux du Nouveau Monde. Et son isolement insulaire — séparée par la mer de tous ses voisins continentaux — a contribué à forger un sentiment d'identité nationale particulièrement fort, un cubanismo qui transcende les divisions politiques et générationnelles.

La Havane : La Ville la Plus Atmosphérique de L'hémisphère Occidental

La Havane est une ville qui vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. Ce n'est pas la plus belle ville du monde au sens de la perfection architecturale ou de la propreté urbaine — ses bâtiments tombent en ruines, ses rues sont souvent défoncées, ses trottoirs sont impraticables à certains endroits. Mais c'est une ville qui vit avec une intensité particulière, une ville qui porte l'histoire dans chaque pierre, qui respire la musique et la mélancolie, et qui possède une beauté désordonnée, fracturée et irrésistible que nulle autre ville des Amériques ne peut revendiquer.

La Habana Vieja — le Vieux-Havane — est le coeur historique de la ville et le premier endroit où tout visiteur doit se rendre. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1982, le Vieux-Havane est l'un des centres historiques les mieux préservés des Amériques, avec plus de 900 bâtiments classés d'une valeur historique ou architecturale. Les quatre places principales — la Plaza de Armas (la plus ancienne, entourée de palais coloniaux dont le magnifique Palacio de los Capitanes Generales), la Plaza de la Catedral (avec la magnifique cathédrale baroque de San Cristóbal dont les deux tours asymétriques sont l'une des images les plus iconiques de Cuba), la Plaza Vieja (avec ses maisons à arcades et ses terrasses animées) et la Plaza de San Francisco de Asís (avec sa belle fontaine de lions et son ancien couvent) — constituent un ensemble architectural cohérent d'une rare élégance.

Le Vieux-Havane ne se résume pas à ces places : il faut aussi explorer les rues entre elles, la Calle Obispo (la rue piétonne principale, bordée de boutiques et de cafés dans de beaux bâtiments restaurés), la Calle Mercaderes, les ruelles qui s'en échappent. Partout, la même beauté défraîchie : des façades de toutes les couleurs dont la peinture s'écaille élégamment, des colonnes et des arcades, des balcons en fer forgé couverts de plantes tropicales, des portes monumentales ouvertes sur des cours intérieures ombreuses. La Habana Vieja est une ville dans la ville, et l'explorer à pied, sans agenda ni carte, est l'une des plus grandes joies que Cuba puisse offrir.

Les voitures américaines des années 1950 sont partout dans La Havane, et leur présence transforme chaque rue en décor de film. On les appelle les almendrones quand ils font le service de taxi collectif (ils suivent des trajets fixes comme des bus et accueillent plusieurs passagers ne se connaissant pas, chacun payant sa part), ou les taxis particuliers quand ils sont loués par des touristes pour visiter la ville. Ces Chevrolet Bel Air, Buick Skylark, Ford Fairlane, Oldsmobile et Pontiac aux couleurs turquoise, rose corail, rouge vif et jaune poussin ont été maintenues en état de marche pendant des décennies grâce au génie inventif des mécaniciens cubains, qui ont remplacé les pièces américaines introuvables par des équivalents soviétiques, russes, coréens ou fabriqués localement. Les touristes peuvent louer ces voitures avec leurs chauffeurs pour des visites de la ville, des excursions vers les plages ou des trajets inter-villes — une expérience à ne pas manquer.

Le Malecón est la promenade balnéaire de La Havane, et c'est l'une des promenades les plus romantiques et les plus chargées d'émotion au monde. Cette avenue de huit kilomètres longe le front de mer depuis l'entrée du Vieux-Havane jusqu'au quartier de Vedado, et elle est à la fois un boulevard, une plage, un salon en plein air, un lieu de rendez-vous, un espace de méditation et le thermomètre émotionnel de la ville. Quand la mer est calme, les pêcheurs y lancent leurs lignes, les couples d'amoureux s'y embrassent au coucher du soleil, les musiciens improvisent des concerts, et les familles se promènent en regardant les vieilles maisons décrépites au charme indescriptible. Quand les tempêtes soufflent du nord, les vagues passent par-dessus la promenade et inondent l'avenue — les Havanais appellent ce phénomène el maletazo — et le Malecón prend une dimension presque apocalyptique. Venez ici au coucher du soleil, installez-vous sur le muret avec une bière ou un rhum-cola, et laissez-vous envahir par la beauté de la lumière dorée sur les façades coloniales en ruine.

La Place de la Révolution — Plaza de la Revolución — est le centre politique symbolique de Cuba moderne. Entourée de ministères et de bâtiments gouvernementaux, la place est dominée par la statue monumentale de José Martí (la plus grande représentation du héros national, sculptée dans le marbre blanc sur un piédestal de 138 mètres de haut qui ressemble à une étoile à cinq branches vue du ciel) et par les immenses fresques de métal représentant le visage de Che Guevara sur le Ministère de l'Intérieur (avec sa célèbre légende Hasta la Victoria Siempre — Jusqu'à la Victoire Toujours) et le profil de Camilo Cienfuegos sur le Ministère des Communications (avec la légende Vas bien, Fidel — Tu t'en sors bien, Fidel, réplique célèbre que Cienfuegos avait adressée à Castro lors d'un discours en 1959).

Ernest Hemingway est omniprésent à La Havane, et ses deux bars favoris sont devenus des pèlerinages obligatoires pour ses admirateurs. La Bodeguita del Medio, dans une ruelle à deux pas de la cathédrale dans le Vieux-Havane, est le bar où Hemingway buvait ses mojitos — une inscription en facsimilé de son écriture le confirme sur le mur. Le bar est aujourd'hui bondé de touristes, les mojitos sont chers et parfois décevants, mais l'atmosphère — les murs couverts de signatures, de photos, de graffiti poétiques laissés par des décennies de visiteurs — reste unique et chaleureuse. El Floridita, au coin d'une rue du Vieux-Havane, est le bar où Hemingway buvait ses daiquiris et où il a son propre tabouret avec une statue en bronze de l'écrivain en conversation avec le barman. Le frozen daiquiri — le Papa Doble, double rhum sans sucre, comme Hemingway l'aimait — est ici une institution incontournable.

La Finca Vigía, dans le quartier de San Francisco de Paula, à une dizaine de kilomètres du centre de La Havane, est la maison où Hemingway a vécu de 1939 à 1960. Cette villa de style colonial espagnol, entourée d'un jardin luxuriant avec une piscine et une tour d'observation, a été conservée exactement telle qu'il l'a laissée en partant définitivement de Cuba pour les États-Unis : les livres, les trophées de chasse, la machine à écrire, les bouteilles, les chaussures — tout est en place. C'est l'un des musées littéraires les plus émouvants du monde, et la visite est indispensable pour tous ceux qui aiment l'écrivain.

L'Hôtel Nacional de Cuba est un monument historique en soi. Construit en 1930 sur une falaise surplombant le Malecón, avec sa silhouette néo-mauresque ornée de tourelles et de carreaux de céramique, l'Hôtel Nacional a accueilli au fil des décennies une liste extraordinaire d'hôtes célèbres : Winston Churchill, Frank Sinatra, Ava Gardner, Errol Flynn, Mickey Mantle, Nat King Cole, et bien d'autres. Même si vous n'y logez pas, il vaut la peine d'y prendre un verre sur la terrasse avec vue sur le Malecón et le détroit de Floride — c'est l'une des terrasses les plus belle de La Havane.

Le quartier de Fusterlandia, à Jaimanitas dans la partie ouest de La Havane, est l'une des surprises les plus délicieuses de la capitale. L'artiste José Fuster, surnommé le Gaudí des Caraïbes, a passé des décennies à recouvrir sa maison, puis les maisons voisines, puis toute la place et les arrêts de bus du quartier de carreaux de céramique colorés dans un style directement inspiré de Gaudí mais entièrement cubain. Le résultat est un environnement visuel stupéfiant, joyeux et baroque, qui envahit peu à peu tout le quartier.

La vie nocturne havanaise est légendaire. La Fabrica de Arte Cubano (FAC), dans un ancien entrepôt industriel du quartier de Vedado, est le lieu culturel le plus branché de La Havane depuis son inauguration en 2014 : galeries d'art contemporain, pistes de danse, bars, scènes musicales, projections de films, tout cela mélangé dans un espace architectural remarquable. Le Tropicana, le cabaret légendaire en plein air qui a survécu à la révolution et qui présente chaque nuit un spectacle de revue avec des dizaines de danseuses en costumes extravagants de plumes et de paillettes, est une expérience kitsch et glamour à ne pas manquer pour qui veut goûter à la culture de spectacle havanaise dans toute sa splendeur baroque.

Le quartier de Vedado, construit au début du XXe siècle comme quartier résidentiel huppé de la bourgeoisie havanaise, offre une architecture différente du Vieux-Havane : des immeubles art déco, des villas néoclassiques, de larges avenues. C'est là que se trouvent l'Université de La Havane (fondée en 1728), le Cementerio de Cristóbal Colón avec ses mausolées extravagants qui constituent un véritable musée de la sculpture funéraire — la tombe de la Milagrosa, Amelia Goire de la Hoz, recouverte de fleurs fraîches et entourée de fidèles qui frappent à la pierre pour demander des miracles, est l'une des curiosités les plus touchantes de La Havane — et la Coppelia, la célèbre glacière de La Havane.

Camagüey : La Ville Aux Rues Labyrinthiques

Camagüey, la troisième ville de Cuba avec environ 300 000 habitants, est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2008. C'est l'une des sept villes fondées par Diego Velázquez en 1514, et son centre historique est remarquable par son urbanisme particulier : contrairement aux autres villes coloniales cubaines qui suivent le plan en damier imposé par les règlements coloniaux espagnols, Camagüey est une ville aux rues tortueuses et labyrinthiques, un labyrinthe urbain dans lequel il fait bon se perdre pendant des heures.

L'origine de ce plan urbain irrégulier est incertaine : certains historiens pensent que les habitants de Camagüey ont délibérément compliqué la disposition de leur ville pour dérouter les pirates qui l'attaquaient régulièrement depuis la côte, Camagüey étant une ville intérieure déplacée de son emplacement côtier d'origine après plusieurs raids. D'autres pensent que la ville s'est simplement développée organiquement le long des chemins tracés par les animaux et les piétons, sans plan directeur préalable. Quelle qu'en soit l'origine, le résultat est un centre-ville délicieusement confus, fait de ruelles qui se croisent sans logique apparente, de places inattendues que l'on découvre au détour d'une ruelle, d'îlots d'architecture coloniale préservée.

Camagüey est également connue pour ses tinajones — ces énormes jarres en argile d'origine catalane, certaines pouvant contenir jusqu'à 2 000 litres d'eau, qui servaient à recueillir l'eau de pluie dans les cours des maisons à une époque où la ville n'avait pas de réseau d'eau potable. Les tinajones sont devenus le symbole de Camagüey, et on les trouve partout dans la ville : dans les cours, dans les jardins, dans les musées, sur les places publiques. La légende dit que boire l'eau d'un tinajón rend amoureux de la ville et pousse à y revenir.

Les Plages : Paradis Caraïbéen

Cuba dispose d'un littoral de 5 746 kilomètres et d'environ 300 plages répertoriées, dont beaucoup figurent parmi les plus belles des Caraïbes. Les eaux cubaines sont exceptionnellement claires et chaudes — entre 24°C et 29°C selon la saison et la région — et les récifs coralliens qui bordent une grande partie du littoral offrent une vie sous-marine d'une richesse remarquable pour les plongeurs et les amateurs de snorkeling.

Varadero est la station balnéaire la plus connue de Cuba et l'une des plus grandes des Caraïbes. Occupant une presqu'île de 20 kilomètres dans la province de Matanzas, Varadero offre une plage continue de sable blanc très fin, d'eaux peu profondes et d'un bleu-vert incomparable. Les grands hôtels tout-compris se sont multipliés depuis les années 1990, et Varadero accueille aujourd'hui la grande majorité des touristes étrangers venus à Cuba pour la plage et le soleil. Si vous recherchez la solitude et l'authenticité, Varadero n'est pas votre destination — c'est une station balnéaire internationale comme il en existe dans tout le monde tropical. Mais si vous venez pour la qualité des eaux et la beauté de la plage, vous ne serez pas déçu. Les activités nautiques sont nombreuses et bien organisées : plongée sous-marine, planche à voile, catamaran, ski nautique.

Cayo Coco, dans l'archipel des Jardines del Rey au nord de la province de Ciego de Ávila, est relié à la terre ferme par un pédon (une route surélevée construite dans les années 1990) de 17 kilomètres traversant la baie de Perros. Ses plages de sable blanc et ses eaux cristallines sont parmi les plus belles de Cuba. Le cayo abrite également une importante colonie de flamants roses qui se nourrissent dans les lagunes salées séparant les différentes cayes — les voir prendre leur envol au coucher du soleil, leurs ailes rose vif se découpant contre le ciel orangé, est un spectacle naturel inoubliable.

Playa Paraíso, à Cayo Largo del Sur (un caye appartenant à l'archipel de los Canarreos, à ne pas confondre avec l'Isla de la Juventud), est régulièrement citée par les magazines de voyage parmi les plus belles plages du monde. Son sable est d'un blanc presque phosphorescent, ses eaux d'un bleu éclatant et d'une transparence parfaite, et la plage reste peu développée — pas de grands hôtels en vue depuis la plage elle-même, seulement quelques infrastructures touristiques discrètes. C'est aussi un site de ponte des tortues marines, et des excursions nocturnes sont organisées pendant la saison de nidification.

María la Gorda, à la pointe extrême-ouest de Cuba dans la péninsule de Guanahacabibes, est une destination principalement appréciée des plongeurs. La barrière de corail qui longe cette côte est l'une des mieux préservées de Cuba, avec une visibilité sous-marine qui peut dépasser 30 mètres par beau temps et une diversité de la vie sous-marine remarquable. L'endroit est isolé — plusieurs heures de route depuis La Havane sur des routes pas toujours en bon état — et les infrastructures touristiques sont basiques, mais pour les amateurs de plongée sous-marine, c'est l'un des meilleurs sites des Caraïbes.

Les Jardines de la Reina sont peut-être le trésor le mieux gardé des eaux cubaines. Cet archipel de cayes et d'îlots au sud de la province de Ciego de Ávila, protégé depuis 1996 comme parc marin national et accessible uniquement via des excursions organisées avec des quotas stricts limitant le nombre de visiteurs, abrite l'un des écosystèmes marins les plus préservés des Caraïbes. Les plongeurs qui ont eu la chance de nager dans ces eaux décrivent des bancs de poissons d'une densité qu'on ne voit plus ailleurs dans les Caraïbes, des requins de plusieurs espèces présents en grand nombre et non craintifs, des tortues marines, des mérous géants de plus d'un mètre.

Nature et Écotourisme

Cuba possède une biodiversité remarquable pour sa taille, avec un taux d'endémisme exceptionnellement élevé : plus de la moitié des plantes, insectes et vertébrés terrestres de l'île sont endémiques, c'est-à-dire qu'ils n'existent nulle part ailleurs dans le monde. Cette richesse écologique est le résultat de l'isolation géographique de l'île et de la relative préservation de ses écosystèmes naturels — paradoxalement facilitée par les difficultés économiques qui ont limité le développement industriel.

Le colibri abeille — Mellisuga helenae — est peut-être l'espèce la plus célèbre de la faune cubaine : c'est le plus petit oiseau du monde, avec une longueur de 5 à 6 centimètres (la moitié de ce chiffre étant constitué par le bec et la queue) et un poids inférieur à 2 grammes pour les femelles. Ce minuscule bijou aux reflets métalliques irisés est endémique de Cuba et peut être observé dans les jardins, les parcs et la végétation des zones côtières de l'île occidentale. Le voir bourdonner autour d'une fleur, battant des ailes jusqu'à 80 fois par seconde dans un bourdonnement caractéristique qui lui a valu son nom, est une expérience d'une délicatesse et d'une beauté qui laisse sans voix.

La Péninsule de Zapata est la zone humide la plus importante des Caraïbes et l'une des plus importantes des Amériques. Ce vaste écosystème de marais, de forêts de mangroves et de savanes inondées au sud de la province de Matanzas est un paradis pour les ornithologues — plus de 175 espèces d'oiseaux y ont été répertoriées, dont plusieurs endémiques de Cuba comme la poule d'eau de Zapata et la fauvette de Zapata, l'une des espèces d'oiseaux les plus rares au monde. La péninsule abrite également le crocodile cubain (Crocodylus rhombifer), une espèce en danger critique d'extinction ne survivant plus que dans cette zone et dans quelques autres sites isolés de Cuba. C'est aussi à la Baie des Cochons, sur la côte nord de la péninsule de Zapata, que s'est déroulé le débarquement raté des exilés cubains en 1961.

Le Parc national Alejandro de Humboldt, dans la province de Guantánamo, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2001. C'est l'un des sites les plus importants pour la biodiversité tropicale insulaire dans le monde entier, avec une concentration exceptionnelle d'espèces endémiques de plantes, d'oiseaux, de reptiles et d'insectes.

Cuba est un paradis reconnu pour les ornithologues. En plus du colibri abeille, l'île compte de nombreuses espèces endémiques remarquables : le trogon cubain (Priotelus temnurus, aussi appelé tocororo), dont les couleurs bleu, blanc et rouge sont celles du drapeau cubain et qui est l'oiseau national, le carpintero jabado (pic cubain), la sijú platanero (petite chouette endémique), et bien d'autres. La liste aviaire de Cuba comprend plus de 370 espèces d'oiseaux.

Les Neuf Sites du Patrimoine Mondial de L'unesco À Cuba

Cuba compte neuf sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui témoigne de l'extraordinaire richesse culturelle et naturelle de l'île et de l'importance de sa contribution à l'histoire de l'humanité.

La Habana Vieja y su sistema de fortificaciones a été inscrit en 1982. Le Vieux-Havane et son système de fortifications militaires — qui comprend les forteresses du Morro-Cabaña (la plus grande forteresse militaire espagnole jamais construite dans les Amériques), les forteresses de La Punta et la Fortaleza de La Fuerza (la plus ancienne forteresse espagnole des Amériques en état de conservation, construite entre 1558 et 1577) — constituent ensemble un ensemble urbain et défensif d'une valeur universelle exceptionnelle. La restauration progressive du Vieux-Havane depuis les années 1990, menée par l'Office du Historien de la Ville sous la direction de l'historien Eusebio Leal Spengler jusqu'à sa mort en 2020, est l'un des projets de préservation du patrimoine urbain les plus ambitieux et les plus réussis des Amériques.

Trinidad y el Valle de los Ingenios, inscrit en 1988, témoigne ensemble de l'apogée de l'industrie sucrière coloniale à Cuba. Trinidad est la ville coloniale la mieux préservée de Cuba, et la Vallée des Ingenios est le témoignage encore visible de la puissance économique que cette industrie sucrière a représentée.

Castillo de San Pedro de la Roca del Morro à Santiago de Cuba, inscrit en 1997, est considéré comme le meilleur exemple d'architecture militaire espagnole de la période coloniale dans les Caraïbes.

Valle de Viñales, inscrit en 1999, protège ce paysage cultural exceptionnel qui mêle la beauté naturelle des mogotes karst à l'architecture vernaculaire traditionnelle et aux pratiques agricoles du tabac transmises de génération en génération.

Desembarco del Granma, inscrit en 1999, protège cet ensemble naturel exceptionnel comprenant les terrasses marines coralliennes et les écosystèmes terrestres associés qui abritent une biodiversité remarquable.

Paysage archéologique des premières plantations de café dans l'est de Cuba, inscrit en 2000, protège les vestiges de plantations de café fondées au XIXe siècle par des réfugiés haïtiens et français qui témoignent d'un chapitre unique de l'histoire agricole et sociale de Cuba.

Alejandro de Humboldt, inscrit en 2001, est l'un des sites les plus importants pour la biodiversité tropicale insulaire dans le monde entier.

Centre historique de Cienfuegos, inscrit en 2005, est le seul exemple en Amérique latine d'un plan urbain basé sur les idéaux de la philosophie des Lumières du XIXe siècle français.

Centre historique de Camagüey, inscrit en 2008, est remarquable par son réseau de rues irrégulières et de places de tailles variées, qui reflète le développement organique de la ville coloniale.

Conclusion : L'île Qui Ne Ressemble À Aucune Autre

Cuba est une expérience unique dans l'espace et dans le temps. Elle vous accueille avec une générosité et une chaleur humaine qui ne sont pas des clichés — les Cubains sont sincèrement ouverts aux étrangers, curieux du monde extérieur dont ils sont largement coupés, et capables d'une hospitalité qui va bien au-delà de la simple transaction commerciale. Elle vous offre des beautés architecturales et naturelles qui résistent à toute comparaison. Elle vous confronte à une réalité politique et économique complexe qui vous forcera à réexaminer des certitudes que vous croyiez solides sur le socialisme, le capitalisme, la liberté et le bonheur.

Vous verrez dans les rues de La Havane la coexistence improbable du dénuement matériel et de la richesse culturelle, de la tristesse et de la joie explosive, de la résignation et de la résilience créative. Vous comprendrez que des gens peuvent être pauvres en biens de consommation et riches d'une culture musicale, d'une vie sociale intense, d'une fierté nationale et d'une sagesse acquise au fil de décennies d'adversité. Cuba vous forcera à vous interroger sur ce qui compte vraiment, sur ce qu'est une bonne vie, sur les compromis que les sociétés font entre liberté individuelle et cohésion collective.

Et elle vous laissera, à la fin de votre voyage, avec quelque chose de difficile à définir mais de facile à ressentir : la conviction que vous avez vécu quelque chose d'unique, que vous avez touché une île qui existe vraiment hors des catégories ordinaires, et que cette expérience vous appartient pour toujours, profondément inscrite dans votre mémoire sensorielle — la chaleur humide de l'air havanais, l'odeur du tabac et du café, les sons de la trompette qui s'échappe d'une fenêtre ouverte le soir, la lumière d'or du coucher de soleil sur le Malecón, le goût frais d'un mojito préparé avec de la menthe cueillie dans le jardin de votre hôtesse.

Cuba est à quatre-vingt-dix miles de la Floride, mais à des années-lumière de tout ce que vous connaissez. Allez-y maintenant, avant que ça change — parce que ça changera, inévitablement, et plus vite qu'on ne le pense. Allez-y avec les yeux et le coeur grands ouverts, prêts à accueillir la contradiction, la beauté fracturée, la complexité historique, la mélancolie douce et la joie explosive qui font de cette île la destination la plus inoubliable, la plus unique et la plus profondément humaine des Caraïbes.

Santé et Sécurité

Équipements médicaux, vaccinations, risques de maladie et conditions sanitaires.

Établissements Médicaux et Soins

Établissements Médicaux et Informations Sanitaires
Les soins médicaux à Cuba ne répondent pas aux normes américaines. Bien que les professionnels de la santé soient généralement compétents, de nombreux établissements de santé font face à des pénuries de fournitures médicales et de lits. De nombreux médicaments ne sont pas disponibles, les voyageurs se rendant à Cuba devraient donc apporter avec eux tout médicament prescrit dans son contenant original et en quantités correspondant à un usage personnel. Les voyageurs pourraient également souhaiter envisager d'apporter de petites quantités supplémentaires de médicaments prescrits et de remèdes en vente libre dans le cas où un retour aux États-Unis serait retardé pour des raisons imprévues. Une copie de l'ordonnance et une lettre du médecin prescripteur expliquant le besoin de médicaments sur ordonnance peuvent faciliter leur entrée dans le pays. Les voyageurs se rendant dans la région de La Havane devraient être conscients que les visiteurs américains et autres visiteurs étrangers sont généralement dirigés vers l'hôpital « touristique » Cira Garcia situé dans le quartier de Miramar à La Havane. Le traitement à Cira Garcia et toute autre consultation médicale nécessitent un paiement en espèces (voir la section sur l'assurance médicale), et le gouvernement cubain interdit l'utilisation des dollars américains.
Vaccinations Recommandées
How important is it to do your research about vaccinations? It might just save your life! Make yourself aware of the different types of vaccinations and which ones you may need to travel to your destination. Schedule an appointment with your doctor at least four to six weeks before you travel to ensure you receive all important shots. Be sure that you and your family are up to date on your routine vaccinations. Which vaccinations you need will depend on a number of factors including your destination, whether you will be spending time in rural areas, the season of the year you are traveling, your age, health status, and previous immunizations.

Risque de Maladie

Degré de risque
degré de risque : intermédiaire maladies transmises par les aliments ou l'eau : diarrhée bactérienne et hépatite A maladies à transmission vectorielle : dengue
Maladies d'origine alimentaire et hydrique
Bacterial diarrhea and hepatitis A
Maladies transmises par vecteurs
Dengue fever

Eau et Assainissement

Eau de boisson (Zones urbaines)
improved: urban: 98.9% of population rural: 97% of population total: 98.5% of population unimproved: urban: 1.1% of population rural: 3% of population total: 1.5% of population