Voyages et Tourisme
Voyages et Tourisme en Islande
Alertes de voyage, devises, climat, transports, santé et sécurité pour les visiteurs de Islande.
Informations pratiques
Statut d'alerte voyage, devise, climat et détails de transit.
- Statut d'alerte voyage
- Niveau 1 : Exercer les précautions normales
- Décalage Horaire
- UTC 0 (5 heures en avance sur Washington, DC, pendant l'heure normale)
- Devise
- Couronne islandaise (ISK)
- Climat
- Malgré sa situation proche du cercle arctique, le climat de Reykjavik est similaire à celui du nord-ouest des États-Unis, bien que plus frais et plus venteux. Le Gulf Stream aide à maintenir la température moyenne annuelle à 4°C. Les changements entre été et hiver ne sont pas extrêmes. Il fait rarement très froid en hiver ou chaud en été. Les températures hivernales inférieures à -7°C sont inhabituelles, tout comme les températures estivales supérieures à 15°C. Le vent souffle toute l'année, cependant, et un facteur de refroidissement éolien entre -26°C et -12°C est courant en hiver. Le temps plus frais dure d'octobre à avril. La neige peut tomber à Reykjavik dès septembre et jusqu'en juin, mais la saison normale se situe entre octobre ou novembre et mars ou avril. Même en plein hiver, la pluie est aussi probable que la neige. Une grande accumulation de neige est rare. Les précipitations annuelles moyennes sont de 79 centimètres à Reykjavik. Pendant l'hiver et le printemps, les vents dans la capitale peuvent atteindre la force d'un ouragan. L'Islande est si septentrionale que la quantité de lumière du jour varie considérablement tout au long de l'année. Un gain quotidien moyen de 6 minutes de lumière du jour suit le solstice d'hiver le 21 décembre, et une perte quotidienne de 6 minutes suit le solstice d'été le 21 juin. Les journées de décembre et janvier ne comptent que 4 heures de lumière du jour environ ; en février, les jours commencent rapidement à s'allonger ; et en avril, ils sont aussi longs qu'au milieu de l'été aux États-Unis. De fin mai à fin juillet, il ne fait pas du tout nuit – 20 heures de soleil (ou de nuages) et 4 heures de crépuscule. Après cette période de « nuits blanches », le soleil se retire lentement, et en octobre, les jours commencent à raccourcir aussi rapidement qu'ils se sont allongés au printemps. Les tremblements de terre sont fréquents en Islande, mais sont rarement ressentis à Reykjavik. L'activité volcanique est peu fréquente mais plutôt spectaculaire lorsqu'une éruption se produit. Le volcan sous-marin qui a créé la nouvelle île de Surtsey dans les îles Westmann au large de la côte sud a commencé à entrer en éruption en novembre 1963 et est resté actif jusqu'à la mi-1967. En janvier 1973, une éruption volcanique sur l'île de Heimaey dans les îles Westmann a forcé l'évacuation des 5 000 résidents et a détruit plus de 300 maisons et bâtiments. Dans la région de Krafla, près du lac Myvatn, une éruption a eu lieu en décembre 1975, durant plusieurs jours ; cette région a par la suite connu sept éruptions moins importantes, et une activité volcanique supplémentaire y est attendue. Le plus célèbre des volcans islandais, le mont Hekla, dont on s'attendait à ce qu'il reste en sommeil pendant une centaine d'années environ après sa spectaculaire éruption de 1947, a produit des éruptions en août 1980, avril 1981 et janvier 1991. Un volcan sous le glacier Vatnajokull est entré en éruption en novembre 1996, faisant fondre des tonnes de glace et créant des inondations destructrices.
- Langue(s) parlée(s)
- L'islandais fait partie des branches germaniques du Nord des langues, et est donc le plus étroitement lié au norvégien, au suédois, au danois et au féroïen. L'islandais est basé sur l'alphabet latin, avec l'ajout de Þ, ð, æ, et les signes diacritiques á, é, í, ó, ú et ö. L'islandais est devenu une langue scandinave distincte vers le 12ème siècle.
- Groupes ethniques
- mélange homogène de descendants de Nordiques et de Celtes 94%, population d'origine étrangère 6%
- Jour Férié National
- Fête de l'Indépendance, 17 juin (1944)
- Coordonnées géographiques
- 65 00 N, 18 00 O
- Localisation
- Europe du Nord, île située entre la mer du Groenland et l'océan Atlantique Nord, au nord-ouest du Royaume-Uni
- Aéroports
- 100
Destinations
Regions and cities, top sights, national parks, UNESCO sites, and festivals for visitors.
La Côte Sud : Cascades, Plages Noires et Lagunes Glaciaires
La côte sud de l'Islande, qui s'étend de Reykjavík jusqu'aux confins du Vatnajökull, est peut-être la région la plus visitée du pays après la capitale. Elle concentre une succession de paysages spectaculaires qui se succèdent le long de la Route 1, la route nationale qui fait le tour de l'île.
Seljalandsfoss est l'une des cascades les plus photographiées d'Islande, et pour une bonne raison : c'est l'une des seules au monde où les visiteurs peuvent passer derrière le rideau d'eau. La rivière Seljalandsá plonge de soixante mètres depuis le bord d'un ancien falaise côtier, créant un vide derrière le rideau d'eau suffisant pour qu'un sentier rocailleux permette d'en faire le tour complet. En été, le chemin est accessible mais glissant. En hiver, il peut être fermé pour des raisons de sécurité, mais la cascade elle-même prend une allure d'une beauté encore plus sauvage, bordée de glace et de givre. À quelques centaines de mètres de Seljalandsfoss se cache Gljúfrabúi, "le géant du canyon", une cascade presque secrète qui se dissimule dans une fente rocheuse et ne se révèle qu'aux visiteurs prêts à remonter le cours d'un ruisseau peu profond.
La Skógafoss, un peu plus à l'est, est l'une des plus grandes cascades d'Islande. Large de vingt-cinq mètres, elle tombe de soixante mètres dans un bassin qui bruisse et fume en permanence. Selon la légende locale, le premier colon de la région, Þrasi Þórólfsson, enterra un coffre rempli d'or derrière la cascade. Les enfants du village, dit-on, auraient retrouvé le coffre des siècles plus tard et réussi à s'emparer de l'anneau qui le fermait, anneau qui serait aujourd'hui exposé dans l'église locale. La Skógafoss est aussi le point de départ de la célèbre randonnée du Fimmvörðuháls, qui traverse le col entre les glaciers de l'Eyjafjallajökull et du Mýrdalsjökull pour rejoindre Þórsmörk.
Le village de Vík í Mýrdal, souvent simplement appelé Vík, est le point le plus méridional de l'Islande continentale. Ses plages de sable noir volcanique, ses rochers basaltiques aux formes tourmentées émergeant de l'Atlantique, et ses colonnes de basalte hexagonales de Reynisfjara constituent un paysage d'une beauté sombre et puissante. La plage de Reynisfjara est régulièrement citée parmi les plus belles plages noires du monde. Les "troll rocks" de Reynisdrangar, ces colonnes de roche sombre qui s'élèvent depuis les vagues, sont selon la légende des trolls pétrifiés en voulant ramener un navire à terre à l'aurore. Les vagues à Reynisfjara peuvent être traîtresses : des vagues soudaines et puissantes peuvent surgir sans prévenir, et plusieurs voyageurs imprudents y ont perdu la vie ces dernières années. Les panneaux d'avertissement sont à prendre très au sérieux.
Le parc national du Vatnajökull, créé en 2008 et étendu en 2019 pour couvrir environ quatorze pour cent de la superficie totale de l'Islande, est le plus grand parc national d'Europe. Il protège le glacier Vatnajökull et ses environs, ainsi que les régions du Skaftafell au sud et de Jökulsárgljúfur au nord. Ce parc a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2019, devenant ainsi le troisième site islandais à bénéficier de cette reconnaissance internationale. Le parc renferme des paysages d'une diversité extraordinaire : glaciers, volcans, canyons, chutes d'eau, plaines de sable et oasis de végétation préservée.
La lagune de Jökulsárlón est peut-être le site le plus photographié d'Islande. Ce lac glaciaire, créé par la fonte du glacier Breiðamerkurjökull au cours du vingtième siècle, est aujourd'hui le lac le plus profond d'Islande avec une profondeur maximale d'environ trois cents mètres. Des icebergs de toutes tailles et de toutes formes y dérivent paresseusement, sculptés par la fonte en formes organiques et translucides d'une beauté irréelle. Leurs teintes vont du blanc immaculé au bleu profond en passant par toutes les nuances de turquoise et d'azur. Certains sont striés de veines noires de cendres volcaniques piégées dans la glace il y a des siècles. Des phoques gris jouent entre les icebergs, indifférents aux visiteurs qui les observent depuis les berges. Les icebergs dérivant vers la sortie de la lagune finissent par être poussés par le courant de marée jusqu'à la plage voisine, baptisée Diamond Beach, où ils s'échouent sur le sable noir et brillent sous le soleil comme des joyaux.
Le canyon de Fjaðrárgljúfur, proche du village de Kirkjubæjarklaustur, est l'un des paysages les plus dramatiques de la côte sud. Ce canyon de deux kilomètres de long et cent mètres de profondeur a été creusé il y a environ neuf mille ans par les eaux de fonte des glaciers. Ses parois de roche mousse de vert, sculptées en formes de cathédrale gothique, constituent un spectacle saisissant.
Le Nord de L'islande : Akureyri, Mývatn et les Baleines de Húsavík
L'Islande du Nord est une région souvent négligée par les voyageurs pressés qui se contentent du Cercle d'Or et de la côte sud. C'est une erreur que regretteront tous ceux qui la commettent, car le nord recèle des paysages et des expériences que nulle autre région de l'île ne peut offrir.
Akureyri, souvent surnommée la "capitale du Nord", est la deuxième ville d'Islande avec environ vingt mille habitants. Perchée au fond du fjord d'Eyjafjörður, le plus long fjord d'Islande avec ses soixante kilomètres, elle bénéficie d'un microclimat particulièrement favorable. Des jardins fleuris longent ses rues, des maisons colorées escaladent ses collines, et une vie culturelle animée anime ses cafés et ses galeries. L'église d'Akureyri, juchée sur une colline au-dessus de la ville, est une réplique en miniature de l'Hallgrímskirkja de Reykjavík, conçue par le même architecte, Guðjón Samúelsson. La ville est un excellent point de départ pour explorer le nord du pays.
Les environs d'Akureyri offrent des excursions remarquables. Le lac de Mývatn, à une heure de route à l'est, est une zone géothermique et volcanique d'une variété extraordinaire. Son nom signifie "lac des mouches" en islandais, car il abrite chaque été des millions de moucherons qui nourrissent une faune aviaire exceptionnellement riche : le lac accueille plus d'espèces de canards nicheurs que n'importe quel autre lac au monde. Ses eaux peu profondes sont alimentées par des sources chaudes géothermiques qui maintiennent une température relativement stable tout au long de l'année, permettant à la vie aquatique de prospérer même en plein hiver.
Autour du lac de Mývatn, les curiosités géologiques se succèdent à un rythme impossible à suivre. Les pseudo-cratères de Skútustaðir sont des monticules creux formés il y a environ deux mille trois cents ans lorsque la lave coulant sur des terres marécageuses provoqua l'explosion de bulles de vapeur piégées. Les formations de lave de Dimmuborgir, dont le nom signifie "châteaux sombres", forment un labyrinthe de tours, d'arches et de colonnes qui ont alimenté de nombreuses légendes locales. C'est ici, selon la tradition, que vivait le Père Noël islandais et ses treize enfants facétieux, les Jólasveinar ou "Gars de Noël". La zone géothermique de Hverir, près du mont Námafjall, présente des flaques de boue bouillonnante, des fumerolles de soufre et des sources chaudes d'une couleur orange et jaune vif, créant un paysage qui ressemble davantage à une autre planète qu'à la Terre.
Les bains de Mývatn Nature Baths, créés en 2004 sur le modèle du Lagon Bleu mais dans un cadre encore plus sauvage et avec moins de foule, offrent la possibilité de se baigner dans des eaux géothermiques riches en minéraux avec une vue directe sur le lac et les montagnes environnantes. L'eau des bains de Mývatn est différente de celle du Lagon Bleu : elle est riche en sodium et en silicates plutôt qu'en silice, ce qui lui donne une couleur turquoise différente et des propriétés bénéfiques distinctes.
Húsavík, à une heure au nord de Mývatn, est la capitale islandaise de l'observation des baleines. Cette petite ville de deux mille cinq cents habitants a construit toute son économie touristique sur cette activité depuis les années 1990, et elle a été reconnue comme l'une des meilleures destinations au monde pour l'observation des cétacés. Les eaux du fjord de Skjálfandi, particulièrement riches en plancton et en petits poissons, attirent chaque été des baleines à bosse, des mégaptères, des rorquals communs, des marsouins et parfois des baleines bleues. Les tours en bateau, qui durent généralement deux à trois heures, ont un taux de réussite d'observation remarquablement élevé en été. Le Musée des Baleines de Húsavík est l'un des meilleurs au monde sur cette thématique, présentant des squelettes et des informations détaillées sur les espèces fréquentant les eaux islandaises.
La Dettifoss, accessible depuis Húsavík en remontant vers le canyon de Jökulsárgljúfur, est l'une des chutes d'eau les plus impressionnantes d'Europe et l'une des plus puissantes du monde. Avec un débit moyen d'environ cinq cents mètres cubes par seconde et une hauteur de chute de quarante-quatre mètres sur une largeur de cent mètres, elle dégage une puissance brute qui laisse sans voix. L'eau grise, chargée de sédiments glaciaires, tombe dans un canyon profond dans un grondement qui s'entend de loin et dans un nuage de brume permanente. En aval de la Dettifoss, la Selfoss est moins haute mais tout aussi belle, et en amont, la Hafragilsfoss offre un panorama sur le canyon à couper le souffle. Le film Prometheus de Ridley Scott a utilisé les falaises près de la Dettifoss comme décor de son scène d'ouverture, ce qui a encore amplifié la notoriété internationale de ce lieu.
Le canyon de Jökulsárgljúfur, qui fait partie du parc national du Vatnajökull, est souvent comparé au Grand Canyon américain à une échelle réduite. Long de vingt-cinq kilomètres et profond de cent à cent cinquante mètres, il a été creusé par les jökulhlaup, ces crues catastrophiques causées par les éruptions volcaniques sous-glaciaires. Le Hljóðaklettar, le "rocher des échos", est une formation basaltique labyrinthique où les colonnes de roche hexagonales prennent des formes spiralées et courbes inhabituelles, créant une acoustique étrange où les sons se répercutent de manière inattendue.
Plus à l'ouest, le lac de Húsavík, la vallée du Þórsmörk et les hautes terres intérieures du nord offrent des possibilités de randonnée et d'exploration qui peuvent occuper des semaines entières. La route 1 dans la région de Skagafjörður traverse des vallées verdoyantes réputées pour l'élevage des chevaux islandais, et l'on peut souvent apercevoir depuis la route ces petits chevaux robustes en liberté dans leurs pâturages.
La Cuisine Islandaise : Entre Traditions Ancestrales et Gastronomie Moderne
La cuisine islandaise est le produit de siècles de nécessité pratique dans un environnement difficile. Isolée géographiquement, avec une saison de culture courte et des possibilités agricoles limitées, l'Islande a développé des techniques de conservation et de préparation des aliments qui constituent aujourd'hui un patrimoine culinaire original, à la fois rustique et sophistiqué.
Le skyr est sans doute l'aliment islandais le plus emblématique et le plus exporté. Ce produit laitier, souvent comparé au yaourt grec bien qu'il soit techniquement un fromage frais, est fabriqué en Islande depuis plus de mille ans. Épais, crémeux, légèrement acidulé et riche en protéines, le skyr est consommé au petit-déjeuner avec des fruits, utilisé dans des desserts ou dégusté nature avec un filet de crème. Il est aujourd'hui exporté dans de nombreux pays sous diverses marques et sous la dénomination skyr, ce qui constitue l'une des rares exportations alimentaires islandaises à avoir conquis les rayonnages des supermarchés mondiaux.
Le poisson constitue la base historique de l'alimentation islandaise. L'Islande est entourée d'eaux parmi les plus poissonneuses du monde, et la morue, le capelan, l'aiglefin, la plie et le saumon ont nourri la population islandaise pendant des siècles. Le harðfiskur, le poisson séché à l'air libre, est le en-cas islandais par excellence, vendu dans tous les supermarchés et magasins de souvenirs. Sa texture est proche du bois sec, mais sa saveur concentrée et marine est délicieuse, surtout accompagné de beurre. Le plokkfiskur, un plat traditionnel fait de restes de poisson effiloché mélangé à des pommes de terre et de la béchamel, est l'un des plats de semaine les plus populaires de l'île. La soupe de poisson islandaise, crémeuse et parfumée avec des légumes-racines et des herbes, est un classique des menus de restaurant.
Le mouton islandais, élevé en liberté dans les landes pendant l'été et nourri d'herbes arctiques et d'algues marines, développe une saveur particulièrement prononcée et distinctive. Le hangikjöt, le "viande pendue", est du mouton ou du jambon fumé à chaud, traditionnellement suspendu dans des bâtiments enfumés. Il est servi froid tranché finement ou chaud, et constitue le plat de Noël traditionnel par excellence. Le soupe kjötsúpa, une soupe de mouton aux légumes racines, est le réconfort de l'hiver islandais.
Le hákarl est sans doute l'aliment le plus redouté des visiteurs. Il s'agit de viande de requin du Groenland qui a subi un processus de fermentation pendant plusieurs mois : enterré dans du gravier pour permettre à l'ammoniac de s'évacuer, puis suspendu à l'air libre pour sécher pendant encore quatre à cinq mois. Le résultat a une odeur d'ammoniac très forte et un goût qui demande plusieurs essais avant d'être apprécié. Le hákarl est servi en petits cubes accompagnés traditionnellement d'une rasade de Brennivín, la liqueur islandaise à base de schnapps aromatisé au carvi. Les Islandais eux-mêmes avouent souvent ne pas être de grands amateurs de hákarl au quotidien, mais ils apprécient de voir les touristes relever le défi.
Les sucreries et pâtisseries islandaises sont moins connues à l'étranger mais méritent l'attention. Le skúffukaka, le "gâteau de tiroir", est un gâteau au chocolat moelleux nappé de glaçage chocolaté, omniprésent dans les cafés et boulangeries. Le kleina est un beignet frit en forme de losange torsadé, légèrement sucré et parfumé à la cardamome. Le lummur sont des petites crêpes épaisses servies avec de la confiture et de la crème.
La scène gastronomique contemporaine de Reykjavík a explosé ces deux dernières décennies. Des chefs talentueux ont réinterprété la cuisine islandaise traditionnelle en utilisant des techniques modernes et des produits locaux de qualité. Des restaurants comme Dill, qui fut le premier restaurant islandais à obtenir une étoile Michelin en 2017, proposent des menus de dégustation qui célèbrent les saveurs authentiques de l'île : agneau des landes, langoustines de l'Atlantique Nord, renne, baies sauvages, herbes arctiques et légumes des serres géothermiques.
La culture du café est très forte en Islande, et Reykjavík compte une concentration remarquable de cafés indépendants qui servent d'excellentes spécialités de café artisanales. Les Islandais sont parmi les plus grands consommateurs de café per capita au monde, ce qui s'explique peut-être par les longues nuits d'hiver qui nécessitent un coup de fouet pour maintenir l'énergie et la sociabilité.
Les langoustines de l'Atlantique Nord, pêchées dans les eaux islandaises, sont parmi les meilleures du monde. Le restaurant de Höfn, ville côtière à l'est de l'île, organisait jusqu'à récemment un festival annuel de la langoustine qui attirait des gourmands des quatre coins du pays. Les coquilles Saint-Jacques islandaises, les oursins des eaux froides du Nord, et le doux crabe des neiges constituent d'autres délices marins que les restaurants gastronomiques de Reykjavík ont intégrés à leurs menus.
Activités Aventure : Explorer L'islande En Profondeur
L'Islande est l'un des terrains d'aventure les plus exceptionnels du monde. Sa nature vierge, ses paysages extrêmes et sa relative facilité d'accès en font une destination idéale pour les amateurs d'activités de plein air, qu'ils soient débutants ou expérimentés.
La randonnée est sans doute l'activité la plus populaire en Islande. Le sentier du Laugavegur, souvent classé parmi les dix plus belles randonnées du monde, relie Landmannalaugar à Þórsmörk sur cinquante-cinq kilomètres à travers les hautes terres du sud. Ce parcours de quatre jours traverse des paysages d'une variété extraordinaire : montagnes de rhyolite aux couleurs vives de Landmannalaugar, champs de lave noire solidifiée, déserts de sable noir balayés par le vent, glaciers, rivières à gué et enfin la vallée verdoyante de Þórsmörk. Les refuges de la Ferðafélag Íslands jalonnent le parcours et offrent un hébergement simple mais confortable. La saison de randonnée s'étend de juillet à début septembre, et le sentier est généralement très fréquenté en été, avec un système de réservation obligatoire pour les refuges.
La randonnée glaciaire, ou glacier hike en anglais, est l'une des expériences islandaises les plus uniques. Chaussés de crampons et armés d'un piolet, guidés par un professionnel expérimenté, les participants s'engagent sur la surface bleue et blanche d'un glacier comme le Sólheimajökull ou le Svínafellsjökull. La marche sur la glace révèle un monde de séracs, de crevasses, de moulins et de lacs supraglaciaires d'une beauté translucide. La découverte des veines de lave et de cendres emprisonnées dans la glace depuis des siècles donne une leçon d'histoire géologique vivante. Les cavernes de glace, accessibles uniquement en hiver lorsque le froid consolide les tunnels naturels formés sous la glace par les eaux de fonte, offrent un spectacle encore plus impressionnant : des voûtes de glace d'un bleu profond, illuminées par une lumière filtrée qui semble venir d'un autre monde.
La plongée sous-marine dans la faille de Silfra est une expérience unique au monde. Silfra est une fissure remplie d'eau douce situé dans le parc national de Þingvellir, là où les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine se séparent. L'eau qui remplit la fissure est de l'eau de fonte du glacier Langjökull qui a filtré pendant des décennies à travers la lave poreuse, atteignant une pureté et une clarté extraordinaires. La visibilité peut atteindre cent mètres, ce qui en fait l'un des endroits à la meilleure visibilité sous-marine du monde. L'eau est froide, entre deux et quatre degrés Celsius toute l'année, ce qui nécessite des combinaisons sèches spéciales. Mais la sensation de nager ou de plonger entre deux continents, dans une eau d'une pureté cristalline, vaut largement l'inconfort thermique.
Les chevaux islandais sont une race pure qui n'a pas été mélangée avec d'autres races depuis plus de mille ans, grâce à une loi islandaise médiévale qui interdit l'importation de chevaux étrangers sur l'île et interdit même le retour des chevaux islandais exportés. Cette isolation a préservé des caractéristiques uniques : une taille petite mais robuste, une constitution résistante au froid, et surtout la tölt, une allure naturelle et fluide intermédiaire entre le pas et le trot qui permet une équitation extrêmement confortable. Les chevaux islandais peuvent aussi pratiquer le skeið ou pace, une allure très rapide à quatre temps. Les randonnées à cheval dans les landes islandaises, souvent à travers des paysages de lave, de sable noir et de rivières, sont l'une des activités les plus appréciées des visiteurs.
L'observation des baleines est pratiquée depuis plusieurs ports islandais, dont Reykjavík, Húsavík, Akureyri et Dalvík. Les eaux islandaises abritent une vingtaine d'espèces de cétacés différentes. Les plus souvent observées sont la baleine à bosse avec son acrobatique habitude de sauter hors de l'eau, le petit rorqual le plus courant et visible toute l'année, le rorqual commun le deuxième plus grand animal du monde, le marsouin commun de petite taille mais très actif, et plus rarement la baleine bleue le plus grand animal ayant jamais existé. La saison optimale pour l'observation des baleines s'étend d'avril à octobre, avec un pic en juillet et août.
Le kayak de mer permet d'explorer les côtes islandaises d'une manière particulièrement intime. Des excursions guidées partent de plusieurs points côtiers, notamment dans les Westfjords où les fjords calmes offrent des conditions de navigation idéales. Pagayer silencieusement le long d'une falaise couverte de macareux, sous le regard curieux des phoques qui émergent de l'eau à quelques mètres de son embarcation, est une expérience de nature douce et profonde.
La pêche à la mouche dans les rivières islandaises est considérée parmi les meilleures au monde. Le saumon atlantique remonte en été les rivières islandaises par milliers, et les droits de pêche sur certaines rivières prisées atteignent des prix astronomiques. La truite brune et l'omble chevalier offrent des alternatives moins coûteuses mais tout aussi satisfaisantes. Les lacs comme le Þórisvatn et le Lagarfljót sont réputés pour leurs pêches exceptionnelles.
Le surf au-dessus du cercle arctique ? L'Islande fait partie des rares pays du monde où cette activité est pratiquée, notamment sur la péninsule de Reykjanes et dans les Westfjords. Les vagues atlantiques, puissantes et régulières, attirent une petite communauté de surfeurs passionnés prêts à affronter des eaux glacées en combinaison intégrale d'hiver. Les photos de surfeurs avec les aurores boréales en arrière-plan circulent abondamment sur les réseaux sociaux.
La Culture Islandaise : Sagas, Peuple Caché et Musique du Monde
La culture islandaise est un mélange fascinant d'héritage médiéval profondément enraciné et de modernité créative pleinement assumée. Cette petite nation de moins de quatre cent mille habitants produit plus d'écrivains, de musiciens, d'artistes et de designers per capita que presque n'importe quelle autre nation au monde.
Les sagas islandaises, rédigées au XIIIe et XIVe siècles mais narrant des événements des IXe, Xe et XIe siècles, constituent le fondement de la culture littéraire islandaise. Ces récits en prose islandaise ancienne sont d'une modernité surprenante : leur style sobre et factuel, leur psychologie complexe des personnages, leurs rebondissements narratifs rappellent parfois les romans policiers modernes autant que les épopées médiévales. Halldór Laxness, qui reçut le Prix Nobel de littérature en 1955, est le continuateur le plus illustre de cette tradition narrative. Ses romans, dont Gens indépendants et La Cloche d'Islande, sont considérés comme des classiques de la littérature mondiale et méritent d'être lus avant ou pendant un voyage en Islande.
La croyance dans le peuple caché, les Huldufólk, reste vivace en Islande d'une manière qui surprend toujours les visiteurs venus d'autres cultures. Ces êtres invisibles, semblables aux elfes ou aux fées selon d'autres traditions, seraient selon les croyances populaires islandaises des entités qui vivent dans les rochers et les collines, parallèlement aux humains mais dans une dimension cachée. Les enquêtes d'opinion montrent régulièrement qu'une proportion significative de la population islandaise, parfois autour de cinquante pour cent selon les études, ne peut pas exclure catégoriquement leur existence. Des routes ont été déviées et des projets de construction modifiés pour éviter de déranger des pierres ou des zones considérées comme habitées par les Huldufólk. Cette relation avec l'invisible est une manifestation de la connexion profonde et respectueuse que les Islandais entretiennent avec leur nature et leurs traditions.
Björk est sans doute l'artiste islandaise la plus célèbre dans le monde. Née à Reykjavík en 1965, elle débuta sa carrière musicale dans les années 1980 avec le groupe The Sugarcubes avant de se lancer dans une carrière solo qui l'a conduite à expérimenter les frontières entre la pop, l'électronique, la musique classique et la musique concrète. Ses albums Debut, Post, Homogenic et Vespertine ont chacun marqué des étapes importantes dans l'évolution de la musique populaire internationale. Sa relation avec l'Islande, avec ses paysages et ses forces naturelles, est au cœur de son art et de sa personnalité publique.
Sigur Rós, le groupe formé à Reykjavík en 1994 autour du chanteur Jónsi Birgisson, a créé un son qui est immédiatement identifiable et inimitable. Leur musique post-rock aux orchestrations somptueuses, chantée en islandais ou dans un langage inventé qu'ils appellent le vonlenska ou "hopelandic", évoque directement les paysages de l'île : la grandeur des glaciers, l'immensité des landes, la lumière rasante des crépuscules arctiques. Leur album Ágætis byrjun de 1999 est considéré par de nombreux critiques comme l'un des albums les plus importants de la fin du XXe siècle.
La tradition de l'Eddas et des poèmes scaldiques continue d'influencer la culture islandaise contemporaine. Ces poèmes médiévaux, souvent complexes dans leur structure métrique et riches en références mythologiques, constituent un patrimoine littéraire que les Islandais d'aujourd'hui considèrent avec une fierté et une familiarité que peu d'autres nations peuvent revendiquer avec leurs textes médiévaux. La mythologie nordique, avec ses dieux comme Odin, Thor et Freya, ses géants, ses nains et ses créatures fabuleuses, est encore très présente dans la culture populaire islandaise et dans les noms de lieux du pays.
La fête du Þorrablót, célébrée en janvier et février, est un rituel culturel important qui rassemble les Islandais autour d'un buffet de nourritures traditionnelles souvent extrêmes : hákarl fermenté, sang de mouton comprimé, graisse de mouton, têtes de mouton brûlées, et autres spécialités qui reflètent les techniques de conservation d'autrefois. Cette célébration, qui existait à l'époque viking avant d'être réanimée au XIXe siècle comme affirmation de l'identité nationale, mêle la nostalgie culturelle à une bonne dose d'humour islandais.
L'humour islandais mérite une mention particulière. Ironique, pince-sans-rire et souvent autoévaluatif, il reflète une culture qui a appris à rire de ses propres difficultés pour survivre. Les Islandais aiment particulièrement plaisanter sur leur propre taille : un Islandais sur cinq est l'auteur d'un livre, dit-on, ce qui donne à chaque dîner de famille une conversation qui a tôt fait de devenir une discussion sur la littérature ou l'histoire.
Informations Pratiques Pour Un Voyage En Islande
Visiter l'Islande nécessite une bonne préparation, car c'est une destination qui peut se révéler coûteuse si l'on n'est pas organisé, et potentiellement dangereuse si l'on sous-estime les conditions naturelles.
En ce qui concerne les formalités d'entrée, l'Islande fait partie de l'espace Schengen depuis 1996, ce qui signifie que les ressortissants des pays de l'Union européenne peuvent y entrer avec une simple carte d'identité nationale. Les ressortissants d'autres pays doivent vérifier les conditions applicables à leur nationalité. L'Islande ne fait pas partie de l'Union européenne malgré son appartenance à l'espace Schengen, et elle a voté par référendum en 2015 de ne pas entamer de négociations d'adhésion dans l'immédiat.
La monnaie islandaise est la couronne islandaise, ou íslenska króna, dont le symbole est ISK ou kr. Le Danemark et la Suède ont la même monnaie que l'Islande dans la région, mais leurs couronnes ont des valeurs très différentes. L'Islande est un pays très cher par rapport à la plupart des destinations européennes. Un repas dans un restaurant ordinaire peut facilement coûter entre vingt-cinq et cinquante euros, et les hébergements, les activités et les transports sont tous à des prix significativement supérieurs à la moyenne européenne. Un budget de voyage de cent cinquante à deux cents euros par personne et par jour est raisonnable pour un voyage en autonomie incluant une voiture de location, des activités et des repas simples.
La location de voiture est fortement recommandée pour explorer l'Islande, car les transports en commun sont limités en dehors de la capitale et des principales villes. La Route 1, ou Hringvegur, "Route de l'anneau", fait le tour complet de l'île sur environ mille trois cents kilomètres et est goudronnée sur tout son parcours. Les F-roads, les pistes des hautes terres, sont réservées aux véhicules à quatre roues motrices à forte garde au sol et ne sont ouvertes qu'en été. Il est illégal et extrêmement dangereux de conduire un véhicule de tourisme ordinaire sur une F-road.
La conduite en Islande présente quelques particularités à connaître. Les rivières sans ponts sur les pistes des hautes terres doivent être traversées à gué avec précaution. Les changements de météo peuvent être très rapides, et des tempêtes de vent violent peuvent rendre la conduite difficile. Le vent latéral est particulièrement dangereux sur les hauts plateaux et peut déporter les véhicules. Le site vedur.is de l'Office météorologique islandais fournit des prévisions fiables et des alertes météo, et le site road.is informe sur les conditions routières en temps réel.
La sécurité en pleine nature est un sujet à prendre très au sérieux en Islande. Chaque année, plusieurs touristes perdent la vie ou se retrouvent en situation de danger grave pour avoir sous-estimé les conditions naturelles. Les vagues soudaines sur les plages de sable noir comme Reynisfjara peuvent être mortelles. Les conditions en montagne changent rapidement. Il est toujours conseillé d'informer quelqu'un de son itinéraire, de s'enregistrer sur le site safetravel.is avant toute excursion dans les hautes terres, et de ne jamais s'approcher dangereusement des falaises, des zones géothermiques ou des cascades.
Le logement en Islande est disponible sous de nombreuses formes. Les hébergements vont du camping sauvage dans les campings officiels aux hôtels de luxe de Reykjavík, en passant par les guesthouses, les auberges de jeunesse, et les airbnb. Les refuges de montagne du réseau Ferðafélag Íslands offrent un hébergement basique mais précieux pour les randonneurs des hautes terres. Beaucoup de visiteurs optent pour le camping en été, ce qui permet de réduire significativement les coûts et d'être plus proche de la nature.
Les meilleures périodes pour visiter dépendent des objectifs de voyage. Pour les aurores boréales, la période de septembre à mars est idéale. Pour la randonnée dans les hautes terres et l'accès au Landmannalaugar et aux sentiers de Þórsmörk, juillet et août sont les seuls mois praticables. Pour éviter les foules tout en bénéficiant de belles conditions, mai-juin et septembre offrent de bons compromis. Pour les plongeurs de Silfra et les amateurs de bains géothermiques, toute l'année est possible.
Tourisme Responsable En Islande : Préserver Ce Qui Fait L'île Si Unique
L'Islande a connu une explosion touristique spectaculaire au cours de la dernière décennie. Le nombre de visiteurs annuels est passé de moins de cinq cent mille en 2010 à plus de deux millions avant la pandémie de COVID-19, un chiffre considérable pour un pays de moins de quatre cent mille habitants. Cette croissance rapide a créé des pressions significatives sur les paysages fragiles, les sites naturels et les communautés locales.
La mousse islandaise, qui recouvre les champs de lave d'un tapis vert délicat, est particulièrement vulnérable au piétinement. Elle peut mettre des décennies à se reconstituer une fois endommagée. Rester sur les sentiers balisés n'est pas seulement une suggestion, c'est une nécessité écologique impérative. La création de nouvelles traces en dehors des chemins balisés est une forme de dommage qui se perpétue et s'élargit avec chaque nouveau visiteur qui suit le mauvais exemple.
Les zones géothermiques présentent également des risques pour les visiteurs imprudents et pour elles-mêmes. La croûte de terre blanchâtre autour des sources bouillonnantes et des flaques de boue chaude peut être extrêmement fine et fragile, et des accidents graves se sont produits lorsque des personnes ont ignoré les barrières de sécurité. Respecter les clôtures et les balises n'est pas seulement une question de sécurité personnelle mais aussi de protection de ces environnements fragiles.
Le système de parcs naturels islandais a mis en place des réglementations de plus en plus strictes pour gérer la pression touristique. Certains sites populaires ont instauré des frais d'entrée et des systèmes de réservation. La Fimmvörðuháls et le sentier du Laugavegur nécessitent désormais une réservation obligatoire pour les refuges, et le nombre de randonneurs par jour est limité. Ces mesures, parfois perçues comme contraignantes par les visiteurs, sont essentielles pour préserver ce qui rend ces lieux remarquables.
Soutenir l'économie locale par des choix conscients est un autre aspect du tourisme responsable en Islande. Choisir des hébergements locaux plutôt que des chaînes internationales, manger dans des restaurants qui cuisinent des produits islandais, acheter des souvenirs fabriqués en Islande plutôt que des objets importés vendus sous étiquette islandaise, et faire appel à des guides locaux certifiés contribuent directement à la prospérité des communautés islandaises.
Le respect de la vie privée des habitants est également important. Certains sites et fermes privés ont dû fermer au public en raison de comportements irrespectueux de visiteurs qui entraient sans permission sur des propriétés privées pour photographier des cascades ou des paysages.
Les Trois Sites du Patrimoine Mondial de L'unesco En Islande
L'Islande compte trois sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, chacun illustrant un aspect différent de l'exceptionnalité de cette île.
Le premier est le parc national de Þingvellir, inscrit en 2004 au titre de l'histoire et de la politique. Ce site est le berceau de la démocratie islandaise et le témoin de plus de mille ans d'histoire nationale, depuis la fondation de l'Althing en 930 jusqu'à la proclamation de la République en 1944. Sa signification géologique, où la frontière entre deux plaques tectoniques est visible à la surface, ajoute une dimension supplémentaire à son caractère exceptionnel. L'UNESCO a reconnu en Þingvellir une valeur universelle exceptionnelle qui en fait un lieu incontournable pour comprendre l'histoire de la démocratie et de la gouvernance collective.
Le second est le parc national de Vatnajökull, inscrit en 2019 au titre des valeurs naturelles. Ce parc, qui couvre environ quatorze pour cent du territoire islandais, est reconnu pour sa démonstration exceptionnelle des processus géologiques liés à l'interaction entre les volcans actifs sous la calotte glaciaire et la glace elle-même. La dynamique unique entre feu et glace représentée au Vatnajökull illustre de manière spectaculaire les processus qui ont formé et continuent de former notre planète. Le parc abrite également une biodiversité remarquable, incluant des espèces végétales et animales adaptées aux conditions extrêmes de cet environnement.
Conclusion : L'islande, Un Voyage Qui Transforme
Partir pour l'Islande, c'est accepter d'être transformé. Rares sont les destinations au monde qui ont ce pouvoir de modifier durablement le regard que l'on porte sur la planète, sur la nature et sur sa propre place dans l'ordre des choses. Face à un geyser qui jaillit avec la régularité d'un métronome cosmique, devant une cascade qui tombe depuis des siècles sans jamais se lasser, sous une aurore boréale qui danse dans un silence de cathédrale : l'Islande recalibre les proportions, remet les horloges à l'heure du temps géologique, et rappelle à l'être humain ce qu'il est : un passager éphémère sur une planète vivante et puissante.
Mais l'Islande n'est pas seulement la nature. C'est aussi un peuple extraordinaire, dont la ténacité historique, la créativité culturelle et l'humour désabusé constituent une invitation à voir le monde différemment. Les Islandais ont survécu aux éruptions volcaniques, aux famines, aux dominations étrangères, aux crises financières avec une résilience qui force l'admiration et une capacité à rebondir qui constitue peut-être la plus belle leçon que ce pays a à offrir.
Voyager en Islande en 2025 et au-delà, c'est aussi prendre conscience d'une urgence : ce que vous venez voir disparaît, lentement mais certainement. Les glaciers qui couvrent encore onze pour cent du territoire islandais perdent chaque année des volumes considérables. L'Ok, le premier glacier islandais déclaré officiellement mort en 2019, a laissé place à une simple montagne. Une plaque commémorative a été posée là où la glace existait encore récemment, avec un message simple et poignant adressé aux générations futures. L'Islande, ce laboratoire géologique à ciel ouvert, est aussi une sonnette d'alarme vivante sur l'état de notre planète.
Venez donc en Islande, mais venez avec respect, curiosité et humilité. Laissez les sentiers balisés vous guider, laissez le silence vous envelopper, laissez les aurores boréales vous stupéfier, et laissez ces mille ans de sagas et de mémoire collective vous rappeler que les petits peuples peuvent avoir de grandes histoires. L'Islande est une promesse : celle que la Terre peut encore vous surprendre, vous émerveiller, vous faire sentir vivant comme vous ne l'avez peut-être jamais été.
La Langue Islandaise : Un Trésor Vivant du Moyen Âge
L'islandais est l'une des langues les plus conservatrices du monde. Depuis l'époque viking, la langue a si peu évolué qu'un Islandais d'aujourd'hui peut lire les textes originaux des sagas et des Eddas rédigés au XIIIe siècle avec une relative aisance, ce qu'aucun locuteur anglais ne pourrait faire avec l'anglais de la même époque. Cette stabilité linguistique remarquable s'explique en partie par l'isolement géographique de l'île et en partie par une politique linguistique délibérée de préservation.
La politique linguistique islandaise est particulièrement intéressante. Lorsqu'un nouveau concept ou une nouvelle technologie apparaît et nécessite un mot nouveau, l'Islande préfère en général créer un néologisme à partir de racines islandaises plutôt que d'emprunter un terme étranger. Ainsi, l'ordinateur se dit tölva en islandais, un mot fabriqué à partir de tala (nombre) et völva (prophétesse), soit "prophétesse des nombres". Le téléphone est sími, la radio is útvarp, et l'électricité est rafmagn, littéralement "force de l'esprit". Ce purisme linguistique est l'œuvre d'une institution dédiée, l'Árni Magnússon Institute, qui travaille à documenter et à préserver la langue islandaise tout en contribuant à sa modernisation organique.
L'Árni Magnússon Institute for Icelandic Studies est également le gardien d'une collection de manuscrits médiévaux d'une valeur inestimable : les Handrit, ces codex islandais en vélin sur lesquels sont rédigées les sagas, les Eddas poétiques et prosaïques et d'autres textes médiévaux. Ces manuscrits, emportés au Danemark lors de la domination danoise et conservés à Copenhague pendant des siècles, furent finalement restitués à l'Islande à partir de 1971 après des années de négociations diplomatiques. Leur retour fut célébré comme un événement national, avec des foules se pressant le long des quais de Reykjavík pour saluer les navires qui les transportaient.
L'islandais est également la langue qui a nommé le monde pour les navigateurs nordiques. Des centaines de termes géographiques et maritimes du monde entier portent des noms d'origine nordique ancienne, et l'islandais nous permet encore de comprendre leur signification originelle. Reykjavík signifie "baie des fumées", Akureyri "champ près du sable", Snæfellsnes "promontoire du glacier enneigé".
Les Activités Hivernales En Islande : Bien Plus Que les Aurores
L'Islande en hiver offre une expérience radicalement différente de l'été, et pas seulement à cause des aurores boréales. La neige qui enneige les montagnes et les landes crée des paysages d'une pureté silencieuse. Les chutes d'eau partiellement gelées forment des sculptures de glace naturelles d'une beauté éphémère. Les cascades comme la Skógafoss ou la Seljalandsfoss se bordent de colonnes de stalactites de glace qui transforment ces sites déjà spectaculaires en scènes d'une féerie hivernale.
Le ski et le snowboard sont pratiqués sur plusieurs petites stations réparties dans le pays. La plus accessible depuis Reykjavík est Bláfjöll, à une heure de route de la capitale dans les montagnes derrière la ville. Akureyri dispose d'une station de ski correcte au-dessus de la ville. Ces stations ne rivaliseront jamais avec les Alpes en termes d'infrastructure et de kilométrage, mais elles offrent l'expérience unique de skier sous le soleil polaire ou sous les aurores boréales avec souvent peu de monde sur les pistes.
Les promenades en motoneige sur les glaciers sont proposées par de nombreux opérateurs, notamment sur le Langjökull, le Mýrdalsjökull et le Vatnajökull. Ces excursions permettent d'atteindre des zones des glaciers autrement inaccessibles en hiver et d'apprécier l'immensité et la solitude de ces paysages blancs.
La pêche sous la glace est une activité plus confidentielle mais appréciée des amateurs de nature sauvage. Sur certains lacs gelés du centre du pays, il est possible de pêcher à travers un trou percé dans la glace, une expérience qui n'est pas sans rappeler les traditions autochtones de l'Arctique canadien.
L'hiver est également la meilleure saison pour observer le lagopède alpin, ce petit gallinacé qui change de plumage pour devenir entièrement blanc en hiver. Cet oiseau, qui est l'oiseau national de l'Islande, est visible dans les landes et les zones de bruyère de tout le pays, parfois en groupes de dizaines ou de centaines d'individus qui se confondent avec la neige.
La Santé et le Bien-Être En Islande : Le Modèle Nordique
Le système de santé islandais est l'un des plus performants du monde selon les indicateurs de l'Organisation mondiale de la santé. L'espérance de vie en Islande est parmi les plus élevées au monde, avec une moyenne d'environ quatre-vingt-trois ans pour les femmes et de quatre-vingt ans pour les hommes. Le pays affiche également des taux très faibles de maladies chroniques et une qualité de vie générale exceptionnellement élevée.
Ces résultats s'expliquent par plusieurs facteurs convergents. L'alimentation traditionnelle islandaise, riche en poisson, en produits laitiers de qualité et pauvre en graisses transformées, est considérée comme l'une des plus saines du monde. L'eau du robinet en Islande est l'une des plus pures et des plus saines au monde, provenant directement des sources de montagne et des eaux de fonte des glaciers filtrées par la lave. La pratique régulière des bains géothermiques, avec leurs effets relaxants et anti-inflammatoires, contribue au bien-être général de la population.
L'Islande a également développé une approche innovante de la prévention en matière de santé des jeunes. Le "modèle islandais" de prévention de l'abus de substances chez les adolescents, développé dans les années 1990, a montré des résultats spectaculaires en réduisant la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes Islandais grâce à des activités sportives et culturelles organisées. Ce modèle a depuis été adopté ou étudié par de nombreux autres pays.
Le concept de salarié heureux est pris très au sérieux en Islande. Le pays a été l'un des pionniers de la semaine de travail de quatre jours, avec plusieurs expériences pilotes menées entre 2015 et 2019 qui ont montré que la productivité restait stable ou s'améliorait tout en réduisant le stress et en améliorant l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ces résultats ont conduit à des négociations syndicales qui ont effectivement réduit le temps de travail pour une grande partie de la main-d'œuvre islandaise.
L'égalité entre les sexes est une valeur fondamentale de la société islandaise, et l'Islande arrive régulièrement en tête du classement mondial de l'égalité des sexes du Forum économique mondial. Le pays a élu dès 1980 la première femme présidente de la République au monde dans une démocratie, Vigdís Finnbogadóttir, qui fut réélue trois fois et servit pendant seize ans. Les femmes représentent aujourd'hui une proportion significative du parlement, du gouvernement et des conseils d'administration des grandes entreprises.
L'économie Islandaise : Poisson, Aluminium et Tourisme
L'économie islandaise est l'une des plus originales et des plus résilientes du monde développé. Elle repose sur trois piliers principaux : la pêche et les produits de la mer, la production d'aluminium utilisant l'énergie renouvelable, et le tourisme.
La pêche reste un secteur stratégique malgré la diversification économique des dernières décennies. L'Islande est l'un des principaux exportateurs mondiaux de produits de la mer, avec une flotte de pêche moderne et une industrie de transformation sophistiquée. Le système de quotas de pêche, introduit dans les années 1970 pour prévenir la surpêche, est aujourd'hui considéré comme l'un des modèles de gestion durable des ressources halieutiques les plus efficaces au monde, même s'il reste source de débats sur la propriété et l'équité de sa distribution.
La production d'aluminium, alimentée par l'énergie hydroélectrique et géothermique, est devenue une industrie majeure depuis les années 1970. L'Islande n'a pas de bauxite, le minerai dont on extrait l'aluminium, mais elle dispose d'une électricité bon marché et propre qui permet de produire de l'aluminium à un coût compétitif. Des fonderies situées dans plusieurs régions du pays produisent environ un pour cent de la production mondiale d'aluminium.
Le tourisme, devenu en moins de deux décennies le premier secteur économique du pays en termes de revenus, a transformé l'Islande plus profondément que n'importe quel autre facteur économique depuis les guerres de la Morue. La croissance explosive du tourisme a créé des dizaines de milliers d'emplois directs et indirects, a financé des infrastructures nouvelles, et a contribué à un enrichissement général de la population. Elle a aussi créé des tensions : hausse des prix de l'immobilier à Reykjavík, pression sur les sites naturels, et une transformation culturelle rapide qui suscite des débats sur l'identité nationale et la préservation du caractère authentique du pays.
La crise financière de 2008, paradoxalement, a contribué à lancer le boom touristique. La chute de la couronne islandaise qui suivit l'effondrement des banques rendit l'Islande soudainement beaucoup moins chère pour les visiteurs étrangers, attirant des millions de touristes qui n'auraient peut-être pas considéré ce pays autrement. Un accord d'open sky signé avec l'Union européenne facilita également l'accès en rendant les vols moins coûteux et plus nombreux.
Santé et Sécurité
Équipements médicaux, vaccinations, risques de maladie et conditions sanitaires.
Établissements Médicaux et Soins
- Établissements Médicaux et Informations Sanitaires
- Les soins médicaux en Islande sont de haute qualité, mais les services disponibles sont limités en dehors des grandes zones urbaines. Pour une assistance médicale d'urgence partout dans le pays, composez le 112. Pour une assistance médicale non urgente dans la région métropolitaine de Reykjavik, composez le 544-4114 pendant les heures ouvrables. En dehors des heures ouvrables normales, composez le 1770. L'infirmière qui répondra fera l'une des trois choses suivantes : offrir des conseils sur la façon de gérer le problème par vous-même, suggérer que vous vous rendiez à une clinique de garde, ou envoyer un médecin chez vous pour une visite à domicile. Le système médical islandais n'offre pas de couverture aux personnes qui ne vivent pas en Islande. Les non-résidents sont tenus de payer leurs propres frais médicaux et vous devriez être prêt à payer votre facture en totalité avant de quitter l'hôpital ou la clinique.
- Accessibilité
- En Islande, les personnes handicapées peuvent trouver que les conditions de accessibilité et les aménagements sont très différents de ce que vous trouvez aux États-Unis. La loi islandaise interdit la discrimination à l'égard des personnes handicapées et exige que les établissements recevant du public et les bâtiments gouvernementaux, y compris les ascenseurs, soient accessibles aux personnes handicapées. Tous les bâtiments gouvernementaux en Islande sont accessibles aux fauteuils roulants, tout comme la plupart des musées, des centres commerciaux et des grands centres commerciaux dans la région de la capitale. Le système de bus public et les taxis offrent tous deux des services de transport pour les personnes handicapées. Cependant, de nombreux magasins dans le vieux centre-ville de Reykjavik, comme ceux autour de la rue commerçante populaire de Laugavegur, ne sont pas accessibles aux fauteuils roulants. De nombreux trottoirs du centre-ville de Reykjavik ne disposent pas de bateaux pour fauteuils roulants, et les rues de la zone sont escarpées. Les petits hôtels et les hôtels en dehors des grandes villes ne sont pas tous accessibles aux personnes handicapées. Il existe très peu de chemins ou de sentiers balisés dans les attractions naturelles situées en dehors des zones urbaines.

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