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Voyages et Tourisme

Voyages et Tourisme en Équateur

Alertes de voyage, devises, climat, transports, santé et sécurité pour les visiteurs de Équateur.

Informations pratiques

Statut d'alerte voyage, devise, climat et détails de transit.

Statut d'alerte voyage
Niveau 2 : Faire preuve de prudence accrue
Décalage Horaire
UTC-5 (même heure que Washington, DC, pendant l'heure normale) note sur le fuseau horaire : l'Équateur a deux fuseaux horaires, incluant les îles Galápagos (UTC-6)
Devise
1
Climat
En raison des variations en altitude, l'Équateur a une variété de climats. Les basses terres sont généralement chaudes et humides. Les températures sur la côte sont modérées par le courant de Humboldt dans une fourchette de 65°F à 90°F. Les températures dans la Sierra sont généralement fraîches, variant de 35°F à 75°F. En raison de l'altitude et de l'air raréfié, la température en plein soleil peut atteindre 85°F à midi. Le soir, elle peut varier de agréablement fraîche à très froide. Les montagnes les plus hautes sont toujours enneigées, mais il ne neige jamais aux altitudes habitées, bien qu'il grêle occasionnellement. Pendant la saison sèche de la Sierra, de juin à septembre, les vents en rafales sont fréquents. À Quito, le schéma de température change rarement d'un jour à l'autre ou d'un mois à l'autre. Les matinées sont fraîches et vivifiantes, et le milieu de la journée est agréablement chaud, sauf si le ciel est couvert. Le brouillard et la brume peuvent se produire le matin ou le soir lorsque les nuages bas débordent sur les côtés de la vallée. Puisque Quito est à une si courte distance de l'équateur, le lever et le coucher du soleil ne varient que légèrement par rapport à 6 heures du matin et 6 heures du soir. Les précipitations annuelles moyennes à Quito sont de 50 pouces, avec 43 pouces tombant d'octobre à mai, et 7 pouces de juin à septembre. L'humidité relative est en moyenne de 75%. Des tremblements occasionnels sont enregistrés dans la région ; ceux-ci peuvent être perceptibles ou non pour les résidents. Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont rares mais demeurent une possibilité.
Groupes ethniques
métis (mélange amérindien et blanc) 65%, amérindien 25%, espagnol et autres 7%, noir 3%
Jour Férié National
Fête de l'Indépendance (indépendance de Quito), 10 août (1809)
Coordonnées géographiques
2 00 S, 77 30 O
Localisation
Amérique du Sud occidentale, bordant l'océan Pacifique à l'Équateur, entre la Colombie et le Pérou
Aéroports
205 (Note: This appears to be just a number, which remains the same in French)

Destinations

Regions and cities, top sights, national parks, UNESCO sites, and festivals for visitors.

Quito, Ville UNESCO : Le Joyau Colonial des Amériques

Quito est une ville qui défie les superlatifs. Fondée en 1534 sur les ruines d'une cité inca, perchée à 2 850 mètres d'altitude dans une vallée andine entourée de volcans géants, elle est la capitale officielle d'un pays dont la complexité et la richesse géographique, culturelle et humaine ne cessent de surprendre les visiteurs. En 1978, l'UNESCO fit de Quito l'une des premières villes du monde à être inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité, reconnaissant en elle le centre historique colonial le mieux préservé des Amériques. Ce titre, loin d'être une simple formule touristique, correspond à une réalité architecturale et culturelle d'une valeur exceptionnelle.

Le centre historique de Quito, avec ses 320 hectares, ses 40 places, ses 3 000 rues, ses 130 édifices monumentaux et ses 5 000 bâtiments d'intérêt historique, constitue le plus grand ensemble architectural colonial de toute l'Amérique latine. Presque miraculeusement, ce centre a échappé aux destructions massives qui ont affecté d'autres grandes villes coloniales d'Amérique du Sud, et il conserve aujourd'hui un caractère authentique et une cohérence urbaine que peu de villes au monde peuvent revendiquer.

La Plaza Grande, officiellement appelée Plaza de la Independencia, est le cœur géographique et symbolique de Quito. Entourée de la Cathédrale Métropolitaine, du Palais du Gouvernement, du Palais Municipal et de l'Archevêché, cette place constitue l'un des ensembles architecturaux coloniaux les plus imposants et les mieux préservés d'Amérique latine. La cathédrale, construite entre le XVIe et le XVIIIe siècle, abrite les restes de nombreux personnages historiques importants de l'histoire équatorienne, dont ceux du maréchal Antonio José de Sucre. Son architecture, mélange d'influences gothiques, mudéjares et baroques hispaniques, est représentative du style composite qui caractérise l'architecture coloniale équatorienne dans son ensemble.

Mais le monument architectural le plus extraordinaire de Quito est sans aucun doute l'église de la Compañía de Jesús. Construite par les Jésuites entre 1605 et 1765 — soit cent soixante ans de travaux — cette église est considérée comme le chef-d'œuvre du baroque équatorien et l'un des exemples les plus spectaculaires de l'architecture baroque en Amérique latine. Son intérieur est entièrement recouvert d'or : colonnes, retables, voûtes et murs sont recouverts de feuilles d'or pour une surface totale estimée à plusieurs centaines de mètres carrés. La richesse décorative de cet espace est telle qu'elle provoque chez les visiteurs une sorte de stupeur visuelle, une expérience esthétique d'une intensité qui dépasse de loin la simple admiration touristique.

El Panecillo, la petite colline qui domine le centre historique de Quito depuis le sud, est surmontée d'une immense statue en aluminium de la Vierge de Quito, une interprétation de la statue en bois du XVIIIe siècle qui se trouve dans l'église de San Francisco. Haute de quarante-cinq mètres, cette statue est visible depuis de nombreux points de la ville et offre à ceux qui la visitent un panorama exceptionnel sur l'ensemble de Quito, encadrée par les volcans andins qui l'entourent.

Le quartier bohème de La Floresta, à l'est du centre historique, est le refuge de la scène artistique et intellectuelle de Quito. Ses rues bordées d'arbres, ses cafés, ses galeries d'art et ses restaurants branchés attirent une clientèle mélangée de créatifs locaux, d'expatriés et de voyageurs curieux. C'est l'endroit idéal pour prendre le pouls culturel contemporain de la ville, découvrir la jeune scène artistique équatorienne et savourer une cuisine fusion créative qui mélange les influences andines, amazoniennes et internationales.

Pour ceux qui souhaitent embrasser d'un seul regard l'ensemble du panorama quiténien, le TelefériQo s'impose comme une expérience incontournable. Ce téléphérique, l'un des plus élevés du monde, relie les quartiers ouest de Quito aux pentes du volcan Pichincha, montant en quelques minutes de 2 950 mètres à plus de 4 000 mètres d'altitude. La vue depuis le point d'arrivée, sur l'ensemble de la ville de Quito qui s'étend dans la vallée interandine sur plusieurs dizaines de kilomètres, est tout simplement spectaculaire. Par temps clair, il est possible de voir depuis là les sommets du Cotopaxi, du Cayambe et d'autres volcans andins qui constituent le cadre majestueux de la capitale.

Les environs immédiats de Quito offrent également de nombreuses excursions d'une journée d'un intérêt exceptionnel. La Mitad del Mundo, le Monument à la Ligne Équatoriale, se trouve à seulement vingt-deux kilomètres au nord de la ville. Bien que les mesures GPS modernes aient montré que la ligne de l'équateur passe en réalité à quelques centaines de mètres de l'emplacement du monument, ce site reste un symbole puissant et une attraction touristique populaire. À quelques kilomètres de là, le site indigène du Inti-Ñan, plus précisément positionné sur la ligne de l'équateur selon les mesures GPS, offre des démonstrations amusantes des effets de la force de Coriolis et des phénomènes gravitationnels liés à la position équatoriale.

Les Îles Galápagos UNESCO : Le Laboratoire Évolutif de la Terre

Il y a des lieux sur cette planète dont la simple évocation suscite une émotion particulière, un mélange de fascination et de respect qui dépasse la réaction ordinaire face à la beauté naturelle. Les Îles Galápagos sont l'un de ces lieux. Archipel volcanique perdu dans l'immensité du Pacifique à environ 1 000 kilomètres des côtes équatoriennes, les Galápagos constituent ce que nombre de biologistes, d'écologues et de naturalistes considèrent comme le site naturel le plus important et le plus extraordinaire de la planète Terre. En 1978, l'UNESCO en fit l'un des premiers sites naturels du Patrimoine mondial de l'humanité, reconnaissant ainsi l'importance universelle exceptionnelle d'un archipel qui avait déjà changé notre compréhension du vivant.

Tout commence avec Charles Darwin et le voyage du Beagle. En septembre 1835, le jeune naturaliste britannique de vingt-six ans débarque aux Galápagos à bord du navire d'exploration HMS Beagle, au cours d'un voyage de circumnavigation qui le mène autour du monde. Darwin passe cinq semaines dans l'archipel, visitant plusieurs îles, collectant des spécimens de faune et de flore, et observant avec son œil d'une acuité remarquable les différences subtiles entre les animaux d'une île à l'autre. Il note en particulier les variations dans la forme du bec des pinsons d'une île à l'autre, chacun semblant parfaitement adapté à la source de nourriture disponible sur son île respective. Il observe les différences dans la forme de la carapace des tortues géantes selon l'île dont elles sont originaires. Ces observations, combinées à celles qu'il avait faites tout au long de son voyage, allaient lui fournir les éléments empiriques fondamentaux pour élaborer sa théorie révolutionnaire sur l'évolution des espèces par la sélection naturelle, publiée en 1859 dans son ouvrage fondateur, De l'Origine des Espèces.

Ce qui rend les Galápagos absolument uniques, cependant, n'est pas seulement leur importance historique dans l'histoire de la biologie. C'est la possibilité qu'elles offrent aux visiteurs d'aujourd'hui d'entrer dans un monde où l'animal n'a jamais appris à craindre l'être humain. Sur toutes les îles habitées et non habitées de l'archipel, les animaux — qu'il s'agisse des lions de mer, des iguanes marins, des oiseaux ou des tortues — manifestent une indifférence totale à la présence humaine. Ils ne fuient pas, ne s'agitent pas, ne cherchent pas à se protéger. Ils poursuivent simplement leur vie avec la même tranquillité que si les visiteurs n'existaient pas. Cette absence totale de peur est le résultat direct de l'évolution en l'absence de prédateurs terrestres depuis des millions d'années, et elle crée une expérience de contact avec la faune sauvage qui n'a absolument aucun équivalent nulle part ailleurs sur Terre.

Les tortues géantes des Galápagos sont peut-être les ambassadrices les plus emblématiques de l'archipel. Ces reptiles massifs, dont certains individus peuvent peser jusqu'à 250 kilogrammes et mesurer plus d'un mètre cinquante de long, sont parmi les plus vieux vertébrés vivants sur Terre. Certaines tortues actuellement en vie dans l'archipel pourraient avoir plus de cent cinquante ans, ce qui signifie qu'elles sont nées avant que Darwin lui-même ne pose le pied sur ces îles. Voir une de ces créatures millénaires déambuler lentement dans les hautes terres brumeuses de l'île Santa Cruz est une expérience qui produit une impression indéfinissable de connexion avec les profondeurs du temps biologique.

Les iguanes marins représentent l'une des espèces les plus fascinantes et les plus originales de tout l'archipel. Ce sont les seuls iguanes marins au monde, les seuls lézards qui aient évolué pour se nourrir dans la mer. Noirs comme la lave volcanique sur laquelle ils se chauffent au soleil pour réguler leur température, ces reptiles plongent dans les eaux froides du Pacifique pour brouter les algues qui poussent sur les rochers sous-marins. Leur capacité à ralentir leur métabolisme dans l'eau froide leur permet de rester immergés jusqu'à une heure, une adaptation physiologique remarquable qui n'existe chez aucune autre espèce de lézard. Après leur plongée, ils s'éternuent pour expulser le sel de mer qu'ils ont ingéré, projetant parfois de petites gerbes d'eau salée qui forment comme une petite auréole de sel autour de leurs narines.

Les iguanes terrestres des Galápagos, plus colorés que leurs cousins marins avec leurs tons jaunes et orangés, vivent dans les zones plus sèches de l'archipel et se nourrissent principalement de cactus. La coexistence sur certaines îles de ces deux espèces d'iguanes offre un exemple particulièrement saisissant de la diversification adaptative qui caractérise l'ensemble de la faune des Galápagos.

Les fous à pieds bleus sont sans doute les oiseaux les plus populaires et les plus photographiés de tout l'archipel. Ces oiseaux marins de taille moyenne doivent leur nom à leurs pieds d'un bleu vif absolument improbable, une coloration qui joue un rôle fondamental dans leurs rituels de séduction. Lors de la saison de reproduction, le mâle exécute pour la femelle une danse nuptiale que les ornithologues n'hésitent pas à qualifier de la plus charismatique et de la plus divertissante du monde aviaire : brandissant fièrement ses pieds bleus vers le ciel, il parade devant la femelle dans un ballet comique et touchant qui suscite invariablement l'hilarité et l'attendrissement chez les observateurs humains. La femelle choisit son partenaire en partie sur la base de la vivacité de la couleur bleue de ses pieds, cette couleur étant un indicateur de la santé et de la vigueur du mâle.

Le cormoran aptère des Galápagos est une autre espèce remarquable que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Seul cormoran au monde qui ait perdu la capacité de voler, il a développé au cours de l'évolution des ailes vestigiales inutilisables pour le vol mais son corps s'est adapté à devenir un nageur exceptionnel. Vivant sur les côtes rocheuses des îles Fernandina et Isabela, il plonge dans les eaux riches du courant de Humboldt pour capturer des poissons et des pieuvres avec une agilité remarquable. Il représente un exemple parfait de l'évolution adaptative en l'absence de pression de sélection : en l'absence de prédateurs aériens dans l'archipel, la capacité à voler est devenue inutile et a progressivement disparu au profit d'autres capacités physiques.

Le manchot des Galápagos est le seul manchot qui vive dans l'hémisphère nord et le seul qui vive sous les tropiques. Sa survie dans ces eaux relativement chaudes dépend entièrement du courant froid de Humboldt qui remonte des profondeurs antarctiques pour baigner les côtes occidentales des Galápagos en eaux froides et riches en poissons. C'est la rencontre de ce courant froid avec les eaux tropicales qui crée les conditions uniques permettant à ce petit manchot de prospérer si loin de ses congénères antarctiques.

Les frégates superbes sont des oiseaux d'une beauté spectaculaire, avec leur plumage noir brillant et leur envergure impressionnante qui peut dépasser deux mètres. Les mâles portent sous leur gorge un sac gulaire rouge vif qu'ils gonflent à l'excès lors de la saison de reproduction pour attirer les femelles, formant une sorte de ballon rouge sang qui contraste de façon saisissante avec leur plumage noir. Ces oiseaux, connus pour leur pratique de la kleptoparasitisme — le vol de nourriture aux autres oiseaux en plein vol — sont présents en abondance dans toutes les îles de l'archipel.

L'île Española, au sud-est de l'archipel, est le seul lieu de nidification de l'albatros des Galápagos, ou albatros des ondes, dont la totalité de la population mondiale se reproduit sur cette seule île. Ces géants planeurs à l'envergure pouvant dépasser deux mètres vingt arrivent à Española en avril pour se reproduire et quittent l'île en décembre pour passer l'hiver en mer au large des côtes du Pérou et du Chili. Assister à leur parade nuptiale, une danse élaborée de claquements de bec et de mouvements synchronisés du cou qui ressemble à une danse de salon extraterrestre, est l'une des expériences ornithologiques les plus inoubliables que l'on puisse vivre dans le monde entier.

Les lions de mer des Galápagos sont omniprésents dans tout l'archipel. Ces mammifères marins joueurs et curieux peuplent les plages, les jetées, les rochers et même les bancs des villes des îles peuplées. Ils dorment n'importe où, plongeant dans les eaux turquoise avec une grâce et une vitesse stupéfiantes pour les observateurs qui les ont vus quelques minutes auparavant peiner à se déplacer sur le sable. Faire du snorkeling avec des lions de mer curieux qui vous tournent autour, plongent sous vos pieds et vous observent dans les yeux est une expérience que les voyageurs qui ont eu la chance de la vivre décrivent invariablement comme l'un des moments les plus forts de leur vie.

Pour les plongeurs et les amateurs de plongée en apnée, les îles plus éloignées de Darwin et Wolf, à l'extrême nord-ouest de l'archipel, offrent les plongées les plus spectaculaires de toutes. Ces îles, accessibles uniquement par des croisières en plongée spécialisées, sont réputées pour leurs concentrations exceptionnelles de requins marteaux qui forment parfois des bancs de plusieurs centaines d'individus, une vision qui n'a aucun équivalent dans le monde de la plongée. Les requins baleines, les plus grands poissons du monde, fréquentent également ces eaux, et les requins de pointe blanche et les requins des récifs sont présents en abondance. Ces plongées dans les eaux claires et riches des Galápagos sont unanimement considérées par les plongeurs professionnels comme parmi les meilleures expériences de plongée disponibles sur notre planète.

Les principales îles de l'archipel offrent chacune des expériences distinctes et complémentaires. L'île Santa Cruz, où est située Puerto Ayora, la plus grande ville de l'archipel, est le point d'entrée principal pour la majorité des visiteurs. La Station de Recherche Charles Darwin, établie sur cette île, joue un rôle fondamental dans la conservation de la faune endémique et abrite notamment un programme d'élevage en captivité des tortues géantes dont le succès a permis de restaurer plusieurs populations insulaires qui étaient au bord de l'extinction. Les hautes terres de Santa Cruz, avec leurs forêts de cèdres et leurs puits naturels abrités dans des caldeiras volcaniques, constituent l'habitat idéal pour observer les tortues géantes dans leur environnement naturel.

L'île Isabela, la plus grande de l'archipel avec ses 4 588 kilomètres carrés, est une île d'une beauté volcanique saisissante formée par la fusion de six volcans boucliers distincts. Son volcan Wolf est le plus haut des Galápagos avec ses 1 707 mètres. Les eaux autour d'Isabela sont parmi les plus riches de l'archipel, avec des populations importantes de manchots, de pingouins, d'otaries, de lions de mer et de dauphins. L'île Bartolomé, avec son paysage lunaire de roches volcaniques et son célèbre rocher Pinnacle qui s'élève au-dessus des eaux turquoise, est l'image la plus photographiée et la plus reconnaissable de tout l'archipel. L'île Fernandina, la plus occidentale et la plus jeune géologiquement, est la plus pristine de toutes les îles habitées par la faune, avec ses imposantes colonies de cormoran aptère et ses paysages de lave récente qui semblent tout juste sortis d'une éruption.

La Côte Pacifique : Plages, Baleines et Surf

La côte Pacifique équatorienne s'étend sur plus de 2 200 kilomètres et offre une variété d'environnements côtiers, de plages et d'expériences nautiques qui méritent d'être beaucoup mieux connues qu'elles ne le sont actuellement dans le contexte du tourisme international. Des mangroves du golfe de Guayaquil aux falaises volcaniques du nord, la côte équatorienne recèle des trésors naturels et des activités qui satisferont aussi bien les chercheurs de plages tranquilles que les amateurs de sports nautiques extrêmes.

Montañita, dans la province de Santa Elena, est la capitale du surf équatorien et l'une des destinations de surf les plus populaires d'Amérique du Sud. Ce village de pêcheurs transformé en station balnéaire branchée attire chaque année des milliers de surfeurs du monde entier attirés par ses vagues régulières, son ambiance décontractée et son atmosphère de fête perpétuelle. Les plages de Montañita offrent des conditions de surf qui conviennent aussi bien aux débutants cherchant à apprendre qu'aux surfeurs expérimentés en quête de vagues de plus grande envergure. Au-delà du surf, la région offre également d'excellentes conditions pour le kitesurf, le windsurf et le snorkeling dans les eaux relativement claires du Pacifique.

L'Isla de la Plata, accessible depuis le port de Puerto López dans la province de Manabí, est souvent surnommée les Galápagos des pauvres — une appellation légèrement injuste mais qui témoigne néanmoins de la richesse naturelle de cette petite île côtière. On y trouve en effet des fous à pieds bleus, des frégates, des fous à pieds rouges et d'autres espèces d'oiseaux marins que l'on associe généralement aux Galápagos. Les eaux autour de l'île sont riches en vie marine et offrent d'excellentes opportunités de snorkeling. Mais la grande attraction de l'Isla de la Plata, de juin à septembre, est l'observation des baleines à bosse qui viennent se reproduire et mettre bas dans les eaux chaudes du Pacifique équatorien.

L'observation des baleines à bosse est l'une des expériences les plus extraordinaires que la côte équatorienne ait à offrir. De juin à septembre, ces géants des mers — qui peuvent mesurer jusqu'à seize mètres de long et peser jusqu'à trente tonnes — viennent depuis leurs zones d'alimentation antarctiques pour se reproduire dans les eaux chaudes du Pacifique tropical. Les excursions en bateau depuis Puerto López permettent d'observer ces animaux spectaculaires à des distances souvent très courtes, depuis leurs bonds hors de l'eau dans des sauts impressionnants, leurs battements de queue, leurs chants qui résonnent sous la surface, jusqu'aux mères qui accompagnent leurs baleinons nouveau-nés dans leurs premiers apprentissages de la vie marine. C'est une expérience d'une puissance émotionnelle rare que peu de voyageurs oublient.

Les Cinq Sites UNESCO de L'équateur

L'Équateur possède cinq sites inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, une richesse remarquable pour un pays de sa taille qui témoigne de l'importance universelle de ses trésors naturels et culturels. Ces cinq sites sont le Centre historique de Quito (1978), les Îles Galápagos (1978, étendu en 2001), le Centre historique de Cuenca (1999), le Parc National Sangay (1983) et le Réseau des Routes Inca Qhapaq Ñan (2014, site transnational partagé avec cinq autres pays sud-américains).

Le Centre historique de Quito fut l'un des deux premiers sites du monde à être inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, avec le Centre historique de Cracovie, lors de la première session du Comité du Patrimoine mondial en 1978. Cette distinction historique témoigne de la valeur exceptionnelle universelle d'un centre urbain colonial qui, malgré les séismes, les éruptions volcaniques et les transformations urbaines des siècles passés, conserve un ensemble architectural d'une authenticité et d'une cohérence remarquables.

Les Îles Galápagos furent inscrites la même année que le Centre historique de Quito, en 1978, et leur inscription fut étendue et renforcée en 2001. Ces îles constituent l'un des exemples les plus importants de l'histoire naturelle de notre planète, un terrain d'étude incomparable pour la compréhension de l'évolution biologique. La Zone Marine des Galápagos, ajoutée à l'inscription en 2001, couvre une superficie d'environ 138 000 kilomètres carrés d'eaux marines parmi les plus riches en biodiversité de notre planète.

Le Parc National Sangay fut inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983 pour ses valeurs naturelles exceptionnelles. Couvrant plus de 517 000 hectares dans le centre-est de l'Équateur, il abrite trois volcans actifs de grande importance — le Tungurahua, le Sangay et l'Altar — ainsi que des gradients écologiques remarquables qui descendent depuis les hautes terres andines jusqu'aux basses terres amazoniennes. La transition entre les différentes zones écologiques crée une biodiversité exceptionnelle qui comprend des espèces menacées comme le tapir de montagne, l'ours à lunettes et le condor des Andes.

Le Réseau routier inca Qhapaq Ñan, inscrit en 2014 comme site transnational partagé par l'Équateur, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine, représente l'un des exemples les plus élaborés d'infrastructure de transport précolombienne dans le monde. Ce réseau de routes, qui s'étendait sur plus de 30 000 kilomètres à travers l'ensemble de l'Empire Inca, relie des centres administratifs, des temples, des dépôts et des lieux de production. En Équateur, plusieurs tronçons importants de ce réseau sont encore visibles et praticables, notamment dans les régions de Cañar, d'Azuay et de Chimborazo.

Les Peuples Indigènes : Gardiens D'un Patrimoine Vivant

L'Équateur est l'un des pays d'Amérique du Sud où la présence et la vitalité des cultures indigènes sont les plus visibles et les plus affirmées. Avec une population autochtone estimée à environ sept pour cent de la population totale du pays, soit plus d'un million de personnes appartenant à une dizaine de nationalités indigènes distinctes, l'Équateur offre au voyageur curieux des rencontres et des expériences culturelles d'une profondeur et d'une authenticité rares.

Les Quechuas des hauts plateaux andins, les Shuars et les Achuars de l'Amazonie sud-orientale, les Huaorani du Parc National Yasuní, les Chachis de la côte nord — chacun de ces peuples possède sa propre langue, ses propres traditions artistiques, ses propres systèmes de croyances et ses propres modes d'organisation sociale et économique. Ces cultures, loin d'être des survivances figées d'un passé révolu, sont des réalités vivantes et dynamiques qui continuent d'évoluer tout en préservant leurs caractères essentiels.

La Constitution équatorienne de 2008 reconnaît officiellement l'Équateur comme un État plurinational et interculturel, une disposition qui confère aux nationalités indigènes des droits collectifs importants, notamment le droit à la consultation préalable sur les projets qui affectent leurs territoires, le droit à l'éducation dans leurs langues maternelles et le droit à pratiquer leurs systèmes de justice traditionnelle. Ces dispositions constitutionnelles placent l'Équateur en avant-garde mondiale des droits des peuples autochtones, même si leur mise en œuvre pratique reste parfois difficile et conflictuelle.

Les communautés indigènes de l'Amazonie équatorienne ont développé au cours des dernières décennies des formes de tourisme communautaire particulièrement réussies qui permettent aux voyageurs de visiter leurs territoires dans des conditions respectueuses de leurs cultures et de leurs environnements. Ces expériences, qui incluent généralement des nuits dans des lodges construits et gérés par les communautés elles-mêmes, des promenades en forêt guidées par des membres de la communauté, des démonstrations de techniques de chasse et de cueillette et des cérémonies culturelles, offrent une immersion authentique dans des modes de vie et des visions du monde radicalement différents de ceux des sociétés industrialisées.

Les marchés indigènes, et pas seulement celui d'Otavalo, sont des espaces de rencontre culturelle d'une richesse incomparable. Le marché de Saquisilí, dans la province de Cotopaxi, est l'un des marchés indigènes les plus authentiques et les moins touristiques d'Équateur, où les paysans des communautés environnantes viennent acheter et vendre des produits agricoles, du bétail et des articles ménagers dans une atmosphère qui n'a pratiquement pas changé depuis des siècles. Le marché de Guamote, dans la province de Chimborazo, est un autre exemple de ce type de marché populaire hebdomadaire où la présence des voyageurs est encore suffisamment rare pour ne pas avoir modifié le caractère profondément local et authentique des échanges.

Santé et Sécurité

Équipements médicaux, vaccinations, risques de maladie et conditions sanitaires.

Établissements Médicaux et Soins

Établissements Médicaux et Informations Sanitaires
Des soins médicaux et dentaires adéquats sont disponibles dans les grandes villes de l'Équateur. Dans les communautés plus petites et dans les îles Galápagos, les services sont limités et la qualité est généralement bien inférieure aux normes américaines. Les ambulances, avec ou sans personnel d'urgence formé, sont en nombre insuffisant dans les villes, mais encore plus dans les zones rurales. Les pharmacies sont facilement disponibles dans toute ville ; cependant, vous pourriez constater que la disponibilité de certains médicaments est sporadique, et les formulations et noms de marque diffèrent des produits disponibles aux États-Unis. Les narcotiques et tranquillisants sont extrêmement limités en disponibilité. Les pharmaciens dispensent parfois des médicaments sans demander une ordonnance. Ces individus peuvent avoir peu de formation et prescrivent souvent des antibiotiques à large spectre. Considérez tout conseil de leur part en conséquence. Les guérisseurs traditionnels et les marchés traditionnels dans certaines parties du pays offrent des remèdes à base de plantes et traditionnels. Vous devriez faire preuve de prudence lors de l'exploration de ces remèdes, car les formulations peuvent être discutables et certains composants peuvent interagir avec d'autres médicaments sur ordonnance. De nombreuses maladies tropicales sont présentes en Équateur, notamment le paludisme, la dengue et la fièvre jaune (qui sont transmises par les moustiques à basse altitude), la leishmaniose (transmise par les phlébotomes), la maladie de Chagas (transmise par les punaises triatomines) et la tuberculose (transmise de personne à personne par des gouttelettes respiratoires). Pour vous protéger des maladies transmises par les insectes à basse altitude, utilisez des répulsifs contre les insectes, des vêtements traités à la perméthrine et des moustiquaires de lit. En Équateur, la fièvre jaune ne se trouve que dans le bassin amazonien. Les autorités équatoriennes peuvent vous demander de présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune lors de l'entrée ou de la sortie de cette zone, ou lors de la poursuite du voyage vers d'autres régions de l'Amérique du Sud. Si possible, vous devriez obtenir un vaccin contre la fièvre jaune avant le départ des États-Unis. Vous pouvez également obtenir la vaccination à Guayaquil auprès de la Jefatura Provincial de Salud, Panama y Padre Aguirre, (tél) : 04-230-3160, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 00. Le vaccin est gratuit si vous ne nécessitez pas de certification internationale ; sinon il coûte 10,40 dollars. Les médicaments antipaludiques réduisent considérablement le risque de contracter le paludisme. Il n'existe pas de vaccins ou de médicaments prophylactiques pour la dengue, la leishmaniose ou la maladie de Chagas. Si vous tombez malade avec de la fièvre ou des symptômes pseudo-grippaux pendant ou après un voyage dans une zone à haut risque, vous devriez consulter rapidement un médecin. Notez que l'apparition de ces maladies peut être retardée jusqu'à un an. Votre santé et les hautes altitudes : Si vous voyagez à Quito (altitude : 9 400 pieds) ou dans d'autres zones de hautes terres, vous aurez généralement besoin d'un certain temps pour vous adapter à l'altitude, qui peut affecter négativement votre tension artérielle, votre digestion et votre niveau d'énergie. Les alpinistes en particulier doivent être avertis de ne pas sous-estimer le temps nécessaire pour s'adapter avant de commencer une ascension difficile en altitude. Consultez vos prestataires de soins de santé personnels avant d'entreprendre un voyage en haute altitude, car il existe des médicaments disponibles pour aider à combattre les effets. Si vous avez des problèmes cardiaques ou pulmonaires ou le trait drépanocytaire, vous pouvez développer de graves complications de santé en haute altitude.
Accessibilité
Lors d'un séjour en Équateur, les personnes handicapées peuvent trouver que l'accessibilité et les aménagements sont très différents des normes américaines. Bien que la constitution de l'Équateur interdise la discrimination à l'égard des personnes handicapées, les voyageurs handicapés peuvent avoir de grandes difficultés à parcourir les voies publiques et à accéder aux bâtiments.

Risque de Maladie

Degré de risque
haut
Maladies d'origine alimentaire et hydrique
bacterial diarrhea, hepatitis A, and typhoid fever
Maladies transmises par vecteurs
dengue fever and malaria