
Histoire des Championnats Continentaux de Football
Une histoire complète de l'UEFA Euro, de la Copa América, de la CAN, de la Coupe d'Asie de l'AFC, de la Gold Cup de la CONCACAF et de la Coupe des Nations de l'OFC
Introduction
La Coupe du monde de la FIFA est la plus grande compétition de football sur Terre, mais elle n'a lieu qu'une fois tous les quatre ans, et durant le reste du temps, le calendrier international du football s'articule autour de six championnats de confédérations continentales qui désignent les champions régionaux d'Europe, d'Amérique du Sud, d'Amérique du Nord et centrale avec les Caraïbes, d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Les tournois continentaux sont organisés par les six confédérations continentales reconnues par la FIFA — l'UEFA, la CONMEBOL, la CONCACAF, la CAF, l'AFC et l'OFC — et ont établi leurs propres histoires, leurs propres traditions, et dans plusieurs cas leur propre signification culturelle comparable ou supérieure à celle de la Coupe du monde au sein de leurs continents respectifs.
Le plus ancien des tournois continentaux est la Copa América, fondée par la CONMEBOL en 1916 sous le nom de Championnat d'Amérique du Sud à la suggestion de Hector Rivadavia Gomez, un dirigeant uruguayen du football. Le tournoi est disputé de façon ininterrompue depuis lors sous diverses appellations et constitue la compétition internationale de football la plus ancienne du monde. Le Championnat d'Europe de l'UEFA, deuxième grand tournoi continental en termes d'ancienneté, fut institué en 1960. La Coupe d'Afrique des Nations fut instituée en 1957. La Coupe d'Asie de l'AFC fut instituée en 1956. Le Championnat de la CONCACAF, rebaptisé ultérieurement Gold Cup, fut institué en 1963. La Coupe des Nations de l'OFC fut instituée en 1973. Ensemble, ces six tournois désignent les champions continentaux du football mondial et fournissent le calendrier compétitif international qui rythme les années entre les Coupes du monde.
Cet article retrace l'histoire complète des six championnats de confédérations continentales, en examinant la fondation et le développement institutionnel de chaque tournoi, les grandes éditions et leurs moments emblématiques, les joueurs dont les performances dans les tournois continentaux sont entrées dans la mémoire collective de leurs nations, les contextes politiques et économiques dans lesquels chaque tournoi a été organisé, la relation entre les tournois continentaux et la Coupe du monde, ainsi que l'émergence des tournois continentaux féminins et des compétitions inter-confédérations au sens large, notamment la Finalissima CONMEBOL-UEFA. Les championnats continentaux de football constituent ensemble l'une des grandes traditions structurelles du jeu international moderne, et leur histoire figure parmi les grands récits culturels du football à travers le monde.
L'Origine des Compétitions Internationales de Football au-delà de la Coupe du Monde
La compétition internationale de football entre équipes nationales s'est développée au cours de la fin du XIXe siècle, le premier match international ayant été disputé entre l'Écosse et l'Angleterre au West of Scotland Cricket Club à Glasgow le 30 novembre 1872. La rencontre s'est terminée sur un match nul sans but et est reconnue comme le point de départ de la compétition internationale de football. Le British Home Championship fut institué en 1884 en tant que première compétition internationale de football régulière, les quatre équipes nationales britanniques (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande) se rencontrant chaque année dans un format de championnat toutes rondes. La compétition se poursuivit jusqu'en 1984, constituant ainsi la plus ancienne compétition internationale de football de l'histoire au moment de sa disparition.
Au-delà des îles Britanniques, le football international entre équipes nationales se développa progressivement au cours de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. L'Argentine et l'Uruguay disputèrent le premier match international en dehors des îles Britanniques en 1901. Le premier football administré par la FIFA fut le tournoi de football aux Jeux olympiques de Londres 1908. Le tournoi olympique de football se poursuivit lors de chaque édition ultérieure des Jeux olympiques d'été jusqu'en 1920 et aurait constitué la principale compétition internationale entre équipes nationales, si ce n'est que les règles d'éligibilité amateur du CIO avaient empêché bon nombre des meilleurs joueurs professionnels du monde d'y participer. La nécessité d'une compétition internationale indépendante admettant les joueurs professionnels se fit de plus en plus pressante au cours des années 1920.
La FIFA elle-même fut fondée en 1904 à Paris par sept fédérations nationales de football en tant qu'organe directeur mondial du football association. L'institution mit vingt-cinq ans à organiser le premier tournoi administré par la FIFA pour les équipes nationales, la Coupe du Monde 1930, mais durant la période intermédiaire, diverses compétitions continentales et régionales furent organisées par les confédérations continentales de football en plein essor. La Copa América fut créée en 1916 en Amérique du Sud. La Coupe Mitropa fut établie en 1927 en tant que compétition internationale de clubs pour l'Europe centrale. La compétition du Championnat d'Europe des Nations fut évoquée au cours des années 1920, mais ne fut effectivement instituée qu'en 1960. Les autres tournois continentaux furent créés au cours des années 1950 et 1960, à mesure que les confédérations continentales de football développèrent leurs structures institutionnelles et que l'essor plus large du football international atteignit les continents africain, asiatique et autres.
La relation entre la Coupe du Monde et les tournois continentaux est un sujet de discussion récurrent au sein du football international. Le cycle quadriennal de la Coupe du Monde laisse trois années intermédiaires durant lesquelles les tournois continentaux remplissent le calendrier international. Les tournois continentaux ont fourni le cadre de qualification pour la Coupe du Monde elle-même, les confédérations continentales administrant les tournois de qualification au travers desquels leurs nations membres se disputent les places pour la Coupe du Monde. La relation entre la compétition continentale et la compétition mondiale a continué d'évoluer, plus récemment par l'institution de la Finalissima CONMEBOL-UEFA entre les champions continentaux d'Amérique du Sud et d'Europe.
Copa América — Le plus ancien tournoi continental (1916 à nos jours)
La Copa América fut fondée en 1916 à l'initiative de l'administrateur de football uruguayen Hector Rivadavia Gomez. La première édition se tint à Buenos Aires en juillet 1916 pour célébrer le centenaire de l'indépendance de l'Argentine vis-à-vis de l'Espagne, avec quatre équipes en compétition : l'Argentine, le Brésil, le Chili et l'Uruguay. Le tournoi fut remporté par l'Uruguay, qui allait dominer les premières années de la compétition et s'imposer comme la nation phare du football sud-américain au cours des années 1920 et du début des années 1930. La Copa América a été disputée sous diverses appellations et à des intervalles variables depuis 1916 ; elle constitue la compétition internationale de football la plus ancienne du monde, antérieure même à la série régulière du British Home Championship et, à plus forte raison, à la Coupe du monde de la FIFA, dont la première édition eut lieu en 1930.
La Copa América des premières années se tint annuellement ou tous les deux ans au cours des années 1910 et 1920 : à l'édition inaugurale de 1916 succédèrent les tournois de 1917, 1919, 1920, 1921, 1922, 1923, 1924, 1925, 1926, 1927, 1929, 1935 et 1937. Le tournoi était organisé par la CONMEBOL (la Confederación Sudamericana de Fútbol), fondée en 1916 parallèlement à la première Copa América. Les fédérations membres fondatrices de la CONMEBOL étaient celles de l'Argentine, du Brésil, du Chili et de l'Uruguay ; le Paraguay adhéra en 1921, la Bolivie en 1926, le Pérou en 1925, l'Équateur en 1927, la Colombie en 1936 et le Venezuela en 1952. Le nombre de membres de la CONMEBOL est resté fixé à dix fédérations depuis l'adhésion du Venezuela.
L'Uruguay domina la Copa América des débuts en remportant plusieurs titres dans les années 1910 et 1920, décrochant sept des dix premières éditions du tournoi. Cette hégémonie uruguayenne reflétait la prééminence plus large du football uruguayen au début du vingtième siècle, confirmée par les médailles d'or olympiques de l'Uruguay à Paris 1924 et à Amsterdam 1928, ainsi que par la victoire uruguayenne lors de la Coupe du monde inaugurale de 1930. L'Argentine succéda à l'Uruguay comme première nation footballistique sud-américaine, accumulant plusieurs titres en Copa América à la fin des années 1920 et dans les années 1930 sous le capitanat de Manuel Seoane, puis grâce au jeu offensif plus flamboyant de Bernabe Ferreyra. L'émergence du Brésil comme grande nation de football fut plus tardive, avec le premier titre brésilien en Copa América en 1949 et le développement des grandes générations brésiliennes des années 1950 et 1960.
La Copa América fut rebaptisée Championnat d'Amérique du Sud en 1936 lors d'une brève réforme institutionnelle, avant de retrouver le nom de Copa América en 1975. Le tournoi se tint à des intervalles irréguliers durant la période d'après-guerre, avec des éditions en 1939, 1941, 1942, 1945, 1946, 1947, 1949, 1953, 1955, 1956, 1957, 1959 (deux fois — en Argentine et en Équateur), 1963, 1967, 1975, 1979, 1983, 1987, 1989, 1991, 1993, 1995, 1997, 1999, 2001, 2004, 2007, 2011, 2015, 2016 (Copa América Centenario), 2019, 2021 et 2024. Le calendrier irrégulier du tournoi a résulté de diverses combinaisons de négociations sur les villes hôtes, d'engagements envers les diffuseurs et de considérations liées au calendrier des compétitions de la FIFA.
L'Uruguay a remporté la Copa América à quinze reprises, ce qui constitue le record absolu. L'Argentine a également remporté le tournoi à quinze reprises, à égalité avec l'Uruguay. Le Brésil a remporté le tournoi à neuf reprises. Le Paraguay l'a remporté deux fois. Le Pérou l'a remporté deux fois. La Bolivie l'a remporté une fois. La Colombie l'a remportée une fois. Le Chili l'a remporté deux fois durant la période faste de sa génération dorée des années 2010. La domination des trois superpuissances du football sud-américain — l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay — a constitué la tendance principale de l'histoire de la Copa América, avec de brefs moments d'hégémonie pour les nations de moindre envergure.
La Copa América à l'ère moderne (1975 à nos jours)
L'ère moderne de la Copa América débuta en 1975, lorsque le tournoi adopta un format de qualification avec matchs aller-retour disputés dans les pays d'accueil des nations participantes tout au long de l'année civile. La Copa América 1975 fut remportée par le Pérou, qui battit la Colombie lors d'un match de barrage après que les deux nations eurent terminé à égalité de points à l'issue des tours de qualification réguliers. La victoire péruvienne sous la direction de l'entraîneur Marcos Calderon constitua l'une des surprises de l'ère moderne de la Copa América et témoigna de la montée en puissance du football péruvien durant cette période.
La Copa América fut réformée en 1987 pour adopter un format à pays hôte unique, qui a été utilisé lors de la plupart des éditions ultérieures. Ce format concentré permet une expérience compétitive plus intense, similaire à celle de la Coupe du Monde, et a généré des chiffres d'affluence et d'audience télévisée supérieurs à ceux de l'ancien format aller-retour. L'Uruguay remporta la Copa América 1987 à domicile, en battant le Chili 1-0 en finale à l'Estadio Centenario de Montevideo. Les pays hôtes suivants comprirent l'Argentine (1987), le Brésil (1989, 2019, 2021), le Chili (1991, 1995, 2015), l'Équateur (1993), l'Uruguay (1995, 2001), la Bolivie (1997), le Paraguay (1999), la Colombie (2001), le Pérou (2004), le Venezuela (2007), l'Argentine (2011), le Chili (2015 et le Centenario 2016), le Brésil (2019, 2021) et les États-Unis (2024).
La Copa América 1989 au Brésil fut remportée par le Brésil grâce à la jeune génération montante de Romario, Bebeto et du gardien de but Taffarel. Le tournoi de 1991 au Chili fut remporté par l'Argentine lors du bref retour de Diego Maradona en équipe nationale. La Copa América 1993 en Équateur fut remportée par l'Argentine, dont le capitaine Sergio Goycochea se distingua par des arrêts brillants lors des séances de tirs au but. La Copa América 1995 en Uruguay fut remportée par l'Uruguay à domicile, qui battit le Brésil en finale.
La Copa América 1999 au Paraguay fut remportée par le Brésil grâce à l'éclat de Ronaldo et Rivaldo. La Copa América 2001 en Colombie fut remportée par la nation hôte colombienne, premier titre de Copa América de l'histoire du pays. La Copa América 2004 au Pérou fut remportée par le Brésil. La Copa América 2007 au Venezuela fut également remportée par le Brésil. La Copa América 2011 en Argentine fut remportée par l'Uruguay, troisième titre uruguayen en quinze ans, confirmant l'excellence footballistique durable du pays.
La génération dorée chilienne du milieu des années 2010 produisit deux titres consécutifs en Copa América en 2015 et 2016. Le tournoi de 2015 fut organisé au Chili et remporté par la nation hôte aux tirs au but face à l'Argentine, Alexis Sanchez, Arturo Vidal et Claudio Bravo étant les principaux joueurs chiliens. La Copa América Centenario 2016 fut organisée aux États-Unis pour commémorer le centenaire du tournoi et fut à nouveau remportée par le Chili, Lionel Messi ayant manqué le tir au but décisif lors de la séance contre le Chili. Messi annonça brièvement sa retraite internationale après la finale de 2016, une décision qu'il revint par la suite sur.
La Copa América 2019 fut organisée au Brésil et remportée par le Brésil, la nation hôte battant le Pérou 3-1 en finale au Maracana. La Copa América 2021 fut organisée au Brésil (délocalisée depuis la Colombie en raison de troubles politiques, l'Argentine s'étant également retirée de la co-organisation en raison des préoccupations liées à la COVID-19) et fut remportée par l'Argentine, Lionel Messi remportant enfin son premier grand trophée international en tant que capitaine de l'équipe argentine. La victoire argentine fut largement célébrée comme le moment ayant définitivement consacré l'héritage de la carrière de Messi. La Copa América 2024 fut organisée aux États-Unis et remportée par l'Argentine, qui devint la première nation à remporter trois Copa Américas consécutives (en comptant également la Coupe du Monde 2022 et la Copa 2024). Lionel Messi manqua la finale en raison d'une blessure à la cheville, l'Argentine battant la Colombie 1-0 après prolongation.
Championnat d'Europe de l'UEFA — Fondation et première édition (1960)
Le Championnat d'Europe de l'UEFA fut institué en 1960 par l'Union des associations européennes de football, fondée en 1954 en tant que confédération européenne du football. L'idée d'un championnat européen pour les équipes nationales avait été débattue pendant plusieurs années au sein de l'UEFA, le président de la Fédération Française de Football Henri Delaunay plaidant en faveur du tournoi depuis le début des années 1950. Delaunay mourut en 1955 avant que le tournoi ne soit effectivement institué, et le trophée remis au champion d'Europe fut ensuite baptisé Trophée Henri Delaunay en son honneur.
Le premier Championnat d'Europe de l'UEFA se déroula en juillet 1960 en France, avec quatre équipes atteignant la phase finale : la France, la Yougoslavie, l'Union soviétique et la Tchécoslovaquie. L'Union soviétique remporta le championnat en battant la Yougoslavie 2-1 en finale au Parc des Princes à Paris le 10 juillet 1960. Le gardien soviétique Lev Yachine fut le joueur dominant du tournoi, et ses performances lors du championnat consolidèrent sa réputation comme l'un des grands gardiens de but de l'histoire du football. Yachine serait par la suite le seul gardien de but à remporter le Ballon d'Or, en 1963.
Le premier Championnat d'Europe de l'UEFA ne réunit que dix-sept des vingt-huit fédérations membres de l'UEFA, plusieurs nations dont l'Angleterre, l'Allemagne de l'Ouest et l'Italie ayant décliné l'invitation à participer. L'absence de l'Angleterre et de l'Allemagne de l'Ouest reflétait le prestige encore en développement du Championnat d'Europe par rapport à la Coupe du monde, plus établie. La participation s'éleva à vingt-neuf fédérations pour l'édition 1964 et n'a cessé de croître avec l'expansion des membres de l'UEFA et le prestige grandissant du tournoi. Pour le Championnat d'Europe 2024, le tableau s'était agrandi à vingt-quatre équipes dans la phase finale.
La victoire soviétique de 1960 fut suivie par le Championnat d'Europe 1964 en Espagne, remporté par la nation hôte avec le brillant meneur de jeu Luis Suarez (le Galicien, et non l'Uruguayen qui lui succéda). Le Championnat d'Europe 1968 en Italie fut remporté par l'Italie à domicile, avec la célèbre demi-finale décidée au tirage au sort, lors de laquelle l'Italie élimina l'Union soviétique après un match nul sans but. Le Championnat d'Europe 1972 en Belgique fut remporté par l'Allemagne de l'Ouest grâce au génie du capitaine Franz Beckenbauer, de Gerd Muller, de Gunter Netzer et de toute la génération qui allait remporter la Coupe du monde 1974. La performance de l'équipe Beckenbauer-Netzer-Muller lors du championnat 1972 est restée dans les mémoires comme l'un des sommets du football ouest-allemand.
Le Championnat d'Europe 1976 en Yougoslavie produisit le penalty le plus célèbre de l'histoire du Championnat d'Europe lorsque l'attaquant tchécoslovaque Antonin Panenka loba le gardien d'une pichenette au centre du but face à l'Allemagne de l'Ouest en finale, une technique de frappe appelée la Panenka en son honneur depuis lors. La Tchécoslovaquie remporta le championnat aux tirs au but 5-3 après un match nul 2-2.
Le Trophée Henri Delaunay
Le trophée remis au vainqueur du Championnat d'Europe est le Trophée Henri Delaunay, nommé en l'honneur du dirigeant français du football qui avait plaidé pour la création du Championnat d'Europe dès le début des années 1950, mais qui mourut en 1955 avant la tenue du premier tournoi. Le trophée fut conçu par le sculpteur français Pierre Delaunay (fils d'Henri) et fut décerné pour la première fois à l'Union soviétique à l'issue de la finale de 1960. Il s'agit d'une figurine en argent sterling argenté représentant un jeune garçon jonglant avec un ballon de football, montée sur un socle sur lequel sont gravés les noms de toutes les nations championnes d'Europe. Le trophée mesure 42 centimètres de hauteur et pèse environ 6,5 kilogrammes.
Le Trophée Henri Delaunay original fut remplacé en 2008 par un nouveau trophée d'un design similaire, mais légèrement plus grand et doté d'un socle plus imposant afin d'accueillir les noms gravés supplémentaires. Le trophée actuel fut remis pour la première fois à l'Espagne après sa victoire au Championnat d'Europe 2008 et est utilisé depuis lors. Le trophée est conservé par la fédération nationale victorieuse entre deux éditions du championnat et est restitué à l'UEFA avant le tournoi suivant.
Le Trophée Henri Delaunay a été remporté par l'Union soviétique (1960), l'Espagne (1964, 2008, 2012, 2024), l'Italie (1968, 2020/2021), l'Allemagne de l'Ouest / l'Allemagne (1972, 1980, 1996), la Tchécoslovaquie (1976), la France (1984, 2000), les Pays-Bas (1988), le Danemark (1992), la Grèce (2004) et le Portugal (2016). L'Espagne est la nation qui a remporté le championnat le plus souvent, avec quatre titres, dont un parcours sans précédent de trois titres consécutifs en 2008, 2012 et 2024 (avec 2020 entre-temps, édition lors de laquelle l'Espagne n'avait pas atteint la finale).
UEFA Euro 1988 — Marco van Basten et le triomphe néerlandais
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 1988 s'est tenu en Allemagne de l'Ouest en juin 1988, avec huit équipes participant au tournoi final. Les Pays-Bas, qui avaient été finalistes des Coupes du monde 1974 et 1978 avec leur génération de Johan Cruyff et Johan Neeskens, remportèrent enfin leur premier grand trophée international après des années de football tactique brillant. Le sélectionneur néerlandais Rinus Michels, qui avait développé le système tactique du football total ayant défini le football néerlandais dans les années 1970, en était alors à sa troisième génération de ce système, avec un nouveau groupe de joueurs mené par Marco van Basten, Ruud Gullit, Frank Rijkaard et Ronald Koeman.
Les Pays-Bas se qualifièrent pour la phase de groupes en battant l'Angleterre, éliminèrent l'Allemagne de l'Ouest en demi-finale à Hambourg le 21 juin 1988 grâce à un but brillant de Marco van Basten et à un penalty tardif de Ronald Koeman, et atteignirent la finale face à l'Union soviétique. La finale se tint à Munich le 25 juin 1988 devant une foule de plus de 72 000 spectateurs. Le match fut décidé par deux buts extraordinaires : une tête de Ruud Gullit sur un centre de Van Basten à la trente-deuxième minute, et une reprise de volée de Marco van Basten à la cinquante-quatrième minute, largement considérée comme le plus grand but de l'histoire du Championnat d'Europe.
Le but de Van Basten naquit d'un centre lobé d'Arnold Muhren qui flotta jusqu'à Van Basten sur le côté droit de la surface de réparation soviétique. Van Basten, la jambe droite parfaitement positionnée, frappa la volée du premier touch directement au-delà du gardien soviétique Rinat Dasayev et dans le coin opposé du filet. L'angle, la distance, la technique parfaite de la volée et l'élégance de la frappe ont fait de ce but l'une des séquences footballistiques les plus reproduites de l'histoire. Les Pays-Bas remportèrent le match 2-0 et le titre, Van Basten étant désigné meilleur joueur du tournoi.
La victoire néerlandaise de 1988 fut largement interprétée comme la récompense tant attendue de la brillante tradition footballistique néerlandaise, qui avait débuté avec l'équipe de la Coupe du monde 1974. Van Basten, Gullit et Rijkaard rejoindraient tous l'AC Milan dans les années suivantes sous la direction de l'entraîneur Arrigo Sacchi, où ils produiraient le football de club européen le plus couronné de succès de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Van Basten remporta le Ballon d'Or en 1988, 1989 et 1992, devenant le premier joueur à remporter cette récompense à trois reprises. Sa carrière fut interrompue prématurément par des blessures récurrentes à la cheville, et il se retira du football en 1995 à l'âge de trente ans.
UEFA Euro 1992 — Le Miracle du Danemark
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 1992 s'est tenu en Suède en juin 1992 et a donné lieu à l'une des plus grandes surprises de l'histoire des compétitions internationales de football. L'équipe du Danemark n'avait pas réellement qualifié pour le tournoi — elle avait été éliminée par la Yougoslavie lors des qualifications — mais fut invitée à remplacer la Yougoslavie après que la FIFA et l'UEFA eurent suspendu ce pays des compétitions internationales en raison de la guerre civile yougoslave. L'équipe nationale danoise disposait de dix jours pour rassembler ses joueurs, dont plusieurs se trouvaient déjà en vacances d'été, avant le début du tournoi.
Le Danemark, sous la direction de l'entraîneur Richard Møller Nielsen, franchit la phase de groupes avec un match nul et deux victoires, dont un succès 2-1 contre la France lors de son dernier match de groupe qui lui permit d'accéder aux demi-finales. La demi-finale danoise contre les Pays-Bas le 22 juin 1992 produisit l'un des matchs les plus célèbres du tournoi. Les Pays-Bas menaient 2-1 à sept minutes de la fin, lorsque le milieu de terrain danois Henrik Larsen marqua pour égaliser. Le match se prolongea en prolongation puis aux tirs au but, le gardien danois Peter Schmeichel arrêtant le tir de Marco van Basten pour remporter la séance 5-4.
La finale à l'Ullevi Stadium de Göteborg le 26 juin 1992 opposa le Danemark à l'Allemagne. L'Allemagne avait atteint la finale en battant la Suède 3-2 lors de l'autre demi-finale. Le Danemark ouvrit le score par l'intermédiaire de John Jensen à la dix-huitième minute, d'une frappe de loin qui trompa le gardien allemand Bodo Illgner. La performance défensive danoise durant le reste du match fut extraordinaire, Peter Schmeichel réalisant plusieurs arrêts décisifs et la défense danoise organisée par Lars Olsen résistant à la pression allemande pendant plus de soixante-dix minutes. Kim Vilfort inscrivit un deuxième but danois à la soixante-dix-huitième minute pour sceller la victoire 2-0.
La victoire danoise est restée dans les mémoires comme le triomphe le plus improbable de l'histoire du football européen. Le pays ne s'était pas qualifié pour le tournoi, avait constitué son équipe en dix jours, avait franchi la phase de groupes en tant que seule équipe qualifiée par défaut, avait éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en demi-finale, et avait remporté la finale grâce à une seule et brillante performance défensive. L'entraîneur de l'équipe Richard Møller Nielsen et le capitaine Lars Olsen devinrent des héros nationaux au Danemark, et la victoire au Championnat d'Europe 1992 a fait l'objet de nombreux livres, documentaires et reconstitutions ultérieurs dans la culture populaire danoise.
L'UEFA Euro 1996 — L'Allemagne à Wembley
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 1996 s'est tenu en Angleterre, premier grand tournoi international organisé dans ce pays depuis la Coupe du Monde de la FIFA 1966. Le tournoi réunissait seize équipes dans la phase finale, soit le double du précédent format à huit équipes, cette expansion produisant une phase de groupes et une structure à élimination directe plus élaborées. Le tournoi s'est déroulé dans huit stades anglais, dont le stade de Wembley à Londres, qui avait été considérablement modernisé pour l'occasion. Le public anglais a accueilli le tournoi avec un enthousiasme immense, et la chanson officieuse du tournoi Three Lions, signée David Baddiel, Frank Skinner et les Lightning Seeds, est devenue l'un des grands hymnes du football de l'ère moderne.
L'équipe d'Angleterre, dirigée par l'entraîneur Terry Venables, a franchi la phase de groupes grâce à un match nul 1-1 contre la Suisse, une victoire 2-0 sur l'Écosse qui a donné lieu à la célèbre célébration du but de Paul Gascoigne imitant le fauteuil de dentiste, et une victoire 4-1 sur les Pays-Bas, largement considérée comme l'une des plus grandes performances anglaises de l'ère moderne. L'Angleterre a atteint les demi-finales après avoir éliminé l'Espagne aux tirs au but. La demi-finale contre l'Allemagne le 26 juin 1996 à Wembley a produit l'un des moments les plus célèbres du football anglais depuis 1966. Le match s'est terminé 1-1 après prolongation, et l'Allemagne s'est qualifiée à l'issue d'une séance de tirs au but au cours de laquelle le défenseur anglais Gareth Southgate a manqué son tir.
L'échec de Southgate aux tirs au but est devenu l'un des moments les plus commentés de la culture footballistique anglaise, sujet d'innombrables articles de presse, sketches comiques (parmi lesquels une publicité pour Pizza Hut mettant en scène Southgate lui-même) et réflexions sur la tendance récurrente de l'Angleterre à la déception lors des phases à élimination directe des tournois. Southgate allait par la suite devenir le sélectionneur de l'équipe nationale d'Angleterre, menant le pays jusqu'aux demi-finales de la Coupe du Monde 2018 et à la finale du Championnat d'Europe 2020 (disputée en 2021).
La finale à Wembley le 30 juin 1996 entre l'Allemagne et la République tchèque s'est conclue par une victoire allemande 2-1 après prolongation avec but en or, l'attaquant remplaçant Oliver Bierhoff inscrivant à la fois le but égalisateur et le but en or victorieux. La victoire allemande constituait le troisième titre de Champion d'Europe pour l'Allemagne, après ceux de 1972 et 1980, et le troisième grand titre international du pays dans les années 1990, après la Coupe du Monde 1990. Le capitaine allemand Jurgen Klinsmann a soulevé le Trophée Henri Delaunay à Wembley. Le tournoi de 1996 fut le dernier Championnat d'Europe au cours duquel le but en or fut utilisé en prolongation, cette règle ayant produit le dénouement spectaculaire signé Bierhoff tout en étant critiquée pour son caractère radical dans les matchs à élimination directe.
UEFA Euro 2000 — La génération dorée de la France
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2000 s'est tenu conjointement en Belgique et aux Pays-Bas en juin 2000, premier Championnat d'Europe à être co-organisé par deux pays. Le tournoi a été largement salué pour la grande qualité du football pratiqué et pour l'excellence de son organisation. L'équipe nationale de France, qui avait remporté la Coupe du monde 1998 sur son sol, arrivait en tant que championne du monde en titre et était largement donnée favorite pour remporter également le Championnat d'Europe. L'équipe de France était menée par Zinedine Zidane, Thierry Henry, Patrick Vieira, Marcel Desailly, et le reste de la génération multiculturelle qui avait conquis la Coupe du monde.
La France a franchi la phase de groupes grâce à une victoire contre le Danemark, une victoire contre la République tchèque et un match nul face aux Pays-Bas. Le quart de finale contre l'Espagne a abouti à une victoire française 2-1, le défenseur espagnol Raul manquant un penalty à la quatre-vingt-cinquième minute. La demi-finale contre le Portugal a donné lieu à une victoire française 2-1 en prolongation par but en or, Zinedine Zidane transformant un penalty accordé après une main portugaise dans la surface de réparation. La finale s'est disputée contre l'Italie au stade De Kuip de Rotterdam le 2 juillet 2000.
L'Italie menait 1-0 par l'intermédiaire de Marco Delvecchio à la cinquante-cinquième minute, et à l'approche de la quatre-vingt-douzième minute, l'équipe italienne s'apprêtait à célébrer son premier Championnat d'Europe depuis 1968. Dans les arrêts de jeu de la quatre-vingt-dixième minute, le remplaçant français Sylvain Wiltord inscrivit un but égalisateur depuis les abords de la surface de réparation, portant la rencontre en prolongation. À la 103e minute, l'attaquant français David Trezeguet inscrivit le but en or qui offrit la victoire à la France et le titre de championne d'Europe à l'équipe de France. Les joueurs italiens s'effondrèrent, incrédules, sur la pelouse. L'équipe de France, ayant remporté à la fois la Coupe du monde et le Championnat d'Europe en l'espace de deux ans, fut largement considérée comme la sélection internationale la plus accomplie de la période.
La génération dorée française de 1998-2000 a fait l'objet d'analyses approfondies par la suite. La combinaison du génie de Zidane, de l'organisation défensive de Marcel Desailly et Lilian Thuram, de la puissance au milieu de terrain de Patrick Vieira et Emmanuel Petit, et du danger offensif représenté par Thierry Henry et David Trezeguet a produit un football d'une qualité exceptionnelle. La composition multiculturelle de l'équipe, avec des joueurs d'origines algérienne, caribéenne et africaine en bonne place, fut largement interprétée comme une célébration de la France multiculturelle. Le déclin ultérieur de l'équipe lors de la Coupe du monde 2002 — où la France fut éliminée dès la phase de groupes sans marquer le moindre but — fut tout aussi largement interprété comme l'échec de cette même célébration, bien que les raisons réelles de ce déclin fussent autant sportives que culturelles.
UEFA Euro 2004 — Le Choc de la Grèce
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2004 s'est tenu au Portugal en juin 2004 et a produit la victoire la plus extraordinaire de toute l'histoire du Championnat d'Europe. La Grèce, équipe la moins bien classée du tournoi final avec un indice Elo d'environ 1500 et cotée à 100 contre 1 par certains bookmakers avant la compétition, a remporté le titre au terme d'une série de victoires face à des adversaires nettement plus forts, un exploit qui n'a jamais été égalé dans l'histoire ultérieure du tournoi.
L'équipe grecque, dirigée par l'entraîneur allemand Otto Rehhagel, avait développé un système tactique fondé sur une organisation défensive rigoureuse, la marque sur coups de pied arrêtés et un contre-attaque implacable dès que les occasions se présentaient. La Grèce s'était qualifiée pour le tournoi avec une belle performance dans son groupe de qualification, mais l'équipe avait rarement participé aux grandes compétitions internationales et n'était pas sérieusement considérée comme prétendante au titre. Le premier match de l'équipe dans le tournoi l'opposait à la nation hôte, le Portugal, lors du match d'ouverture disputé le 12 juin 2004 à Porto. La Grèce a remporté la rencontre 2-1 grâce à des buts de Giorgios Karagounis et d'Angelos Basinas. Ce résultat fut largement perçu comme une surprise, mais non comme le présage de ce qui allait suivre.
La Grèce a franchi la phase de groupes après un match nul contre l'Espagne et une défaite face à la Russie. Le quart de finale contre la France, championne en titre, s'est soldé par une victoire grecque 1-0 grâce à une tête d'Angelos Charisteas à la soixante-cinquième minute. La demi-finale contre la République tchèque a donné lieu à une victoire grecque 1-0 en prolongation grâce à une tête de Traianos Dellas à la 105e minute. La finale à l'Estadio da Luz de Lisbonne le 4 juillet 2004 opposait la Grèce et le Portugal, le même duel qui avait ouvert le tournoi. La Grèce a remporté la finale 1-0 grâce à une tête d'Angelos Charisteas à la cinquante-septième minute à la suite d'un coup de coin. La Grèce avait ainsi remporté le Championnat d'Europe sans subir la moindre défaite après la phase de groupes.
La victoire grecque a fait l'objet d'analyses approfondies par la suite. L'approche tactique de l'équipe, fondée sur une défense disciplinée, les coups de pied arrêtés et le contre-attaque, fut largement qualifiée de football laid par les puristes tactiques, mais elle s'était révélée d'une efficacité redoutable face à des équipes supérieures. L'héritage plus large du tournoi fut la reconnaissance que le football tactique et discipliné pouvait l'emporter sur une opposition plus talentueuse dans les compétitions à élimination directe. Les joueurs grecs, notamment Charisteas, Dellas, Karagounis et Basinas, sont devenus des héros nationaux en Grèce, et la victoire au Championnat d'Europe 2004 est célébrée sans discontinuer dans la culture populaire grecque depuis lors. Otto Rehhagel a été fait citoyen grec honoraire et a fait l'objet de nombreux hommages.
L'UEFA Euro 2008-2012 — L'ère de l'Espagne
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2008 a été organisé conjointement par l'Autriche et la Suisse en juin 2008 et a été remporté par l'Espagne, marquant le début d'une période de domination du football espagnol sans précédent dans l'histoire du football international. L'équipe espagnole, sous la direction de l'entraîneur Luis Aragones, avait été critiquée avant le tournoi pour ses échecs lors des compétitions précédentes et pour ce qui était perçu comme une culture footballistique manquant de caractère, mais le parcours de l'équipe lors du tournoi 2008 transforma le football espagnol. L'équipe était menée par le gardien de but Iker Casillas, les défenseurs centraux Carles Puyol et Sergio Ramos, les milieux de terrain Xavi, Andres Iniesta et David Silva, ainsi que les attaquants Fernando Torres, David Villa et Cesc Fabregas.
L'Espagne a progressé dans le tournoi grâce à un football brillant fondé sur le système de passes axé sur la possession qui allait être appelé tiki-taka. La rétention du ballon par les Espagnols était extraordinaire, l'équipe conservant fréquemment la possession entre soixante et soixante-dix pour cent du temps de jeu face aux équipes adverses. La demi-finale contre la Russie s'est conclue par une victoire espagnole sur le score de 3-0. La finale contre l'Allemagne, le 29 juin 2008 à l'Ernst Happel Stadium de Vienne, s'est soldée par une victoire espagnole 1-0, grâce à un but de Fernando Torres à la trente-troisième minute. L'Espagne avait remporté son premier grand titre international depuis le Championnat d'Europe 1964.
La victoire espagnole à l'Euro 2008 marqua le début d'une période de domination de quatre ans sans égale dans l'histoire du football international. L'équipe espagnole remporta ensuite la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, première victoire en Coupe du monde de l'histoire du football espagnol. L'équipe remporta le Championnat d'Europe 2012 en Pologne et en Ukraine, devenant ainsi la première nation à remporter trois grands tournois internationaux consécutifs. La finale du Championnat d'Europe 2012, le 1er juillet 2012 à l'Olympiyskiy National Sports Complex de Kiev, se conclut par une victoire espagnole 4-0 face à l'Italie, avec des buts de David Silva, Jordi Alba, Fernando Torres et Juan Mata. La performance espagnole lors de la finale de 2012 fut largement considérée comme l'une des plus dominantes de l'histoire des tournois.
La domination espagnole prit fin lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, où l'équipe fut éliminée dès la phase de groupes. L'équipe espagnole avait vieilli ensemble — le capitaine Iker Casillas avait 33 ans, les maîtres à jouer Xavi et Andres Iniesta avaient respectivement 34 et 30 ans, et les cadres défensifs approchaient eux aussi de la fin de leur carrière internationale. L'approche tactique espagnole du football de possession tiki-taka était également adaptée et contrée par les équipes adverses, les stratégies de pressing intensif de plus en plus répandues des équipes dirigées par Jurgen Klopp au Borussia Dortmund et dans d'autres clubs produisant des méthodes de perturbation de la possession espagnole auxquelles l'équipe d'Espagne n'avait pas encore été confrontée.
La tradition de domination espagnole fit son retour une décennie plus tard avec la victoire au Championnat d'Europe 2024 en Allemagne. La nouvelle génération espagnole, sous la direction de l'entraîneur Luis de la Fuente, comprenant l'adolescent Lamine Yamal, Nico Williams et le capitaine Alvaro Morata, remporta chacun de ses matchs dans le tournoi, dont une victoire 2-1 face à l'Angleterre en finale. L'Espagne devint ainsi la seule nation à avoir remporté trois Championnats d'Europe ou plus au cours de trois décennies différentes (années 1960, années 2010, années 2020), confirmant l'éclat footballistique durable du pays.
L'Euro UEFA 2016 et 2020 — Le Portugal et l'Italie
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2016 s'est tenu en France en juin et juillet 2016 et a été remporté par le Portugal, premier grand trophée international de l'histoire du football portugais. Le tournoi a été le premier Championnat d'Europe à vingt-quatre équipes dans la phase finale, une expansion par rapport aux seize équipes qui composaient auparavant le tableau final. Le Portugal était une nation de football sérieuse depuis des décennies, mais n'avait jamais remporté de trophée international. L'équipe placée sous la direction de l'entraîneur Fernando Santos avait été critiquée pour son approche tactique défensive, mais elle a progressé dans le tournoi grâce à une combinaison de défense disciplinée, du génie de Cristiano Ronaldo et de plusieurs tirs au but décisifs.
Le Portugal a traversé la phase de groupes avec trois matchs nuls contre l'Islande, l'Autriche et la Hongrie, survivant à la phase de groupes du tableau élargi malgré l'exploit inhabituel de se qualifier sans avoir remporté aucun de ses trois matchs. L'équipe a remporté les huitièmes de finale, les quarts de finale et les demi-finales dans diverses combinaisons de temps réglementaire et de prolongations. La finale au Stade de France à Saint-Denis le 10 juillet 2016 a opposé le Portugal à la nation hôte, la France, largement favorite. Le Portugal a perdu Ronaldo sur blessure à la vingt-cinquième minute, après que le capitaine portugais a subi une blessure au genou lors d'une collision avec le milieu de terrain français Dimitri Payet. Ronaldo a été porté hors du terrain en larmes lors du remplacement.
Le match s'est poursuivi sur le score de 0-0 durant les quatre-vingt-dix minutes et pendant la majeure partie des prolongations. À la 109e minute, le remplaçant portugais Eder a inscrit une frappe de loin depuis l'extérieur de la surface de réparation, logeant le ballon en rase-mottes dans le coin du filet français. Le Portugal a remporté le match 1-0 et le titre, mettant fin à la longue attente portugaise d'un trophée international. Ronaldo, qui était resté sur le banc depuis sa blessure, a rejoint ses coéquipiers sur le terrain au coup de sifflet final et a célébré comme s'il avait disputé l'intégralité du match. La victoire portugaise a été largement saluée comme le couronnement de la carrière internationale de Ronaldo.
Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2020 s'est tenu dans plusieurs villes européennes en juin et juillet 2021 (reporté d'un an en raison de la pandémie de COVID-19) et a été remporté par l'Italie. L'équipe italienne placée sous la direction de l'entraîneur Roberto Mancini s'était relevée de l'échec du pays à se qualifier pour la Coupe du monde 2018 et a produit une brillante campagne dans le tournoi. L'équipe a traversé la phase de groupes sans être battue et a atteint la finale au stade de Wembley à Londres le 11 juillet 2021 contre la nation hôte, l'Angleterre. La finale s'est conclue sur un match nul 1-1 après prolongation, avec des buts de Luke Shaw et Leonardo Bonucci. L'Italie a remporté la séance de tirs au but 3-2 après que l'Angleterre en a raté trois sur cinq, dont le dernier tiré par Bukayo Saka. L'Italie a ainsi décroché son deuxième titre de Champion d'Europe après 1968.
L'équipe anglaise placée sous la direction de l'entraîneur Gareth Southgate avait atteint sa première grande finale internationale depuis la Coupe du monde 1966. La défaite aux tirs au but a alimenté les discussions dans le football anglais sur la tendance du pays aux désillusions en tournoi. La finale a également fait l'objet d'une importante polémique après le match, après que des abus racistes ont été dirigés contre les joueurs anglais Marcus Rashford, Jadon Sancho et Bukayo Saka, qui avaient manqué leurs tirs au but lors de la séance. Ces abus racistes ont suscité une condamnation publique à travers la classe politique et la société britanniques et ont contribué au débat plus large sur le racisme dans le football.
Coupe d'Afrique des Nations (CAN) — Fondation et premières années
La Coupe d'Afrique des Nations fut instituée en 1957 par la Confédération Africaine de Football (CAF), nouvellement créée et fondée le 8 février 1957 lors du Congrès de la FIFA à Lisbonne. La CAF fut la première confédération continentale de football fondée en dehors de l'Europe et de l'Amérique du Sud, et la CAN fut la première compétition continentale de football organisée hors de ces deux continents. La première CAN se tint à Khartoum, au Soudan, en février 1957, avec trois équipes en lice : l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan. L'équipe sud-africaine avait été programmée pour y participer, mais fut exclue par la CAF après que la Fédération sud-africaine de football eut refusé d'envoyer une équipe multiraciale au Soudan, contrevenant ainsi à la politique explicitement anti-apartheid de la nouvelle confédération continentale. L'équipe égyptienne remporta le tournoi inaugural en battant l'Éthiopie 4-0 en finale.
Les premières éditions de la CAN étaient de petits tournois limités aux rares nations africaines ayant accédé à l'indépendance à la fin des années 1950. La compétition s'élargit progressivement au cours des années 1960, à mesure que de nouveaux États africains accédaient à l'indépendance et rejoignaient la CAF. La CAN 1959 se tint en Égypte et fut remportée par l'Égypte. La CAN 1962 se tint en Éthiopie et fut remportée par l'Éthiopie. La CAN 1963 se tint au Ghana, première nation africaine noire indépendante, et fut remportée par le Ghana sous la conduite du capitaine Charles Kumi Gyamfi et de l'entraîneur Charles Kumi Gyamfi (la même personne ayant assumé les deux fonctions durant une partie du tournoi). La CAN 1965 se tint en Tunisie et fut de nouveau remportée par le Ghana.
Le Ghana domina les premières éditions de la CAN avec cinq titres dans les années 1960 et 1970. La tradition footballistique ghanéenne, établie sous le gouvernement post-indépendance de Kwame Nkrumah et perpétuée par les gouvernements successifs, fut l'une des plus florissantes d'Afrique durant cette période. Le milieu de terrain ghanéen Karim Abdul Razak, l'attaquant Abedi Pelé (Abedi Ayew) et le gardien de but Robert Mensah comptèrent parmi les meilleurs joueurs africains de l'époque. L'Égypte fut la deuxième nation la plus titrée dans les premières éditions de la CAN.
Les années 1970 virent l'émergence de nouvelles nations africaines sur la scène footballistique. Le Nigeria remporta sa première CAN en 1980 sous le capitanat de Christian Chukwu et la direction technique d'Otto Gloria. Le Cameroun remporta sa première CAN en 1984 sous le capitanat de Jean Manga-Onguene et s'imposa comme l'une des grandes nations du football africain au cours des années 1980 et 1990. L'Algérie remporta la CAN en 1990 avec une équipe qui comptait dans ses rangs Rabah Madjer, l'brillant attaquant auteur du célèbre but du talon inscrit pour Porto lors de la finale de la Coupe d'Europe 1987 contre le Bayern Munich.
L'élargissement progressif de la CAN au cours de la fin du vingtième siècle consacra le tournoi comme l'une des compétitions internationales de football les plus relevées au monde. Dès les années 1990, le football africain avait suffisamment progressé pour que la CAN fût largement considérée comme comparable en qualité à la Coupe d'Asie et comme approchant le niveau du Championnat d'Europe. Le calendrier biennal de la CAN — organisée les années impaires jusqu'en 2013, puis selon diverses adaptations lors des éditions suivantes — offrit un cadre régulier au football international africain.
La CAN à l'ère moderne
L'ère moderne de la CAN remonte approximativement au début des années 1990, lorsque l'élévation des standards commerciaux et sportifs du football africain a transformé le tournoi en une grande compétition internationale. La CAN 1992 au Sénégal a été remportée par la Côte d'Ivoire sous le capitanat de Yao Kouassi Gerald et l'entraînement de Yeo Martial. La CAN 1994 en Tunisie a été remportée par le Nigeria sous le capitanat de Sunday Oliseh et grâce au brillant jeu au milieu de terrain de Jay-Jay Okocha, Daniel Amokachi, Finidi George, et de l'attaquant Rashidi Yekini. L'équipe nigériane du début des années 1990 était l'une des plus talentueuses de l'histoire du football africain et allait également connaître un succès considérable aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, où le Nigeria devint la première équipe africaine à remporter l'or olympique en football.
La CAN 1996 fut organisée en Afrique du Sud après le démantèlement de l'apartheid et la réadmission de l'Afrique du Sud aux compétitions internationales de football. L'équipe sud-africaine hôte, menée par le capitaine Lucas Radebe et l'entraîneur Clive Barker, remporta le tournoi par une victoire 2-0 sur la Tunisie en finale. La victoire sud-africaine fut largement célébrée comme un moment de réconciliation nationale et comme le symbole de la réintégration de la Nation Arc-en-ciel post-apartheid au sein de la communauté africaine. Le président Nelson Mandela assista à la finale et remit le trophée à Lucas Radebe.
La CAN 1998 au Burkina Faso fut remportée par l'Égypte. La CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, fut remportée par le Cameroun, qui allait également remporter la CAN 2002 au Mali. L'équipe camerounaise de 2002, sous la direction de l'entraîneur Winfried Schafer, comprenait Samuel Eto'o, Patrick Mboma, Rigobert Song et Geremi, et fut l'une des équipes africaines les plus solides de l'ère moderne. La CAN 2004 en Tunisie fut remportée par la nation hôte, la Tunisie. La CAN 2006 en Égypte fut remportée par l'Égypte. La CAN 2008 au Ghana fut de nouveau remportée par l'Égypte, constituant le troisième titre consécutif de la CAN pour l'Égypte et la période de domination la plus marquante de l'histoire du football égyptien sous l'entraîneur Hassan Shehata.
La CAN 2010 en Angola fut remportée par l'Égypte pour le troisième tournoi consécutif. La CAN 2012 en Guinée équatoriale et au Gabon fut remportée par la Zambie, dans une victoire émouvante intervenue le même jour et dans la même zone (Libreville, Gabon) où l'avion de l'équipe nationale zambienne s'était écrasé en 1993, causant la mort de dix-huit joueurs et de l'ensemble du staff technique. La CAN 2013 en Afrique du Sud fut remportée par le Nigeria. La CAN 2015 en Guinée équatoriale fut remportée par la Côte d'Ivoire. La CAN 2017 au Gabon fut remportée par le Cameroun. La CAN 2019 en Égypte fut remportée par l'Algérie. La CAN 2021 au Cameroun (reportée à janvier 2022) fut remportée par le Sénégal, premier titre de la CAN de l'histoire du Sénégal, avec l'attaquant de Liverpool Sadio Mané comme figure de proue de l'équipe. La CAN 2023 en Côte d'Ivoire (reportée à janvier 2024) fut remportée par la Côte d'Ivoire à domicile, la nation hôte battant le Nigeria 2-1 en finale.
La CAN moderne a produit quelques-unes des performances internationales les plus célébrées de l'histoire du football africain. Le jeu individuel brillant de Samuel Eto'o, auteur de 18 buts en CAN au fil de plusieurs tournois, le capitanat de Didier Drogba lors de plusieurs éditions avec la Côte d'Ivoire, la carrière record du gardien Essam El Hadary sous les couleurs de l'Égypte, la victoire sénégalaise de 2022 portée par l'attaquant Sadio Mané, et la montée en puissance de joueurs plus jeunes tels que Mohamed Salah et Riyad Mahrez ont tous contribué à forger la tradition moderne de la CAN. Le calendrier biennal du tournoi, les conditions d'organisation exigeantes sur l'ensemble du continent africain, et l'intégration des vainqueurs de la CAN dans le calendrier international de football au sens large ont tous continué à consolider la structure institutionnelle du tournoi.
Coupe d'Asie de l'AFC — Fondation (1956) et histoire
La Coupe d'Asie de l'AFC fut instituée en 1956 par la Confédération asiatique de football, fondée le 8 mai 1954 à Manille, aux Philippines. La première Coupe d'Asie de l'AFC se tint à Hong Kong en septembre 1956, avec quatre équipes en compétition : Hong Kong, Israël, la Corée du Sud et le Sud-Vietnam. L'équipe sud-coréenne remporta le tournoi inaugural grâce à une victoire 2-1 contre Israël lors du match décisif. La Coupe d'Asie de l'AFC est le tournoi de football continental le plus ancien d'Asie et s'est tenu à intervalles irréguliers — environ tous les quatre ans à partir de 1968 — jusqu'à nos jours.
Les premières éditions de la Coupe d'Asie de l'AFC étaient modestes et dominées par la Corée du Sud, Israël et l'Iran. La Corée du Sud remporta le tournoi inaugural de 1956 ainsi que celui de 1960, organisé en Corée du Sud. Israël remporta le tournoi de 1964, organisé en Israël, seule Coupe d'Asie de l'AFC que ce pays ait gagnée durant son appartenance à la confédération. L'Iran fut admis au sein de l'AFC en 1968 et remporta immédiatement la Coupe d'Asie de l'AFC 1968, organisée en Iran, premier d'une série de trois titres consécutifs iraniens en 1968, 1972 et 1976.
Les années 1970 et 1980 virent l'expansion progressive de la Coupe d'Asie de l'AFC, à mesure que le nombre de membres de l'AFC s'accroissait. Le Koweït remporta le tournoi de 1980, organisé au Koweït. L'Arabie saoudite remporta les tournois de 1984, 1988 et 1996. Le Japon remporta le tournoi de 1992, constituant leur premier grand succès international en football, amorçant ainsi une période d'émergence du football japonais qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours. L'équipe du Japon allait ensuite remporter la Coupe d'Asie de l'AFC à quatre reprises (1992, 2000, 2004, 2011), le palmarès le plus élevé de l'histoire du tournoi.
L'exclusion d'Israël de l'AFC en 1974 résulta des pressions politiques exercées par les nations arabes et reflétait le contexte politique plus large des relations internationales israéliennes durant la période postérieure à 1967. Israël fut admis au sein de l'UEFA en 1994, offrant au pays une autre confédération de football continentale au sein de laquelle évoluer. Les complications politiques liées à l'appartenance à l'AFC affectèrent également l'Irak, l'Iran durant diverses périodes de tension politique avec l'Arabie saoudite, ainsi que plusieurs autres nations asiatiques.
La Coupe d'Asie de l'AFC moderne a connu une élévation constante de son niveau de compétition, à mesure que le Japon, la Corée du Sud, l'Australie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Chine, le Qatar et d'autres nations ont investi dans le développement de leur football. La Coupe d'Asie de l'AFC 2007 fut la première à être organisée par plusieurs co-hôtes (l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, le Viêt Nam). Le tournoi de 2011 se tint au Qatar et fut remporté par le Japon, dont le capitaine était Makoto Hasebe et l'entraîneur Alberto Zaccheroni. Le tournoi de 2015 se tint en Australie (à la suite du transfert de l'Australie de l'OFC vers l'AFC en 2006) et fut remporté par l'Australie. Le tournoi de 2019 se tint aux Émirats arabes unis et fut remporté par le Qatar. Le tournoi de 2023 (reporté à janvier 2024) se tint au Qatar et fut de nouveau remporté par le Qatar, constituant le deuxième titre consécutif de la nation hôte à la Coupe d'Asie de l'AFC.
L'essor des traditions footballistiques australienne, qatarienne, japonaise et sud-coréenne a fait de la Coupe d'Asie de l'AFC moderne l'un des tournois de football continental les plus compétitifs au monde. La confédération asiatique de football a investi de manière substantielle dans les infrastructures du tournoi, la diffusion télévisée et le développement de la compétition au cours des dernières décennies, et la Coupe d'Asie de l'AFC est devenue un événement majeur du calendrier international du football, s'inscrivant dans l'expansion commerciale plus large du football en Asie.
Coupe d'or de la CONCACAF
La Coupe d'or de la CONCACAF est le championnat de la Confédération de football des nations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, la confédération régionale de football regroupant les nations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes. La CONCACAF a été fondée le 18 septembre 1961 à Mexico City par la fusion des confédérations jusque-là distinctes que constituaient la Confédération nord-américaine et la Confédération d'Amérique centrale et des Caraïbes. Le Championnat de la CONCACAF a été disputé de 1963 à 1989 en tant que tournoi principal de la nouvelle confédération, avec diverses modifications de format au cours de cette période. La compétition a été rebaptisée Coupe d'or de la CONCACAF en 1991 et a continué sous ce nom jusqu'à nos jours.
Les débuts du Championnat de la CONCACAF ont été dominés par le Mexique, le Costa Rica, le Guatemala et Haïti, avec des performances ponctuellement remarquables d'autres nations d'Amérique centrale et des Caraïbes. Le Mexique a remporté les Championnats de la CONCACAF de 1965, 1971 et 1977. Le Costa Rica a remporté les Championnats de la CONCACAF de 1969 et 1989. Le Guatemala a remporté le Championnat de la CONCACAF de 1967. Haïti a remporté le Championnat de la CONCACAF de 1973. Le prestige relativement limité du Championnat de la CONCACAF durant les années 1970 et 1980 reflétait le développement institutionnel plus large du football dans la région au cours de cette période.
Le rebranding du tournoi en Coupe d'or en 1991 traduisait des ambitions institutionnelles visant à développer le rayonnement commercial et sportif de la compétition. La nouvelle Coupe d'or a adopté un cycle fixe de deux ans, maintenu depuis lors sans interruption. La première édition de la Coupe d'or, en 1991, a eu lieu aux États-Unis et a été remportée par les États-Unis, premier grand trophée international de football du pays. Le Mexique a remporté la Coupe d'or 1993 au Mexique, la Coupe d'or 1996 aux États-Unis, la Coupe d'or 1998, la Coupe d'or 2003, la Coupe d'or 2009, la Coupe d'or 2011, la Coupe d'or 2015, la Coupe d'or 2019 et la Coupe d'or 2023. Le Mexique a dominé la Coupe d'or avec douze titres, soit le plus grand nombre remporté par une nation dans l'histoire du tournoi.
Les États-Unis ont remporté les Coupes d'or 2002, 2005, 2007, 2013, 2017 et 2021. L'équipe de football américaine s'est progressivement imposée comme la deuxième nation footballistique de la zone CONCACAF, grâce au développement de la Major League Soccer, à la montée en puissance du professionnalisme du football américain et à l'émergence de joueurs américains dans des clubs européens. Les États-Unis ont accueilli la Coupe du monde FIFA 2026 aux côtés du Canada et du Mexique, et l'infrastructure et la culture footballistiques du pays ont continué de se développer dans la perspective de ce tournoi.
Les nations de moindre envergure de la CONCACAF ont contribué à l'histoire sportive du tournoi à travers diverses performances mémorables. La Jamaïque a atteint la finale de la Coupe d'or en 2015 et en 2017. Le Panama a régulièrement figuré parmi les quarts de finalistes de la Coupe d'or. Le Honduras a remporté le Championnat de la CONCACAF de 1981. Trinité-et-Tobago a produit des performances notables. La Coupe d'or 2025 a eu lieu aux États-Unis et a été remportée par le Mexique, portant à treize le nombre record de titres en Coupe d'or du pays. L'élargissement de la participation au tournoi, la rotation des pays hôtes et le développement progressif du niveau de compétitivité à travers la région ont tous continué de façonner le développement institutionnel de la Coupe d'or.
CONMEBOL-UEFA Finalissima
La CONMEBOL-UEFA Finalissima est une compétition en match unique opposant les champions en titre d'Amérique du Sud et d'Europe, organisée à intervalles irréguliers depuis les années 1980 et relancée plus récemment en 2022 dans le cadre d'un rapprochement institutionnel entre la CONMEBOL et l'UEFA. La compétition fut disputée pour la première fois en 1985 sous le nom de Trophée Artemio Franchi, en hommage à l'ancien président de l'UEFA Artemio Franchi, décédé dans un accident de voiture en 1983. La première édition opposa la France (championne de l'Euro 1984) à l'Uruguay (champion de la Copa América 1983) et fut remportée par la France sur le score de 2-0 au Parc des Princes à Paris le 21 août 1985.
Le deuxième Trophée Artemio Franchi fut disputé en 1993 entre l'Argentine (championne de la Copa América 1991) et le Danemark (champion de l'UEFA Euro 1992). Le match se tint au stade de Mar del Plata en Argentine le 24 février 1993 et fut remporté par l'Argentine aux tirs au but sur le score de 5-4, après un match nul 1-1. L'équipe argentine comptait dans ses rangs Sergio Goycochea, Diego Simeone, Claudio Caniggia, ainsi que d'autres grands joueurs du début des années 1990. La compétition ne fut pas organisée durant les deux décennies suivantes, en dépit de discussions occasionnelles sur sa relance.
La Finalissima fut relancée en 2022 en tant que compétition officielle conjointe UEFA-CONMEBOL. La première Finalissima de cette nouvelle ère se tint au stade de Wembley à Londres le 1er juin 2022, entre l'Italie (championne de l'UEFA Euro 2020) et l'Argentine (championne de la Copa América 2021). Le match se solda par une victoire argentine 3-0, avec des buts de Lautaro Martinez, Angel Di Maria et Paulo Dybala. Cette victoire de l'Argentine fut largement interprétée comme la confirmation du renouveau de l'équipe après le triomphe de Messi en Copa América 2021 ; la sélection allait par la suite remporter la Coupe du monde 2022 plus tard dans l'année.
La deuxième Finalissima de la nouvelle ère était prévue en 2025 entre l'Argentine (championne de la Copa América 2024) et l'Espagne (championne de l'UEFA Euro 2024). Le match ne fut finalement pas disputé comme prévu initialement en raison de complications liées au calendrier, bien que les discussions sur les futures éditions de la Finalissima se soient poursuivies. Le tournoi représente un effort visant à établir une structure compétitive entre les traditions footballistiques européenne et sud-américaine, les deux confédérations continentales les plus puissantes du football international, et à générer des recettes commerciales supplémentaires tout en enrichissant le calendrier international.
Coupe des nations de l'OFC
La Coupe des nations de l'OFC est le championnat de la Confédération de football d'Océanie, la plus petite des confédérations continentales reconnues par la FIFA et la seule confédération ne comptant aucune nation vainqueure de la Coupe du monde. L'OFC a été fondée en 1966 par la fusion de diverses fédérations nationales de football des îles du Pacifique et compte actuellement onze fédérations membres, la plus importante étant la Nouvelle-Zélande. L'Australie était à l'origine membre de l'OFC, mais a rejoint l'AFC en 2006 afin d'accéder au marché du football asiatique, plus vaste, et à la voie de qualification pour la Coupe du monde au sein de l'AFC, plus compétitive.
La première Coupe des nations de l'OFC s'est tenue en 1973 avec trois équipes en compétition : l'Australie, la Nouvelle-Zélande et Tahiti. La Nouvelle-Zélande a remporté le tournoi. La Coupe des nations de l'OFC s'est ensuite déroulée à intervalles irréguliers — 1980, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2008, 2012, 2016 et 2024. L'Australie a remporté trois Coupes des nations de l'OFC (1980, 1996, 2004) durant son appartenance à la confédération. La Nouvelle-Zélande a remporté la Coupe des nations de l'OFC à six reprises depuis le départ de l'Australie : en 2008, 2016 et 2024, en plus de ses titres antérieurs.
Le paysage concurrentiel restreint de l'OFC et l'absence de grandes nations de football au sein de la confédération ont limité la portée commerciale et sportive de la Coupe des nations de l'OFC. Le tournoi a suscité un intérêt international relativement limité au-delà de la région Pacifique. La voie de qualification de l'OFC pour la Coupe du monde produit généralement une seule place qualificative, obtenue à l'issue d'un barrage intercontinental contre une équipe d'une autre confédération ; le représentant de l'OFC l'a remporté à plusieurs reprises, avec toutefois des résultats mitigés. La Nouvelle-Zélande s'est qualifiée pour la Coupe du monde en 1982, 2010 et (potentiellement) 2026, le pays ayant atteint le deuxième tour en 1982 et réalisé l'une des meilleures performances de l'OFC en Coupe du monde.
Le développement plus large du football dans le Pacifique a été compliqué par la faiblesse démographique et les ressources limitées des fédérations membres de l'OFC, l'isolement géographique des îles du Pacifique par rapport aux grands marchés du football, ainsi que la domination de la Nouvelle-Zélande au sein de la structure compétitive régionale. L'OFC a investi dans des programmes de développement et les différentes fédérations membres ont accompli des progrès dans le développement de leur football national, mais l'OFC demeure la plus petite et la moins compétitive des six confédérations continentales de la FIFA.
Joueurs Iconiques des Tournois Continentaux
Les tournois continentaux ont engendré des figures individuelles dont les performances sont entrées dans la mémoire permanente de leurs traditions footballistiques continentales. En Amérique du Sud, l'Uruguayen Diego Forlan a été nommé meilleur joueur de la Copa América 2011. L'Argentin Diego Maradona a effectué un bref retour en football international lors de la Copa América 1991. Le Brésilien Romario a été le joueur phare de l'équipe brésilienne de la Copa América 1989. L'Argentin Lionel Messi a finalement remporté la Copa América en 2021 et en 2024, offrant les moments qui ont confirmé l'héritage de sa carrière.
En Europe, le gardien soviétique Lev Iachine a dominé le Championnat d'Europe 1960. Le meneur de jeu italien Sandro Mazzola a conduit l'équipe italienne à la victoire à domicile en 1968. L'Allemand Franz Beckenbauer a été le capitaine de l'équipe ouest-allemande de 1972. Le Tchèque Antonin Panenka a inventé la technique de tir au but qui porte son nom. Le Néerlandais Marco van Basten a produit la brillante finale de 1988. Le Danois Peter Schmeichel a ancré la défense danoise de 1992. L'Anglais Paul Gascoigne a produit des moments brillants en 1996. Le Français Zinedine Zidane a livré la brillante finale de 2000. Le Grec Theodoros Zagorakis a été nommé meilleur joueur du tournoi de 2004. Les Espagnols Xavi, Iniesta et Casillas ont conduit la dynastie espagnole de 2008 à 2012. Le Portugais Cristiano Ronaldo a finalement remporté un trophée international en 2016. L'Italien Gianluigi Donnarumma a été le gardien de l'équipe italienne de 2020/2021. L'Espagnol Lamine Yamal s'est imposé comme la brillante étoile adolescente du tournoi de 2024.
En Afrique, le Ghanéen Abedi Pelé a été l'un des joueurs phares du football africain dans les années 1990. Le Camerounais Samuel Eto'o a été l'avant-centre dominant de l'ère du football africain des années 2000. L'Ivoirien Didier Drogba a été le capitaine de la Côte d'Ivoire lors de plusieurs tournois. L'Égyptien Mohamed Salah a été le joueur phare de l'ère moderne du football africain. Le Sénégalais Sadio Mané a conduit le Sénégal à la victoire en 2021/2022. L'Algérien Riyad Mahrez a été une figure majeure du football africain moderne.
En Asie, le Japonais Hidetoshi Nakata a été un joueur phare des équipes japonaises de la Coupe d'Asie de l'AFC en 2000 et en 2004. Le Sud-Coréen Park Ji-Sung a été un milieu de terrain brillant du début des années 2000. L'Iranien Ali Daei a été l'un des meilleurs buteurs internationaux de tous les temps. Le Saoudien Sami Al-Jaber a mené les équipes saoudiennes dans les tournois. L'Australien Tim Cahill a été le principal attaquant australien après le transfert de l'Australie à l'AFC.
Dans la CONCACAF, le Mexicain Hugo Sanchez a été le principal attaquant mexicain des années 1980. Le Mexicain Jared Borgetti a été un important buteur de la Gold Cup. L'Américain Landon Donovan a été le principal footballeur international américain de l'ère moderne. L'Américain Clint Dempsey a été une autre grande star américaine. Le Mexicain Javier Hernandez et l'Américain Christian Pulisic représentent la génération moderne des joueurs de premier plan de la CONCACAF.
Matchs Emblématiques des Tournois Continentaux
Les tournois continentaux ont produit certains des matchs individuels les plus mémorables du football international. La finale du Championnat d'Europe 1960 entre l'Union soviétique et la Yougoslavie, remportée par les Soviétiques 2-1, fut le moment inaugural du tournoi. La finale du Championnat d'Europe 1972 entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Union soviétique, remportée par l'Allemagne de l'Ouest 3-0, établit la tradition moderne du football allemand. La finale du Championnat d'Europe 1976 entre la Tchécoslovaquie et l'Allemagne de l'Ouest, remportée par la Tchécoslovaquie 5-3 aux tirs au but après le célèbre coup Panenka, a fait l'objet de décennies de discussions ultérieures.
La finale du Championnat d'Europe 1988 entre les Pays-Bas et l'Union soviétique, remportée par les Pays-Bas 2-0 grâce à la brillante volée de Marco van Basten, établit la tradition moderne du football néerlandais. La finale du Championnat d'Europe 1992 entre le Danemark et l'Allemagne, remportée par le Danemark 2-0, fut le renversement le plus extraordinaire de l'histoire du tournoi. La demi-finale du Championnat d'Europe 1996 entre l'Angleterre et l'Allemagne, remportée par l'Allemagne 6-5 aux tirs au but à Wembley, demeure un moment fondateur du schéma récurrent des désillusions du football anglais. La finale du Championnat d'Europe 2000 entre la France et l'Italie, remportée par la France 2-1 en prolongation avec but en or, fut l'apogée de la génération dorée française. La finale du Championnat d'Europe 2004 entre la Grèce et le Portugal, remportée par la Grèce 1-0, fut le grand exploit de l'ère moderne. La finale du Championnat d'Europe 2008 entre l'Espagne et l'Allemagne, remportée par l'Espagne 1-0, marqua le début de la dynastie du football espagnol.
En Amérique du Sud, la finale de la Copa América 1916 entre l'Uruguay et l'Argentine à Buenos Aires fut le moment inaugural du tournoi. Les diverses performances dominantes de l'Uruguay durant les années 1920. La Copa América 1939 vit le premier titre du Pérou. La Copa América 1953 vit la victoire de la brillante équipe bolivienne. Le titre péruvien de 1975 constitua un renversement notable. Le titre brésilien de 1989 au Brésil avec le brillant Romario. Le titre argentin de 1991 au Chili avec le bref retour de Maradona. Le titre uruguayen de 1995 à domicile. Le titre brésilien de 1999 avec Ronaldo. Le titre colombien de 2001 à domicile. Le titre brésilien de 2007 au Venezuela. Le titre chilien de 2015 à domicile aux tirs au but contre l'Argentine. Le titre chilien de 2016 aux États-Unis contre l'Argentine, avec Messi manquant le tir au but décisif. Le titre argentin de 2021 au Brésil avec Messi remportant enfin son premier trophée international. Le titre argentin de 2024 aux États-Unis contre la Colombie.
En Afrique, les divers titres ghanéens à la CAN durant les années 1960. La victoire égyptienne de 1970 au Soudan. Le titre nigérian de 1980 à domicile. Le titre algérien de 1990. Le titre sud-africain de 1996 à domicile avec Nelson Mandela remettant le trophée. Les titres camerounais de 2002 et 2008. Le triplé égyptien de 2010. La victoire émouvante de la Zambie de 2012 à Libreville, près du site du crash aérien de 1993. Le titre camerounais de 2017. Le titre sénégalais de 2021/2022 avec Sadio Mané. Le titre ivoirien de 2023/2024 à domicile.
En Asie, la victoire sud-coréenne de 1956 à Hong Kong. Le titre iranien de 1968 en Iran. Le titre japonais de 1992 qui marqua le début de la tradition moderne du football japonais. Le titre irakien de 2007 lors de la première Coupe d'Asie de l'AFC organisée par plusieurs co-hôtes. Le titre japonais de 2011 au Qatar. Le titre australien de 2015 à domicile. Les titres qataris de 2019 et 2023/2024.
En CONCACAF, les divers titres mexicains en Gold Cup. La victoire inaugurale en Gold Cup des États-Unis en 1991. La victoire américaine en Gold Cup de 2002. La victoire américaine en Gold Cup de 2017. Le treizième titre mexicain en Gold Cup en 2025. Les diverses finales de Gold Cup entre le Mexique et les États-Unis, qui comptent parmi les matchs de football les plus regardés en Amérique du Nord.
Formats des tournois et qualification
Les formats et les processus de qualification des tournois continentaux ont considérablement évolué au cours de leurs histoires respectives. Le Championnat d'Europe de l'UEFA actuel réunit vingt-quatre équipes lors du tournoi final, contre quatre équipes à l'origine en 1960. Le processus de qualification comprend un tournoi qualificatif organisé sur les deux années précédant le tournoi final, ce tournoi étant organisé par l'UEFA et désignant les équipes qualifiées ainsi que la nation hôte (ou les nations hôtes en cas de co-organisation). Le Championnat d'Europe se tient tous les quatre ans, les années paires situées entre les années de Coupe du Monde.
La Copa América actuelle réunit douze équipes lors du tournoi final, à savoir les dix fédérations membres de la CONMEBOL ainsi que deux nations invitées (généralement issues de la CONCACAF ou de l'AFC). La Copa América a été organisée à intervalles irréguliers tout au long de son histoire, mais ces dernières années elle se tient généralement tous les deux à trois ans, le pays hôte étant désigné à l'avance par la CONMEBOL. La Copa América 2024, organisée par les États-Unis, a généré d'importants revenus commerciaux et télévisuels, confirmant ainsi la valeur de l'expansion de la CONMEBOL sur le marché américain.
La Coupe d'Asie de l'AFC réunit vingt-quatre équipes lors du tournoi final, contre des champs de participants plus restreints lors des éditions précédentes. Le processus de qualification comprend des tournois qualificatifs combinés pour la Coupe du Monde et la Coupe d'Asie de l'AFC, organisés sur les deux années précédant le tournoi final. La Coupe d'Asie de l'AFC se tient à intervalles de quatre ans depuis 1996, le pays hôte étant désigné à l'avance par l'AFC. L'élargissement récent du tableau de la Coupe d'Asie de l'AFC à vingt-quatre équipes a considérablement élargi la participation des nations de football asiatiques.
La CAN réunit vingt-quatre équipes lors du tournoi final, contre des champs de participants plus restreints lors des éditions précédentes. Le processus de qualification comprend un tournoi qualificatif organisé sur l'année et demie précédant le tournoi final. La CAN a été organisée à intervalles irréguliers ces dernières années, en raison de divers ajustements de calendrier liés à l'instabilité politique locale, aux perturbations causées par la COVID-19 et à la coordination avec le calendrier international. Le calendrier biennal, qui constituait la norme précédente, a été ajusté à un calendrier quadriennal, la prochaine CAN étant prévue pour le cycle 2025-2027.
La Gold Cup de la CONCACAF réunit seize équipes lors du tournoi final, le processus de qualification faisant intervenir le tournoi de la Ligue des Nations, qui se déroule en continu dans l'intervalle entre les éditions de la Gold Cup. La Gold Cup se tient tous les deux ans et est organisée par les États-Unis, le Mexique, ou conjointement par les deux pays dans la quasi-totalité des éditions. Les petites nations de la CONCACAF se qualifient par le biais des divisions inférieures du tournoi de la Ligue des Nations et des barrages intercontinentaux.
La Coupe des Nations de l'OFC réunit huit équipes lors du tournoi final, le processus de qualification étant déterminé par le nombre restreint de fédérations membres de l'OFC. La Coupe des Nations de l'OFC se tient à intervalles irréguliers et n'a pas été organisée avec la même régularité que les autres tournois continentaux, en raison des infrastructures footballistiques limitées des fédérations membres de l'OFC.
Les Championnats Continentaux Féminins
Les championnats continentaux féminins ont connu une croissance substantielle au cours des deux dernières décennies, parallèlement à l'expansion plus large du football féminin à l'échelle mondiale. Le Championnat d'Europe féminin de l'UEFA a été institué en 1984 sous le nom de Compétition européenne de l'UEFA pour le football féminin et s'est déroulé à intervalles irréguliers tout au long des années 1980 et 1990. La compétition a été réformée et rebaptisée UEFA Women's Euro en 1997. La dernière édition s'est tenue en Angleterre en 2022 et a été remportée par la nation hôte, l'Angleterre, qui a ainsi décroché son premier grand trophée international de football féminin. L'UEFA Women's Euro 2025 s'est tenu en Suisse.
La Copa América Femenina a été instituée en 1991 sous le nom de Championnat féminin de football d'Amérique du Sud et se dispute à intervalles variés depuis lors. Le Brésil a dominé la compétition grâce au génie de Marta Vieira da Silva, de Cristiane Rozeira de Souza Silva, et à la grande tradition du football féminin brésilien. Le Brésil a remporté huit titres de Copa América Femenina. L'Argentine, le Chili, la Colombie et d'autres nations de la CONMEBOL ont produit des performances remarquables à l'occasion.
La Coupe d'Afrique des Nations féminine a été instituée en 1991 et se dispute à intervalles irréguliers depuis lors. Le Nigeria a dominé la compétition avec onze titres, ce qui témoigne de la force globale du football féminin nigérian et des solides performances du pays aux Jeux olympiques et à la Coupe du monde. La Guinée équatoriale a remporté deux titres. L'Afrique du Sud a remporté un titre.
La Coupe d'Asie féminine de l'AFC a été instituée en 1975 sous le nom de Championnat de la Confédération asiatique de football féminin et se dispute à intervalles irréguliers depuis lors. La Chine a dominé la compétition avec plusieurs titres. Le Japon, l'Australie, la Corée du Nord et la Corée du Sud ont également remporté des titres. Le transfert de l'équipe féminine australienne vers l'AFC en 2006 a rendu la Coupe d'Asie féminine de l'AFC plus compétitive.
Le Championnat féminin de la CONCACAF a été institué en 1991 et se dispute à intervalles irréguliers depuis lors. Les États-Unis ont dominé la compétition avec plusieurs titres. Le Mexique, le Canada et les nations plus modestes de la CONCACAF ont produit des performances remarquables à l'occasion.
La Coupe des nations féminines de l'OFC a été instituée en 1983 et se dispute à intervalles irréguliers depuis lors. La Nouvelle-Zélande a dominé la compétition. Les nations plus modestes de l'OFC ont produit des performances remarquables à l'occasion.
L'expansion du football féminin s'est poursuivie de manière substantielle au cours des dernières années. La Coupe du monde féminine de la FIFA 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande a attiré des audiences télévisées record à l'échelle mondiale. La croissance continue des ligues professionnelles de football féminin, notamment la NWSL aux États-Unis, la WSL en Angleterre, la WSL en Espagne et diverses autres, a créé des débouchés professionnels pour les footballeuses que les générations précédentes n'avaient pas. Les championnats continentaux féminins ont bénéficié de cette expansion plus large et sont devenus plus compétitifs et plus viables commercialement ces dernières années.
Sélection des pays hôtes et politique d'organisation
La sélection des nations hôtes pour les tournois continentaux a fait l'objet de controverses politiques récurrentes au sein des différentes confédérations. Les décisions relatives à l'organisation de la Ligue des champions de l'UEFA et du Championnat d'Europe de l'UEFA ont généralement été prises par le biais de procédures de vote formelles au sein de l'UEFA, les nations hôtes étant annoncées plusieurs années à l'avance. La récente sélection de l'hôte de l'UEFA Euro 2020/2021 a été particulièrement inhabituelle, le tournoi ayant été organisé dans plusieurs villes réparties dans onze pays européens différents plutôt que dans une seule nation hôte, une formule adoptée pour marquer le soixantième anniversaire de la compétition.
Les sélections des pays hôtes de la Copa América ont généralement été effectuées par le comité exécutif de la CONMEBOL. La décision récente d'organiser la Copa América Centenario 2016 aux États-Unis, la Copa América 2021 au Brésil (délocalisée depuis la Colombie et l'Argentine) et la Copa América 2024 aux États-Unis a représenté une stratégie délibérée de la CONMEBOL visant à étendre la portée commerciale du tournoi au-delà de l'Amérique du Sud. L'expansion continue de la Copa América vers les États-Unis dans la perspective de la Coupe du monde 2026 a reflété la valeur commerciale du marché américain.
Les décisions relatives à l'organisation de la CAN ont été particulièrement complexes. La CAN 2010 en Angola a été endeuillée par une attaque terroriste meurtrière contre le bus de l'équipe du Togo avant le début du tournoi. La CAN 2013 a été déplacée de la Libye vers l'Afrique du Sud en raison de la guerre civile libyenne. La CAN 2017 s'est tenue au Gabon dans un contexte d'instabilité politique. La CAN 2019 avait été attribuée au Cameroun, mais a été délocalisée en Égypte en raison de retards dans les travaux de construction. La CAN 2021 s'est tenue au Cameroun (reportée au début de l'année 2022) dans le contexte des restrictions liées à la COVID-19. La CAN 2023 s'est tenue en Côte d'Ivoire (reportée au début de l'année 2024). Les perturbations récurrentes du calendrier et les complications politiques ont suscité des appels à une réforme du processus de sélection des pays hôtes de la CAN.
Les décisions relatives à l'organisation de la Coupe d'Asie de l'AFC ont généralement été prises par le comité exécutif de l'AFC. Le tournoi 2023/2024 organisé au Qatar (après le retrait de la Chine en raison des restrictions liées à la COVID-19) a témoigné de la capacité d'adaptation de l'AFC lorsque les circonstances exigent un changement de pays hôte. L'expansion des compétitions de l'AFC vers les marchés du Moyen-Orient a généré des recettes commerciales substantielles qui ont soutenu le développement institutionnel global de la confédération.
La Gold Cup de la CONCACAF a été organisée exclusivement par les États-Unis, le Mexique ou conjointement par les deux dans presque toutes ses éditions, une tendance qui a engendré une efficacité commerciale et une fréquentation prévisible, mais qui a également limité la distribution géographique du tournoi à l'ensemble de la région CONCACAF. La Ligue des nations de la CONCACAF a fourni une structure compétitive distincte regroupant toutes les fédérations membres de la CONCACAF.
Les controverses politiques plus larges liées à l'organisation des tournois continentaux ont notamment porté sur les préoccupations en matière de droits de l'homme concernant l'organisation dans des régimes autoritaires (le Qatar et l'Arabie saoudite étant les exemples les plus marquants), les tensions politiques entre les nations hôtes et les équipes visiteuses (notamment dans les cas impliquant les tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite au sein de l'AFC), les préoccupations sécuritaires lors de tournois organisés en périodes d'instabilité politique, ainsi que les exigences commerciales croissantes des grands diffuseurs et sponsors qui ont façonné la distribution géographique et temporelle des compétitions.
Économie des tournois continentaux
L'envergure économique des tournois continentaux s'est considérablement accrue au cours des deux dernières décennies, le Championnat d'Europe de l'UEFA générant les recettes les plus élevées de tous les tournois continentaux. Le Championnat d'Europe de l'UEFA 2024 a généré environ 2 milliards d'euros de recettes sur l'ensemble du cycle du tournoi, les droits de diffusion, les partenariats, les ventes de billets et l'hospitalité représentant la grande majorité de ces revenus. Le Championnat d'Europe est devenu le tournoi continental le plus lucratif du football, avec des recettes dépassant substantiellement celles de la CAN, de la Copa América ou de la Coupe d'Asie de l'AFC.
Les droits de diffusion de l'UEFA pour le Championnat d'Europe sont vendus séparément aux diffuseurs dans les différents pays européens et sur les principaux marchés internationaux. Les droits de diffusion britanniques pour l'Euro 2024 ont été vendus à ITV et à la BBC. Les droits de diffusion allemands ont été vendus à ARD et à ZDF. Les droits de diffusion américains ont été vendus à FOX Sports et à Univision. Les différents accords territoriaux de moindre envergure ont ensemble produit les recettes de diffusion substantielles qui constituent le socle de l'économie du tournoi de l'UEFA. Le programme de partenariat de l'UEFA a inclus de grandes marques telles qu'Adidas, Coca-Cola, Hisense, Volkswagen, AliPay, entre autres.
La Copa América a généré environ 200 millions de dollars de recettes pour la CONMEBOL au cours du cycle du tournoi 2024. La décision récente de la CONMEBOL d'organiser la Copa América aux États-Unis a produit des augmentations commerciales substantielles pour le tournoi. L'accord récent entre la CONMEBOL et la Concacaf, qui a englobé la Copa America Centenario et la Copa America 2024, a généré des recettes dépassant ce que chacune des confédérations aurait pu produire indépendamment.
La Coupe d'Asie de l'AFC a généré environ 150 millions de dollars de recettes pour l'AFC au cours du cycle du tournoi 2023/2024. Les recettes institutionnelles globales de l'AFC ont continué de croître avec l'essor du football sur les marchés asiatiques, notamment les marchés chinois, japonais, sud-coréen, indien et moyen-oriental. Les droits de diffusion et les accords de partenariat de la Coupe d'Asie de l'AFC ont produit une croissance commerciale substantielle au cours des dernières décennies.
La CAN a généré des recettes plus modestes que les tournois continentaux européen, sud-américain ou asiatique, l'édition 2023/2024 rapportant environ 50 à 75 millions de dollars à la CAF. Les difficultés économiques du football africain ont freiné le développement commercial de la CAN, en dépit du haut niveau de compétitivité du football africain. La CAF a continué de travailler avec divers partenaires internationaux, notamment la FIFA et l'Union africaine, afin de développer l'envergure commerciale et le rayonnement du tournoi.
La Gold Cup de la CONCACAF a généré environ 100 millions de dollars de recettes pour la CONCACAF lors des récents tournois, les importants marchés américain et mexicain constituant la principale base commerciale. Les rencontres entre le Mexique et les États-Unis lors de la Gold Cup ont compté parmi les matchs de football les plus regardés en Amérique du Nord et ont produit des recettes de diffusion substantielles.
La Coupe des nations de l'OFC a généré des recettes très modestes, reflétant le paysage concurrentiel restreint de l'OFC et l'attrait commercial limité du football pacifique pour le marché international dans son ensemble.
L'avenir du football continental
L'avenir du football continental soulève une série de questions importantes, alors que le calendrier mondial du football devient de plus en plus chargé et que l'expansion de la Coupe du Monde FIFA à 48 équipes en 2026 remodèle la structure compétitive internationale du football dans son ensemble. La relation entre les tournois continentaux et la Coupe du Monde fait l'objet de discussions récurrentes. Les tournois continentaux servent à la fois de tournois de qualification pour la Coupe du Monde (dans leurs tours de qualification) et de compétitions continentales distinctes pour le titre de chaque confédération. L'expansion de la Coupe du Monde à 48 équipes a entraîné des modifications dans les processus de qualification des six confédérations continentales.
Le Championnat d'Europe de l'UEFA poursuivra son cycle quadriennal établi, le tournoi de 2024 en Allemagne étant suivi par le tournoi de 2028 au Royaume-Uni et en Irlande (co-organisé par l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles, l'Irlande du Nord et la République d'Irlande) et le tournoi de 2032 en Italie et en Turquie (co-organisé). L'extension continue de la portée commerciale du Championnat d'Europe, le prestige toujours intact du Trophée Henri Delaunay en tant que championnat continental le plus prestigieux, et l'intégration croissante du Championnat d'Europe dans la structure compétitive élargie de l'UEFA continueront tous de façonner le développement du tournoi.
La Copa América poursuivra son schéma de calendriers variables et de pays hôtes changeants, le tournoi de 2026 étant potentiellement co-organisé par l'Équateur, le Pérou ou d'autres nations membres de la CONMEBOL. L'extension progressive de la Copa América aux États-Unis et l'élargissement de la coopération entre la CONMEBOL et la CONCACAF constituent l'un des changements institutionnels majeurs de la dernière décennie. La domination de l'Argentine lors des éditions récentes de la Copa América (2021, 2024) et la force constante du football brésilien continueront de définir le paysage compétitif du tournoi.
La CAN poursuivra à des intervalles irréguliers mais généralement bisannuels, avec le tournoi de 2025 au Maroc (organisé fin 2025-début 2026) et les éditions suivantes à déterminer. Le développement continu du football africain, la hausse du niveau de formation des joueurs africains au sein des clubs européens, ainsi que les défis politiques et économiques persistants liés à l'organisation de la CAN dans différentes nations africaines continueront tous de façonner l'évolution du tournoi.
La Coupe d'Asie de l'AFC poursuivra à des intervalles de quatre ans, avec le tournoi de 2027 en Arabie Saoudite. L'expansion continue du football sur les marchés asiatiques, la montée en puissance du football asiatique grâce aux investissements japonais, sud-coréens, australiens et qatariens, ainsi que l'intégration croissante des compétitions de l'AFC dans le calendrier international du football continueront de façonner le développement du tournoi.
La Gold Cup de la CONCACAF se poursuivra à des intervalles de deux ans jusqu'en 2027 et au-delà, le tournoi de 2027 devant se tenir aux États-Unis et au Mexique. La croissance continue du football sur les marchés américain et mexicain, l'intégration croissante des compétitions de la CONCACAF dans la structure du football nord-américain, ainsi que les investissements soutenus dans la Major League Soccer et les autres ligues de la CONCACAF continueront tous de façonner le développement du tournoi.
La Coupe des Nations de l'OFC se poursuivra à des intervalles irréguliers en tant que plus modeste des tournois continentaux. Le développement continu du football pacifique, le paysage compétitif dominé par la Nouvelle-Zélande, et le soutien institutionnel élargi au football de l'OFC par la FIFA et des partenaires extérieurs continueront de façonner l'avenir du tournoi.
Conclusion
Les championnats continentaux de football constituent ensemble l'une des grandes traditions structurelles du jeu international moderne. Les six tournois — l'UEFA Euro, la Copa América, la CAN, la Coupe d'Asie de l'AFC, la Gold Cup de la CONCACAF et la Coupe des Nations de l'OFC — désignent les champions continentaux du football mondial et fournissent le calendrier compétitif international qui rythme les années séparant les Coupes du Monde de la FIFA. L'histoire cumulée de ces six tournois s'étend sur plus d'un siècle, depuis la fondation de la Copa América en 1916 jusqu'à l'ère moderne du Championnat d'Europe à vingt-quatre équipes, de l'élargissement de la participation à la CAN et de la modernisation de la Coupe d'Asie de l'AFC.
Les tournois continentaux ont produit des moments de brillance athlétique, de triomphe national, de controverse politique et de drame humain qui sont entrés dans la mémoire culturelle permanente de chaque continent. La victoire soviétique au Championnat d'Europe 1960 ; la volée de Marco van Basten en finale du Championnat d'Europe 1988 ; le titre miraculeux du Danemark en 1992 ; le triomphe inattendu de la Grèce en 2004 ; les trois titres européens consécutifs de l'Espagne ; la victoire du Portugal en 2016 avec Ronaldo blessé ; le triomphe de l'Italie en 2020/2021 à Wembley ; le retour à la domination de l'Espagne en 2024 ; les multiples titres de Copa América de l'Uruguay ; les victoires de l'Argentine en 2021 et 2024 avec Messi remportant enfin ses trophées internationaux ; la domination ghanéenne lors des premières éditions de la CAN ; le triplé de l'Égypte aux CAN 2006, 2008 et 2010 ; la victoire chargée d'émotion de la Zambie à la CAN 2012 sur le lieu du crash aérien de 1993 ; l'émergence du Japon à la Coupe d'Asie de l'AFC 1992 ; la victoire de l'Irak à la Coupe d'Asie de l'AFC 2007 ; les titres du Qatar à la Coupe d'Asie de l'AFC 2019 et 2023 ; les diverses finales de Gold Cup opposant le Mexique aux États-Unis — tout cela est entré dans la mémoire culturelle de leurs traditions footballistiques continentales respectives.
Les tournois continentaux ont également fait émerger des figures individuelles dont les performances ont façonné la manière dont leurs nations se souviennent de leur histoire footballistique. Lev Yachine au Championnat d'Europe 1960 ; Antonín Panenka au Championnat d'Europe 1976 ; Marco van Basten au Championnat d'Europe 1988 ; Peter Schmeichel au Championnat d'Europe 1992 ; Zinédine Zidane au Championnat d'Europe 2000 ; Theodoros Zagorakis au Championnat d'Europe 2004 ; Xavi et Iniesta aux Championnats d'Europe 2008-2012 ; Ronaldo au Championnat d'Europe 2016 ; Lionel Messi aux Copa Américas 2021 et 2024 ; Samuel Eto'o aux CAN des années 2000 ; Sadio Mané à la CAN 2021/2022 ; les diverses stars japonaises lors de multiples Coupes d'Asie de l'AFC ; les diverses stars mexicaines et américaines à la Gold Cup — tous ont construit des carrières qui convoquent des décennies de mémoire et de débats.
Les championnats continentaux de football continueront d'évoluer. L'élargissement de la Coupe du Monde à 48 équipes en 2026 reconfigurera les processus de qualification pour l'ensemble des six confédérations continentales. La croissance commerciale continue du football à l'échelle mondiale engendrera de nouveaux investissements dans les tournois continentaux. Les controverses politiques persistantes liées à l'organisation des compétitions continueront de mettre à l'épreuve l'intégrité institutionnelle des confédérations continentales. L'essor continu du football féminin continental continuera d'élargir la structure institutionnelle de la tradition footballistique continentale dans son ensemble. Pourtant, l'attrait fondamental des tournois continentaux — l'idée que les meilleures équipes nationales de chaque continent peuvent se réunir à intervalles réguliers pour désigner le champion continental — dure désormais depuis plus d'un siècle et ne montre aucun signe d'essoufflement. Les championnats continentaux de football demeurent l'une des grandes institutions culturelles du monde moderne.
Sources
David Goldblatt, The Ball Is Round: A Global History of Football (Penguin, 2007).
David Goldblatt, The Age of Football: Soccer and the 21st Century (W. W. Norton, 2019).
Jonathan Wilson, Inverting the Pyramid: The History of Soccer Tactics (Nation Books, 2013).
Jonathan Wilson, Angels with Dirty Faces: The Footballing History of Argentina (Orion, 2016).
Simon Kuper et Stefan Szymanski, Soccernomics (HarperCollins, édition 2018).
Eduardo Galeano, Soccer in Sun and Shadow (Verso, édition 2013).
Alex Bellos, Futebol: Soccer, The Brazilian Way (Bloomsbury, 2014).
Phil Ball, Morbo: The Story of Spanish Football (WSC Books, 2003).
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Ian Hawkey, Feet of the Chameleon: The Story of African Football (Portico, 2009).
Steve Bloomfield, Africa United: How Football Explains Africa (Canongate, 2010).
Ronald Reng, A Life Too Short: The Tragedy of Robert Enke (Yellow Jersey, 2011).
Franklin Foer, How Soccer Explains the World (HarperPerennial, 2010).
Couverture footballistique de BBC Sport, bbc.co.uk/sport/football (archives et records de tournois).
The Blizzard: The Football Quarterly, theblizzard.co.uk (divers numéros, de 2011 à nos jours).
Rapports annuels de l'UEFA, de la CONMEBOL, de la CAF, de l'AFC, de la CONCACAF et de l'OFC (documents institutionnels officiels, sièges des confédérations respectives).

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