Voyages et Tourisme
Voyages et Tourisme en Iran
Alertes de voyage, devises, climat, transports, santé et sécurité pour les visiteurs de Iran.
Informations pratiques
Statut d'alerte voyage, devise, climat et détails de transit.
- Statut d'alerte voyage
- Niveau 4 : Ne pas voyager
- Décalage Horaire
- UTC+3,5 (8,5 heures en avance sur Washington, DC)
- Devise
- Rial iranien (IRR)
- Climat
- principalement aride ou semi-aride, subtropical le long de la côte caspienne
- Langue(s) parlée(s)
- La langue officielle en Iran est le persan, mais de nombreuses autres langues ou dialectes sont parlés.
- Groupes ethniques
- Persan 51%, Azéri 24%, Gilaki et Mazandarani 8%, Kurde 7%, Arabe 3%, Lur 2%, Baloutche 2%, Turkmène 2%, autre 1%
- Jour Férié National
- Jour de la République, 1er avril (1979)
- Coordonnées géographiques
- 32 00 N, 53 00 E
- Localisation
- Moyen-Orient, bordant le golfe d'Oman, le golfe Persique et la mer Caspienne, entre l'Irak et le Pakistan
- Aéroports
- 303
Destinations
Regions and cities, top sights, national parks, UNESCO sites, and festivals for visitors.
Persepolise et Chiraz : La Puissancce Achaemenide et la Ville des Poetes
Chiraz, capitale de la province du Fars et porte d'entrée vers les merveilles de l'Iran achéménide, est une ville d'une élégance sereine, amoureusement entretenue dans un cadre de montagnes et de vergers. Connue comme la "ville des poètes, des roses et du rossignol", elle est le berceau de deux des plus grands poètes de la littérature mondiale : Hafez (1315-1390) et Saadi (1213-1292). C'est aussi la ville la plus proche de Persépolis, l'une des grandes merveilles du monde antique.
Chiraz : La Ville D'hafez et de Saadi
Le Mausolée d'Hafez, Hafeziyeh, est le lieu de pèlerinage littéraire le plus vénéré d'Iran. Dans un jardin de cyprès et d'orangers, le tombeau du grand poète du quatorzième siècle est perpétuellement entouré de visiteurs qui viennent réciter ses ghazals, chercher une réponse à leurs questions dans son Divan ouvert au hasard, ou simplement méditer en présence de celui dont les vers accompagnent les Iraniens de la naissance à la mort. Le pavillon octogonal de marbre qui abrite le sarcophage est un chef-d'oeuvre de légèreté architecturale, et les versets d'Hafez gravés sur les parois du tombeau font de ce lieu un sanctuaire de la beauté poétique.
Le Mausolée de Saadi, dans un autre jardin de la ville, rend hommage à l'autre grand poète de Chiraz, auteur du Golestan (Jardin de roses) et du Bustan (Verger), deux chefs-d'oeuvre de la prose et de la poésie didactique persane. La citation de Saadi gravée à l'entrée du siège des Nations Unies à New York — "les fils d'Adam sont les membres d'un corps" — illustre la portée universelle de sa sagesse humaniste.
La Mosquée Nasir al-Mulk, surnommée la "Mosquée Rose" en raison de ses céramiques à dominante rose, est l'une des mosquées les plus photographiées d'Iran. Sa façade en faïence rose et ses vitraux colorés, qui projettent à l'aube des cascades de lumière multicolore sur les tapis de prière, créent un spectacle d'une beauté irréelle. Construite à la fin de la période Qajar, entre 1876 et 1888, elle est l'exemple le plus parfait de l'esthétique ornementale de cette période.
Le Jardin d'Eram, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'inscription des jardins persans, est un jardin botanique d'une grande beauté. Son pavillon principal, orné de céramiques multicolores et de bas-reliefs, est le symbole de Chiraz. Le jardin, avec ses cyprès centenaires, ses rosiers et ses parterres fleuris, est une représentation vivante du paradis persan, ce concept qui a donné son nom au "paradis" de toutes les traditions abrahamiques.
La Citadelle de Karim Khan, construite au dix-huitième siècle par Karim Khan Zand, fondateur de la courte mais brillante dynastie Zand dont Chiraz était la capitale, est une forteresse rectangulaire flanquée de tours rondes qui contraste avec l'esthétique plus raffinée des constructions safavides. Entouré d'un fossé, cet imposant édifice servait à la fois de résidence royale et de forteresse et abrite aujourd'hui un musée.
Yazd : La Ville du Desert Medieval et du Feu Eternel
Yazd est l'une des villes les plus extraordinaires d'Iran et l'une des plus vieilles villes habitées en continu du monde. Perchée dans le désert central à 1 230 mètres d'altitude, entre les deux grands déserts iraniens, elle a développé au cours des millénaires une architecture parfaitement adaptée aux conditions arides extrêmes. En 2017, l'UNESCO a inscrit la ville historique de Yazd au patrimoine mondial en reconnaissant "l'utilisation ingénieuse des ressources limitées en eau disponibles pour prospérer dans le désert."
Yazd est aussi la capitale spirituelle du zoroastrisme, la religion fondée par le prophète Zarathoustra (ou Zoroastre) vers le septième siècle avant notre ère. Le zoroastrisme, qui est peut-être la première religion monothéiste ou dualiste de l'histoire, postule une lutte cosmique entre Ahura Mazda, principe du bien et de la lumière, et Ahriman, principe du mal et des ténèbres. Ses idées sur le paradis et l'enfer, sur le jour du jugement dernier, sur le rôle des anges, ont exercé une influence profonde sur le judaïsme, le christianisme et l'islam. La communauté zoroastrienne de Yazd, les Zoroastriens iraniens, représente aujourd'hui seulement quelques dizaines de milliers de personnes, mais ils gardent avec une ferveur touchante les traditions de leur foi millénaire.
Le Temple du feu de Yazd, l'Atashkadeh, conserve une flamme sacrée dont les zoroastriens affirment qu'elle brûle en continu depuis environ 1 500 ans, ayant été transférée de sanctuaire en sanctuaire au cours des siècles. Le Temple du feu zoroastrien est fondé sur la conviction que le feu représente la lumière divine et la sagesse d'Ahura Mazda. Visible derrière une vitre dans son urne de cuivre, la flamme vacille doucement, reliant le visiteur à une tradition religieuse qui remonte à plus de deux millénaires.
Les Tours du Silence, Dakhma, situées à quelques kilomètres du centre de Yazd, sont l'un des témoignages les plus saisissants de la tradition funéraire zoroastrienne. Ces tours circulaires construites au sommet de collines étaient utilisées jusqu'au milieu du vingtième siècle pour la disposition des morts. Selon la croyance zoroastrienne, la terre, l'eau et le feu sont sacrés et ne peuvent être pollués par les corps des défunts. Les corps étaient donc déposés en haut des tours, où les vautours les dévoraient en peu de temps. Cette pratique, appelée inhumation dans les tours du silence, a cessé dans les années 1970 quand le gouvernement iranien l'a interdite, et les zoroastriens enterrent maintenant leurs morts dans des cimetières dont les cercueils sont isolés de la terre par du ciment.
Le tissage urbain de la vieille ville de Yazd est en lui-même un chef-d'oeuvre d'architecture vernaculaire désertique. Les maisons de terre séchée, aux épaisses parois qui maintiennent la fraîcheur en été et la chaleur en hiver, sont construites autour de cours intérieures avec des bassins et des jardins qui créent des microclimats agréables. Les toits sont hérissés de badgirs, les tours à vent, qui captent les brises en hauteur et les canalisent vers l'intérieur des maisons, assurant une ventilation naturelle et rafraîchissante. Ces systèmes de climatisation naturels, d'une efficacité remarquable sans aucune énergie mécanique, témoignent de l'ingéniosité des architectes désertiques iraniens.
Les qanats, système d'irrigation souterrain qui achemine l'eau des nappes phréatiques des piémonts montagneux vers les villes et villages du plateau désertique, sont l'une des grandes inventions de la civilisation iranienne. Un réseau de qanats vieux de plusieurs millénaires court sous la région de Yazd, permettant à la ville de prospérer en plein désert. L'UNESCO a inscrit les qanats d'Iran au patrimoine mondial en 2016. Certains de ces tunnels s'étendent sur plusieurs dizaines de kilomètres et peuvent atteindre une profondeur de plus de cent mètres.
La Mosquée Jamé de Yazd, avec ses minarets de 48 mètres, est la plus haute du monde islamique. Datant des quatorzième et quinzième siècles, elle est un chef-d'oeuvre de l'architecture de la période timuride, avec son portail d'entrée aux carreaux de faïence bleu et or d'une finesse incomparable.
Les 29 Sites du Patrimoine Mondial de L'unesco En Iran
L'Iran se classe parmi les dix premiers pays du monde pour le nombre de sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec 29 sites reconnus pour leur valeur universelle exceptionnelle. Cette richesse patrimoniale extraordinaire reflète la profondeur et la diversité de la civilisation iranienne à travers les âges. Voici les 29 sites classés.
La Tschogha Zanbil, dans la province du Khouzestan, est l'une des rares ziggourats bien conservées d'Asie du Sud-Ouest et l'une des premières oeuvres architecturales inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979. Construite vers 1250 avant notre ère par le roi élamite Untash-Napirisha, elle s'élève à 25 mètres de hauteur sur cinq niveaux, bien qu'à l'origine elle en comptait probablement sept. Le site comprend également des temples, des palais et des tombeaux royaux.
La Place Naqsh-e Jahan d'Ispahan, inscrite en 1979, est l'une des plus grandes et des mieux conservées places islamiques médiévales du monde. Entourée de deux étages d'arcades et de quatre monuments majeurs, elle est un chef-d'oeuvre de l'urbanisme safavide.
Persépolis, inscrite en 1979, est le symbole de la puissance et de la grandeur achéménides. Ses reliefs, ses colonnes et ses inscriptions sont parmi les documents archéologiques les plus précieux de l'Antiquité.
La Forteresse de Bam et son paysage culturel, inscrit en 2004, est la plus grande ville en pisé du monde. Bam avait été presque entièrement détruite par le tremblement de terre dévastateur de décembre 2003, qui fit plus de 26 000 victimes. Sa reconstruction progressive est un exemple remarquable de réhabilitation patrimoniale.
Le Parc national du Golestan, dans le nord-est de l'Iran, est l'un des parcs naturels les plus importants du pays, avec une grande diversité d'écosystèmes, des steppes aux forêts de Caspienne. Il abrite de nombreuses espèces animales menacées, dont le léopard de Perse, le mouflon d'Ispahan et l'ours brun.
La Région de Shahr-i Sokhta, dans la province du Sistan-et-Baloutchestan, est une ville de l'âge du bronze datant de 3200 avant notre ère, l'une des premières grandes villes de l'Asie du Sud-Ouest, avec des preuves de l'existence d'une écriture propre et d'une organisation sociale sophistiquée.
Soltaniyeh, dans la province du Zandjan, abrite le mausolée du sultan Oljeitu, construite au début du quatorzième siècle. Sa coupole de 50 mètres de diamètre, troisième plus grande coupole de maçonnerie du monde, est une merveille de l'ingénierie médiévale.
Bisotun, sur l'ancienne Route Royale dans la province de Kermanshah, est le site des inscriptions trilingues du roi Darius Ier, gravées à haute dans la falaise rocheuse. Ces inscriptions, qui racontent les victoires militaires de Darius dans trois langues, ont joué un rôle clé dans le déchiffrement du cunéiforme.
L'ensemble de jardins persans, inscrit en 2011, comprend neuf jardins répartis dans différentes villes d'Iran. Ces jardins représentent la conception persane du paradis terrestre, avec leurs murs d'enceinte, leurs canaux d'eau, leurs pavillons et leurs plantations ordonnées. Parmi eux : le Jardin d'Eram à Chiraz, le Jardin d'Abbasabad à Behshahr, le Jardin de Shahzadeh à Mahan, le Jardin de Chehel Sotoun à Ispahan, et d'autres.
La Mosquée du Vendredi d'Ispahan, inscrite en 2012, est un chef-d'oeuvre architectural couvrant quatorze siècles d'architecture islamique continue.
Les qanats persans, inscrits en 2016, comprennent onze exemples de ce système d'irrigation souterrain millénaire dont certains remontent à l'époque achéménide.
La ville historique de Yazd, inscrite en 2017, est un exemple exceptionnel d'architecture vernaculaire désertique avec ses tours à vent, ses maisons de terre et son réseau de qanats.
Le Parthène et ses paysages culturels en Perse méridionale, incluant Persépolis et Pasargades, est une zone de compréhension de l'Empire achéménide.
Pasargades, inscrite en 2004, est la première capitale de l'Empire achéménide avec le tombeau de Cyrus le Grand.
Le Désert de Lut, inscrit en 2016, est reconnu pour ses valeurs géomorphologiques exceptionnelles et ses températures de surface records.
Le Bazar historique de Tabriz, inscrit en 2010, est l'un des plus anciens et des plus grands bazars couverts du monde islamique.
Le Palais du Golestan de Téhéran, inscrit en 2013, est un chef-d'oeuvre de l'architecture Qajar.
Forêts hyrcaniennes, inscrites en 2019, couvrent les zones boisées de la côte caspienne iranienne.
L'ensemble hôteliers de la Route de la Soie en Perse : comprend des caravansérails médiévaux le long des voies commerciales iraniennes.
Haft Tappeh Khuzestan avec ses sites archéologiques élamites.
Tchogha Mish, site néolithique parmi les premières villes du monde.
Suse, ancienne capitale de l'Empire élamite et plus tard capitale achéménide.
Shushtar, son système hydraulique historique inscrit en 2009, comprenant des aqueducs, des canaux et des moulins à eau datant de l'époque sassanide.
Le Monastère arménien de Saint-Thaddée, inscrit en 2008, est un exemple remarquable de l'architecture religieuse arménienne dans le nord-ouest de l'Iran.
Le Monastère arménien de Saint-Étienne, également inscrit en 2008, est l'un des plus importants sanctuaires arméniens du monde et témoigne des échanges culturels entre l'Iran et le peuple arménien.
La Chapelle de Dzordzor, inscrite en 2008 avec les deux monastères précédents dans le cadre des Monuments arméniens monastiques d'Iran.
La zone de pêche au saumon du Golfe de Gwadar est un site naturel inscrit pour sa valeur biologique.
Autres Destinations Remarquables En Iran
Machhad : La Ville Sainte du Chiisme
Machhad, dans le nord-est de l'Iran, est la deuxième ville du pays et la ville sainte la plus importante du chiisme après Najaf et Karbala en Irak. Elle doit sa sainteté au Mausolée de l'Imam Reza, huitième imam chiite, mort à Machhad en 818 après Jésus-Christ. Le complexe religieux qui entoure ce mausolée, le Haram, est l'un des plus grands au monde. Ses cours d'or et ses dômes dorés accueillent chaque année des millions de pèlerins iraniens et du monde entier.
Le Mausolée de l'Imam Reza est un complexe immense qui comprend la tombe sacrée, plusieurs mosquées, musées et bibliothèques, des cours pavées de marbre qui peuvent accueillir des millions de fidèles simultanément lors des grandes fêtes religieuses. La chambre funéraire proprement dite, dont les murs sont entièrement recouverts de miroirs, est d'une opulence décorative sidérante et d'une atmosphère spirituelle intense. Les non-musulmans peuvent visiter les parties extérieures du complexe en s'habillant modestement.
Machhad est aussi une ville importante pour son patrimoine pré-islamique. Les ruines de Nishapour, ancienne capitale des Samanides, à 120 kilomètres à l'ouest de Machhad, abrite le tombeau d'Omar Khayyam et les ruines d'une grande cité médiévale.
L'île de Kish
L'île de Kish, dans le Golfe Persique, est une zone franche commerciale et touristique qui attire de nombreux visiteurs iraniens et étrangers. Avec ses plages de sable blanc, ses eaux turquoise, ses centres commerciaux et ses installations touristiques modernes, elle offre un visage de l'Iran très différent du plateau central. Le village grec antique, les ruines de l'antique cité de Harireh et le parc des dauphins sont parmi ses attractions. Kish bénéficie d'un régime de visa allégé, ce qui en fait un point d'entrée pratique pour certains visiteurs.
Santé et Sécurité
Équipements médicaux, vaccinations, risques de maladie et conditions sanitaires.
Établissements Médicaux et Soins
- Établissements Médicaux et Informations Sanitaires
- Les soins médicaux de base et les médicaments sont disponibles dans les principales villes, mais peuvent ne pas être disponibles dans les zones rurales. Les installations médicales ne répondent pas aux normes américaines et manquent parfois de médicaments et de fournitures. Les autorités iraniennes ont confirmé des épidémies de grippe aviaire en janvier 2008 dans le nord de l'Iran, ainsi que des rapports antérieurs d'épidémies parmi les cygnes sauvages dans les zones humides d'Anzali et dans la volaille domestique dans les provinces du nord d'Azerbaïdjan et de Gilan. Il y a eu un certain nombre de cas confirmés de grippe H1N1 en 2009.
- Accessibilité
- En Iran, les personnes handicapées peuvent trouver une accessibilité et des aménagements très différents de ce que vous trouvez aux États-Unis. Le 23 octobre 2009, la République islamique d'Iran a déclaré son adhésion à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ; toutefois, en ce qui concerne l'article 46, la République islamique d'Iran a déclaré qu'elle ne se considère pas liée par les dispositions de la Convention qui pourraient être incompatibles avec ses règles applicables. Il n'existe aucune loi en Iran pour imposer l'accès aux transports, à la communication et aux bâtiments publics pour les personnes handicapées. En général, il n'est pas recommandé aux personnes handicapées de voyager en Iran.
Risque de Maladie
- Degré de risque
- intermédiaire
- Maladies d'origine alimentaire et hydrique
- bacterial diarrhea
- Maladies transmises par vecteurs
- Crimean-Congo hemorrhagic fever

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