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Histoire de la Ligue Majeure de Baseball

Une histoire complète du baseball depuis les règles Knickerbocker de 1845 jusqu'à la fondation de la MLB, les dynasties des Yankees et l'ère moderne

Vitesse

Introduction

La Ligue majeure de baseball (MLB) est la principale ligue professionnelle de baseball aux États-Unis et au Canada, et l'une des plus anciennes ligues sportives professionnelles en activité continue dans le monde. La ligue se dispute chaque année depuis 1903, année où la première Série mondiale fut jouée entre les Pirates de Pittsburgh, vainqueurs du fanion de la Ligue nationale, et les Americans de Boston, vainqueurs du fanion de la Ligue américaine. Les 30 franchises actuelles de la ligue sont réparties entre les États-Unis (29 franchises) et le Canada (les Blue Jays de Toronto), avec des joueurs issus d'environ 20 nations représentés sur les effectifs des équipes.

Le baseball lui-même s'est développé au milieu du XIXe siècle à partir de divers jeux de balle et de bâton pratiqués de manière informelle depuis des siècles. Les règles Knickerbocker de 1845, rédigées par Alexander Cartwright pour le New York Knickerbocker Base Ball Club, ont établi nombre des caractéristiques fondamentales du baseball moderne, notamment le champ intérieur en forme de diamant, le format de partie en neuf manches, la règle des trois prises, les lignes de faute et diverses autres dispositions. La guerre de Sécession de 1861 à 1865 contribua largement à diffuser le baseball au sein des différentes unités de l'armée de l'Union, les soldats de retour au pays fondant des clubs de baseball à travers les États-Unis. La Ligue nationale, fondée en 1876, est en activité continue depuis lors, ce qui en fait l'une des plus anciennes ligues sportives professionnelles au monde.

Cet article retrace l'histoire complète du baseball, depuis les règles Knickerbocker de 1845 jusqu'à la fondation de la Ligue nationale en 1876, en passant par l'Association américaine des années 1880, la fondation de la Ligue américaine en 1901 et l'ère moderne des deux ligues, la première Série mondiale de 1903, le scandale des Black Sox de 1919, l'ère de Babe Ruth et les dynasties des Yankees de New York des années 1920 aux années 1960, la rupture de la barrière de la couleur par Jackie Robinson en 1947, le déménagement historique des Dodgers de Brooklyn à Los Angeles en 1958, l'ère des stéroïdes des années 1990 et 2000, le championnat des Red Sox de Boston en 2004 qui mit fin aux 86 ans de la Malédiction du Bambino, le championnat des Cubs de Chicago en 2016 qui clôtura les 108 ans de la Malédiction du bouc Billy, l'ère moderne de Mike Trout, Aaron Judge et Shohei Ohtani, la tradition parallèle des Negro Leagues qui exista durant la période de ségrégation raciale, la transformation économique plus large du baseball professionnel à travers l'ère moderne, ainsi que l'avenir de l'une des plus anciennes ligues sportives professionnelles majeures en activité dans le monde.

Origines du baseball (1840-1875)

Le baseball s'est développé à partir de divers jeux de bâton et de balle pratiqués en Angleterre, en Irlande et dans plusieurs autres pays au cours des dix-huitième et dix-neuvième siècles. Les premières versions américaines du baseball avaient été pratiquées de manière informelle dans l'ensemble des États-Unis depuis le début du dix-neuvième siècle, avec diverses variantes locales se développant de façon indépendante. Le moment le plus déterminant dans le développement du baseball organisé fut la codification des règles Knickerbocker en 1845 par Alexander Cartwright pour le New York Knickerbocker Base Ball Club.

Alexander Cartwright, banquier et pompier new-yorkais, codfia les règles fondamentales du baseball telles qu'elles seraient appliquées par le Knickerbocker Club. Les règles de 1845 établirent bon nombre des caractéristiques essentielles du baseball moderne : le champ intérieur en forme de losange avec des bases disposées à angle droit, la structure des manches en trois retraits, le concept de balle fausse, la règle des trois prises, l'obligation de toucher les coureurs de base (plutôt que de leur lancer la balle, pratique courante dans les variantes antérieures), ainsi que diverses autres dispositions. Le premier match disputé selon les règles Knickerbocker eut lieu le 19 juin 1846 à Elysian Fields à Hoboken, dans le New Jersey, entre les Knickerbockers et les New York Nine. Les New York Nine remportèrent la rencontre sur le score de 23 à 1.

Le baseball se répandit rapidement à travers les États-Unis durant les années 1850 et 1860. La guerre de Sécession de 1861-1865 accéléra considérablement cette diffusion, les unités de l'armée de l'Union pratiquant le baseball dans leurs différents campements et propageant le jeu lorsque les soldats rentrèrent dans leurs communautés d'origine à la fin du conflit. Dès 1866, la National Association of Base Ball Players (NABBP) avait grandi au point de regrouper plus de 200 clubs à travers les États-Unis.

La première équipe de baseball ouvertement professionnelle fut les Cincinnati Red Stockings de 1869, qui effectuèrent une tournée aux États-Unis en remportant tous leurs matchs cette année-là. La National Association of Professional Base Ball Players (NA) de 1871 fut la première ligue professionnelle de baseball, avec neuf équipes participant à la saison inaugurale de 1871. La NA fonctionna pendant cinq saisons avant d'être dissoute et remplacée par la Ligue nationale en 1876.

La Ligue nationale et la Ligue américaine

La National League of Professional Base Ball Clubs (NL) fut fondée le 2 février 1876 à New York par les représentants de huit clubs de baseball professionnels. La nouvelle ligue fut organisée par William Hulbert, propriétaire des Chicago White Stockings (aujourd'hui les Chicago Cubs), avec les différents propriétaires successifs des huit équipes fondatrices. La NL était bien mieux organisée que la précédente NA, avec une application rigoureuse des règlements, des exigences de responsabilité financière et diverses autres améliorations institutionnelles.

La NL fonctionne sans interruption depuis 1876, ce qui en fait l'une des plus anciennes ligues sportives professionnelles à fonctionner en continu dans le monde. Les différentes équipes de la NL ont compté des franchises à Boston, Chicago, Cincinnati, Hartford, Louisville, Pittsburgh (puis New York), Philadelphie et Saint-Louis. Les ajouts et suppressions successifs de franchises ont donné naissance à la structure moderne de la NL, composée de 15 équipes.

L'American Association (AA) fut créée en 1882 en tant que ligue de baseball professionnelle concurrente de la NL. L'AA était sensiblement moins restrictive que la NL sur diverses questions commerciales et compétitives, notamment les matchs du dimanche (que la NL avait interdits), la vente d'alcool lors des matchs (que la NL avait également interdite) et diverses autres activités commerciales. L'AA fonctionna pendant 10 saisons (1882-1891) avant de fusionner avec la NL. La fusion NL-AA de 1891 donna naissance à une NL à 12 équipes, qui fut finalement réduite à 8 équipes pour l'ère moderne.

La Ligue américaine (AL) fut fondée par Byron Bancroft « Ban » Johnson en 1901 en tant que ligue de baseball professionnelle concurrente de la NL. Johnson avait été président de la Western League, une ligue mineure qu'il avait transformée en Ligue américaine de niveau majeur. La nouvelle AL entra en concurrence directe avec la NL tout au long des saisons 1901-1902, les importants litiges liés aux signatures de joueurs engendrant de vives tensions entre les deux ligues. L'Accord national de 1903 entre la NL et l'AL établit la structure moderne à deux ligues et donna lieu à la première Série mondiale en octobre 1903.

La première Série mondiale opposa les Pittsburgh Pirates, champions de la NL (menés par le joueur-manager Fred Clarke), aux Boston Americans, champions de l'AL (rebaptisés par la suite Boston Red Sox, menés par le joueur-manager Jimmy Collins et le lanceur Cy Young). Les Americans remportèrent la série au meilleur des neuf matchs sur le score de 5 victoires à 3, décrochant ainsi le premier titre de la Série mondiale et établissant le cadre général de la compétition moderne de la Série mondiale.

L'ère du ballon mort et le scandale des Black Sox

L'ère du ballon mort du baseball professionnel, s'étendant approximativement de 1900 à 1919, se caractérisait par une production offensive nettement inférieure à celle des époques ultérieures. Les différentes balles utilisées durant cette période étaient moins élastiques et moins dynamiques que les balles plus vives qui seraient introduites dans les années 1920. Les lanceurs étaient autorisés à appliquer diverses substances sur la balle (notamment de la salive, de la boue et diverses matières étrangères), ce qui produisait des lancers sensiblement moins réguliers et nettement plus difficiles à frapper. Les différents stades de l'époque présentaient des distances en champ extérieur nettement plus grandes que les stades modernes, ces distances considérables limitant la production de coups de circuit.

Les principales vedettes individuelles de l'ère du ballon mort comprenaient Ty Cobb (l'brillant voltigeur des Tigers de Détroit qui remporta 11 titres de meilleur frappeur de la Ligue américaine et afficha une moyenne au bâton en carrière de ,366, la plus haute de l'histoire de la MLB), Honus Wagner (le brillant arrêt-court des Pirates de Pittsburgh qui remporta 8 titres de meilleur frappeur de la Ligue nationale), Walter Johnson (le brillant lanceur des Senators de Washington qui remporta 417 matchs et produisit 110 blanchissages en carrière, un record absolu dans l'histoire de la MLB), Christy Mathewson (le brillant lanceur des Giants de New York), Tris Speaker, Eddie Collins, Nap Lajoie, et bien d'autres.

L'ère du ballon mort prit fin de manière décisive avec le scandale des Black Sox de 1919 et l'introduction subséquente de balles plus vives en 1920. La Série mondiale de 1919 opposant les White Sox de Chicago aux Reds de Cincinnati avait été substantiellement manipulée par plusieurs joueurs de Chicago qui avaient accepté des paiements de parieurs afin de perdre délibérément la série. Les Reds remportèrent la Série mondiale 5 matchs à 3, dans ce qui était alors largement perçu comme une surprise considérable. Les diverses enquêtes menées par la suite mirent en évidence la manipulation, et huit joueurs de Chicago (par la suite surnommés les « Black Sox ») furent définitivement bannis du baseball professionnel en 1921 par le nouveau commissaire de la MLB, Kenesaw Mountain Landis.

Le scandale des Black Sox entraîna une transformation substantielle de la gouvernance du baseball professionnel. La création du poste de commissaire du baseball, Landis étant nommé premier commissaire en 1920, produisit une autorité centralisée considérable pour la gouvernance du sport. Landis dirigea le baseball professionnel avec une autorité notable de 1920 à 1944, ses diverses décisions façonnant durablement la gouvernance du baseball professionnel. Parmi les joueurs des Black Sox bannis figurait le brillant voltigeur Shoeless Joe Jackson, dont la moyenne au bâton en carrière de ,356 est l'une des plus élevées de l'histoire de la MLB et dont l'exclusion ultérieure a continué de faire l'objet d'une attention considérable.

Babe Ruth et la dynastie des Yankees

George Herman « Babe » Ruth Jr. s'est imposé dans les années 1920 comme le joueur individuel le plus accompli de l'histoire du baseball et l'une des figures sportives individuelles les plus marquantes du vingtième siècle. Ruth avait été à l'origine un lanceur brillant avec les Red Sox de Boston (remportant 89 matchs en tant que lanceur avec une MPM de 2,28 de 1914 à 1919), mais ses exceptionnelles capacités de frappeur l'avaient conduit à être reconverti en voltigeur. Les Red Sox vendirent Ruth aux Yankees de New York en décembre 1919, dans une transaction qui continue d'être citée comme l'un des échanges individuels les plus déterminants de l'histoire du sport.

La première saison de Ruth avec les Yankees (1920) produisit 54 coups de circuit, soit presque le double du précédent record de saison en MLB de 29 (que Ruth lui-même avait établi l'année précédente avec les Red Sox). La saison 1921 de Ruth produisit 59 coups de circuit, sa saison 1927 en produisit 60 (record de saison en MLB qui tint jusqu'à ce que Roger Maris le batte en 1961). Le total en carrière de Ruth de 714 coups de circuit constitua le record en carrière en MLB depuis sa retraite en 1935 jusqu'à ce que Hank Aaron le batte en 1974. Sa moyenne au bâton en carrière de ,342 et son pourcentage combiné de présence sur les buts et de puissance en carrière de 1,164 (le plus élevé de l'histoire de la MLB) confirment sa place parmi les frappeurs individuels les plus accomplis de l'histoire du baseball.

La dynastie des Yankees de New York qui débuta avec Ruth a été la franchise individuelle la plus accomplie de l'histoire de la MLB. Les Yankees ont remporté 27 championnats des Séries mondiales (1923, 1927, 1928, 1932, 1936, 1937, 1938, 1939, 1941, 1943, 1947, 1949, 1950, 1951, 1952, 1953, 1956, 1958, 1961, 1962, 1977, 1978, 1996, 1998, 1999, 2000, 2009), soit plus que toute autre franchise. La combinaison de joueurs individuels brillants, d'une cohésion collective exceptionnelle et d'une intense compétitivité a engendré l'une des traditions de franchise individuelles les plus extraordinaires dans quelque sport que ce soit.

Les dynasties des Yankees des années 1920, 1930, 1940, 1950 et 1960 ont produit des joueurs individuels extraordinaires. Lou Gehrig, le brillant joueur de premier but qui disputa 2 130 matchs consécutifs (un record en MLB qui tint jusqu'à ce que Cal Ripken Jr. le batte en 1995) avant d'être contraint de prendre sa retraite en 1939 en raison de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), qui fut par la suite baptisée « maladie de Lou Gehrig » en son honneur. Joe DiMaggio, le brillant voltigeur qui réalisa une série de 56 matchs consécutifs avec au moins un coup sûr en 1941 (un record en MLB qui n'a jamais été sérieusement menacé). Mickey Mantle, le brillant voltigeur ambidextre des années 1950 et 1960. Yogi Berra, le brillant receveur qui remporta 10 championnats des Séries mondiales, soit le plus grand nombre pour un joueur individuel dans l'histoire de la MLB. Whitey Ford, le brillant lanceur. Don Mattingly, le brillant joueur de premier but. Derek Jeter, le brillant arrêt-court et capitaine de la dynastie 1996-2000. Mariano Rivera, le brillant stoppeur largement considéré comme le plus grand stoppeur de l'histoire de la MLB. Et bien d'autres joueurs ont accompli des carrières individuelles extraordinaires.

La barrière de couleur et Jackie Robinson (1947)

Le baseball professionnel fut substantiellement ségrégué sur le plan racial de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1947, les joueurs afro-américains et diverses autres personnes non blanches étant interdits de participer dans les ligues majeures. Les différents joueurs afro-américains qui auraient été éligibles à une carrière en MLB avaient été contraints de jouer dans les Negro Leagues, le système parallèle de ligues professionnelles de baseball qui opérait aux côtés de la MLB durant la période de ségrégation raciale. Les Negro Leagues produisirent des joueurs individuels extraordinaires, notamment Satchel Paige (le brillant lanceur qui fut finalement admis en MLB en 1948 à l'âge de 42 ans et qui lança en MLB jusqu'à l'âge de 59 ans), Josh Gibson (le brillant receveur largement cité comme l'un des frappeurs les plus accomplis de l'histoire du baseball), Cool Papa Bell (le brillant voltigeur célèbre pour sa vitesse exceptionnelle), Buck Leonard, Oscar Charleston, et bien d'autres.

L'intégration institutionnelle plus large de la MLB débuta avec la signature de Jackie Robinson par les Brooklyn Dodgers en 1945 et ses débuts en MLB en 1947. Robinson avait été un brillant athlète pluridisciplinaire à UCLA avant de servir dans l'armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale. Il avait joué dans les Negro Leagues avec les Kansas City Monarchs avant d'être signé par le directeur général des Dodgers Branch Rickey, qui planifiait l'intégration de la MLB depuis plusieurs années. Les débuts de Robinson en MLB le 15 avril 1947 (le jour d'ouverture des Dodgers) firent de lui le premier joueur afro-américain de l'histoire moderne de la MLB.

La première saison de Robinson en MLB produisit des performances individuelles extraordinaires. Il remporta le tout premier prix de Recrue de l'année (qui fut par la suite rebaptisé le Jackie Robinson Award), avec une moyenne au bâton de ,297, 12 coups de circuit et 29 buts volés. Sa carrière ultérieure lui valut six sélections au Match des étoiles, le titre de Joueur le plus utile de la Ligue nationale en 1949, et une moyenne au bâton en carrière de ,311. L'alliance chez Robinson d'un talent individuel brillant, d'une intensité compétitive exceptionnelle et d'une importance culturelle considérable produisit l'une des carrières sportives individuelles les plus extraordinaires de toute époque.

L'intégration de la MLB se poursuivit de manière substantielle à la fin des années 1940 et durant les années 1950. Les Cleveland Indians signèrent Larry Doby en 1947 (Doby faisant ses débuts le 5 juillet 1947 en tant que premier joueur afro-américain de la Ligue américaine). Les différentes autres franchises de la MLB intégrèrent progressivement leurs effectifs au cours de la décennie suivante. La dernière franchise de la MLB à s'intégrer fut les Boston Red Sox, qui ne signèrent leur premier joueur afro-américain (Pumpsie Green) qu'en 1959, soit 12 ans après les débuts de Robinson.

L'impact culturel plus large de l'intégration de la MLB a été considérable. Les différentes stars afro-américaines de la MLB qui suivirent, notamment Willie Mays, Hank Aaron, Bob Gibson, Frank Robinson, Reggie Jackson, Rickey Henderson, Ken Griffey Jr., Barry Bonds, et bien d'autres, ont produit des carrières individuelles extraordinaires. L'intégration continue de divers autres groupes ethniques, dont les joueurs latinos (avec des joueurs cubains, dominicains, portoricains, vénézuéliens, mexicains et d'autres origines latinos produisant des carrières extraordinaires), les joueurs asiatiques (avec des joueurs japonais, sud-coréens et d'autres origines asiatiques produisant des carrières extraordinaires), et divers autres groupes, a engendré l'une des ligues sportives professionnelles les plus ethniquement diverses dans quelque sport que ce soit. Le numéro 42 de Robinson fut retiré par toutes les équipes de la MLB en 1997, seul numéro retiré à l'échelle de la ligue dans toute l'histoire de la MLB.

Le baseball du milieu du siècle — Mays, Aaron, Mantle et l'expansion

Le milieu du vingtième siècle en MLB a produit des joueurs individuels extraordinaires qui ont considérablement façonné la signification culturelle plus large du sport. Willie Mays, le brillant voltigeur des Giants de New York et de San Francisco, est largement cité comme l'un des joueurs individuels les plus accomplis de l'histoire du baseball. La carrière de Mays a produit 660 circuits, 12 Gants d'or (le plus grand nombre pour tout voltigeur), 24 sélections au match des étoiles et les titres de joueur le plus utile de la Ligue nationale en 1954 et 1965. Sa spectaculaire prise par-dessus l'épaule de la balle frappée par Vic Wertz lors du premier match de la Série mondiale de 1954, connue simplement sous le nom de « The Catch », est l'un des moments les plus reproduits de l'histoire du baseball.

Hank Aaron, le brillant voltigeur des Braves d'Atlanta, a produit l'une des carrières individuelles les plus accomplies de l'histoire du baseball. La carrière d'Aaron a produit 755 circuits (ce qui a battu le précédent record de circuits en carrière de Babe Ruth en MLB le 8 avril 1974 et qui est demeuré le record de circuits en carrière en MLB jusqu'à ce que Barry Bonds le batte en 2007), 25 sélections au match des étoiles (le plus grand nombre de l'histoire de la MLB), le titre de joueur le plus utile de la Ligue nationale en 1957 et le record de tous les temps en MLB pour les points produits en carrière. La poursuite par Aaron du record de circuits de Ruth avait été considérablement compliquée par des courriers haineux à caractère racial et diverses menaces, mais il a mené à bien cette quête en battant le record le 8 avril 1974. Il a pris sa retraite en 1976 avec 755 circuits en carrière.

Mickey Mantle, le brillant voltigeur frappant des deux côtés du marbre des Yankees de New York des années 1950 et 1960, a accompli des exploits individuels extraordinaires malgré diverses complications liées à des blessures. La carrière de Mantle a produit 536 circuits, trois titres de joueur le plus utile de la Ligue nationale (1956, 1957, 1962), la Triple Couronne de 1956 (menant la Ligue américaine en moyenne au bâton, en circuits et en points produits) et 16 sélections au match des étoiles. La très grande importance culturelle populaire de Mantle a fait de lui l'un des joueurs de MLB de son époque dont la commercialisation a été la plus étendue.

La MLB s'est considérablement développée au cours des années 1960, plusieurs nouvelles franchises ayant été ajoutées tant dans la Ligue américaine que dans la Ligue nationale. Cette expansion a produit des franchises à Los Angeles (les Angels, ajoutés en 1961 dans la Ligue américaine), à Washington (les nouveaux Senators de Washington en 1961, après que les Senators d'origine eurent déménagé pour devenir les Twins du Minnesota), à Houston (les Colt .45s/Astros en 1962 dans la Ligue nationale), à New York (les Mets en 1962 dans la Ligue nationale) et dans diverses autres villes. L'introduction en 1966 de l'autonomie des joueurs à la suite du procès de Curt Flood (Flood ayant poursuivi la MLB en justice après avoir été échangé par les Cardinals de Saint-Louis aux Phillies de Philadelphie) a finalement produit une transformation substantielle de la structure plus large des relations de travail au sein de la MLB.

Les années 1960 en MLB ont également vu éclore divers autres joueurs accomplis. Sandy Koufax, le brillant lanceur des Dodgers de Los Angeles qui a remporté trois prix Cy Young de la Ligue nationale (1963, 1965, 1966) au cours des quatre années précédant sa retraite anticipée à l'âge de 30 ans en raison de blessures récurrentes au coude. Roberto Clemente, le brillant voltigeur des Pirates de Pittsburgh qui fut le premier joueur latino à remporter le titre de joueur le plus utile de la Ligue nationale (1966) et qui mourut dans un accident d'avion en décembre 1972 alors qu'il acheminait de l'aide humanitaire aux victimes d'un tremblement de terre au Nicaragua. Bob Gibson, le brillant lanceur des Cardinals de Saint-Louis. Carl Yastrzemski, le brillant voltigeur des Red Sox de Boston. Frank Robinson, le brillant voltigeur qui a remporté la Triple Couronne en 1966 et fut le premier gérant afro-américain en MLB (avec les Indians de Cleveland en 1975).

Les déménagements des Brooklyn Dodgers à Los Angeles et autres transferts de franchises

Le déménagement des Brooklyn Dodgers à Los Angeles en 1958, ainsi que le transfert simultané des New York Giants à San Francisco, constituent l'un des transferts de franchises les plus marquants de toute l'histoire du sport professionnel. Les Brooklyn Dodgers avaient été la franchise outsider par excellence de la MLB au cours des années 1950, avec la brillante équipe des « Boys of Summer » menée par Jackie Robinson, Roy Campanella, Pee Wee Reese, Duke Snider et bien d'autres, ayant forgé l'une des traditions de franchise les plus aimées de l'histoire de la MLB. L'équipe avait finalement remporté ses premières Séries mondiales en 1955 (après de multiples défaites, essentiellement face aux rivaux New York Yankees) avant d'être transférée à Los Angeles trois ans plus tard.

Ce déménagement fut largement motivé par la volonté tenace du propriétaire des Dodgers, Walter O'Malley, de remplacer le petit et vieillissant Ebbets Field de Brooklyn par un nouveau stade. Après que diverses négociations avec les autorités municipales de New York n'eurent pas abouti à la construction d'un nouveau stade satisfaisant à Brooklyn, O'Malley accepta d'importantes concessions de la part des autorités municipales de Los Angeles — notamment des droits substantiels d'acquisition foncière sur le site de Chavez Ravine, qui allait devenir le Dodger Stadium — afin d'y transférer la franchise. Le déménagement simultané des New York Giants à San Francisco fut largement motivé par des préoccupations similaires du propriétaire des Giants, Horace Stoneham, quant à la situation new-yorkaise de son équipe ; ces deux transferts concomitants donnèrent à la MLB une présence considérable sur la côte Ouest.

De 1958 à 1962, les Los Angeles Dodgers évoluèrent au Los Angeles Memorial Coliseum (le même stade qui accueillerait par la suite les Jeux olympiques de 1984). Les conditions de jeu nettement insuffisantes du Coliseum — conçu pour le football américain et l'athlétisme plutôt que pour le baseball — engendrèrent d'importantes irrégularités compétitives, la distance particulièrement courte du champ gauche provoquant de notables distorsions dans les statistiques de coups de circuit. Le Dodger Stadium ouvrit ses portes en 1962 sur le site de Chavez Ravine, offrant à la franchise l'un des stades les plus réputés de la MLB.

La transition des Dodgers vers Los Angeles donna lieu à des accomplissements sportifs individuels extraordinaires. L'équipe remporta les Séries mondiales en 1959, 1963, 1965, 1981, 1988, 2020 et 2024. Les nombreuses stars des Dodgers de l'ère angelénienne — parmi lesquelles Sandy Koufax, Don Drysdale, Maury Wills (le brillant arrêt-court qui remit au goût du jour le vol de base en tant qu'arme offensive majeure dans les années 1960), Steve Garvey, Fernando Valenzuela (le brillant lanceur mexicain à l'origine du phénomène de la « Fernandomania » en 1981), Orel Hershiser, Mike Piazza, Clayton Kershaw, Mookie Betts et bien d'autres — ont connu des carrières extraordinaires.

Les nombreux transferts de franchises et les expansions qui ont suivi à l'ère moderne ont continué de façonner la répartition géographique de la MLB. Parmi les principaux transferts figurent ceux des Philadelphia Athletics vers Kansas City puis Oakland (et finalement Sacramento et Las Vegas), des Boston Braves vers Milwaukee puis Atlanta, des St. Louis Browns vers Baltimore (où ils devinrent les Orioles), des Washington Senators d'origine vers Minneapolis (les Twins), et bien d'autres encore. Les diverses expansions ultérieures ont permis d'intégrer des franchises à San Diego (Padres), Kansas City (Royals), Toronto (Blue Jays), Seattle (Mariners), Tampa Bay (Rays), en Arizona (Diamondbacks) et dans d'autres villes. La MLB n'a pas admis de nouvelle franchise d'expansion depuis 1998, ce qui constitue la plus longue période sans expansion de l'histoire moderne de la ligue.

L'ère des stéroïdes (années 1990-2000)

L'ère des stéroïdes de la MLB, s'étendant approximativement du début des années 1990 jusqu'en 2007 environ, a été substantiellement façonnée par l'usage généralisé de substances améliorant les performances, notamment les stéroïdes anabolisants, l'hormone de croissance humaine et diverses autres substances, par de nombreux joueurs de la MLB. Les diverses enquêtes ultérieures, dont le rapport Mitchell de 2007 (commandé par la MLB elle-même et mené par l'ancien chef de la majorité au Sénat américain George Mitchell), ont identifié environ 89 joueurs de la MLB associés à l'usage de diverses substances améliorant les performances au cours de cette période.

La production offensive considérable de l'ère des stéroïdes était nettement supérieure aux moyennes historiques de la MLB. Divers records individuels en une seule saison ont été établis durant cette période, notamment les 70 circuits de Mark McGwire en 1998 (qui ont battu le record de la MLB en une seule saison vieux de 37 ans détenu par Roger Maris, avec 61 circuits), les 66 circuits de Sammy Sosa en 1998, les 73 circuits de Barry Bonds en 2001 (l'actuel record de la MLB en une seule saison), ainsi que diverses autres saisons individuelles extraordinaires. Les diverses divulgations et enquêtes ultérieures ont suscité une attention considérable quant à la légitimité de ces différents records.

Barry Bonds, le brillant voltigeur des Giants de San Francisco, a produit les réalisations statistiques individuelles les plus extraordinaires de l'ère des stéroïdes. Bonds a remporté sept prix de joueur le plus utile de la Ligue nationale (1990, 1992, 1993, 2001, 2002, 2003, 2004), soit le plus grand nombre pour un joueur dans l'histoire de la MLB. Sa carrière lui a valu 762 circuits (le record de circuits en carrière de la MLB, surpassant le précédent record de Hank Aaron de 755 le 7 août 2007). Sa saison 2001 lui a permis de réaliser 73 circuits (le record de la MLB en une seule saison), 137 buts sur balles et 4,41 buts sur balles par partie. Sa saison 2002 lui a valu un pourcentage de présence sur les buts de ,582, le plus élevé en une seule saison dans l'histoire de la MLB. Sa saison 2004 a produit 232 buts sur balles et un pourcentage de présence sur les buts de ,609, deux records de la MLB en une seule saison.

La réponse institutionnelle plus large à l'ère des stéroïdes a été considérable. La MLB a mis en place son premier programme complet de contrôle antidopage en 2004, suivi d'expansions et de modifications substantielles. Les divers tests positifs ultérieurs ont entraîné des suspensions importantes pour plusieurs joueurs, notamment Manny Ramirez (suspension de 50 parties en 2009, suspension de 100 parties en 2011), Alex Rodriguez (suspension de 162 parties pour l'intégralité de la saison 2014), Ryan Braun (suspension de 65 parties en 2013) et divers autres. L'enquête Biogenesis de 2013 a entraîné des suspensions pour environ 13 joueurs de la MLB associés à la clinique Biogenesis de Miami.

L'impact culturel plus large de l'ère des stéroïdes demeure considérable. Les résultats des votes au Temple de la renommée concernant les joueurs de l'ère des stéroïdes ont suscité de nombreux débats, plusieurs joueurs dont Bonds, Roger Clemens, Mark McGwire, Sammy Sosa et divers autres n'ayant pas obtenu les votes nécessaires à leur intronisation au Temple de la renommée malgré leurs accomplissements statistiques. Les diverses réflexions ultérieures et plus larges sur cette période ont continué de façonner la signification culturelle du baseball professionnel. Les diverses procédures judiciaires en cours (dont l'acte d'accusation pour parjure de Bonds en 2007, finalement rejeté en 2015) se sont poursuivies au fil des années suivantes.

Les Boston Red Sox de 2004 et les Chicago Cubs de 2016

Le titre de champion des World Series 2004 remporté par les Boston Red Sox constitue l'une des victoires individuelles les plus extraordinaires de l'histoire de toute ligue sportive professionnelle. Les Red Sox n'avaient pas remporté les World Series depuis 1918, une disette de 86 ans largement attribuée à la « Malédiction du Bambino » — la vente de Babe Ruth aux New York Yankees en 1919, qui aurait prétendument condamné l'équipe à des défaites répétées en World Series. Les nombreuses campagnes manquées de peu par les Red Sox au cours de ces 86 années avaient suscité une attention culturelle considérable.

La course des Red Sox en séries éliminatoires de 2004 a produit l'un des moments sportifs individuels les plus extraordinaires de l'histoire de n'importe quel sport. L'équipe se trouvait en très mauvaise posture, menée 3-0 dans la Série de championnat de la Ligue américaine face aux rivaux New York Yankees, aucune équipe de la MLB n'ayant jamais renversé un déficit de 3-0 dans une série d'après-saison. Les Red Sox remportèrent ensuite les quatre matchs suivants contre les Yankees, devenant ainsi la première équipe à revenir d'un déficit de 3-0 dans l'histoire des séries éliminatoires de la MLB. L'équipe battit ensuite les St. Louis Cardinals 4-0 en World Series pour décrocher le premier titre de la franchise depuis 1918.

L'exceptionnelle formation des Red Sox de 2004 comprenait Curt Schilling (le brillant lanceur qui avait lancé de façon mémorable le match 6 de la Série de championnat de la Ligue américaine avec une cheville sérieusement blessée, avec du sang visible sur sa chaussette durant la rencontre), Manny Ramirez (le brillant voltigeur désigné MVP des World Series), David Ortiz (le brillant frappeur désigné auteur de plusieurs coups sûrs décisifs tout au long des séries éliminatoires), Pedro Martínez (le brillant lanceur), Johnny Damon (le brillant voltigeur), Jason Varitek (le brillant receveur et capitaine de l'équipe), ainsi que bien d'autres joueurs. Les Red Sox remportèrent par la suite de nouveaux titres en World Series en 2007, 2013 et 2018.

Le titre de champion des World Series 2016 des Chicago Cubs constitue une autre victoire individuelle extraordinaire. Les Cubs n'avaient pas remporté les World Series depuis 1908, une disette de 108 ans qui était de loin la plus longue de toute ligue sportive professionnelle. Les nombreuses campagnes manquées de peu par les Cubs au cours de ces 108 années avaient suscité une attention culturelle considérable. L'effondrement des Cubs de 1969 avait notamment été largement attribué à la « Malédiction du bouc » — un supporter et son bouc ayant été expulsés d'un match des World Series de 1945 au Wrigley Field, le supporter ayant prétendument jeté une malédiction sur l'équipe pour ses futures participations aux World Series.

La course des Cubs en séries éliminatoires de 2016 a produit des moments individuels extraordinaires. L'équipe remporta le fanion de la Ligue nationale grâce à une brillante victoire sur les Los Angeles Dodgers lors de la Série de championnat de la Ligue nationale. Les World Series 2016 contre les Cleveland Indians (aujourd'hui Cleveland Guardians) produisirent l'une des World Series les plus extraordinaires de l'histoire de la MLB, les Cubs remportant le match 7 en manches supplémentaires pour s'adjuger le titre 4 matchs à 3. Les Cubs étaient revenus d'un déficit de 3-1 dans la série, et les célébrations populaires qui s'ensuivirent à travers Chicago rassemblèrent environ 5 millions de partisans des Cubs lors du défilé de la victoire, faisant de cet événement l'un des plus grands rassemblements humains de l'histoire.

L'exceptionnelle formation des Cubs de 2016 comprenait Anthony Rizzo (le brillant joueur de premier but), Kris Bryant (le brillant joueur de troisième but sacré MVP de la Ligue nationale en 2016), Jake Arrieta (le brillant lanceur lauréat du trophée Cy Young de la Ligue nationale en 2015), Jon Lester (le brillant lanceur), Kyle Schwarber (le brillant voltigeur), Addison Russell (le brillant arrêt-court), Javier Báez (le brillant joueur de champ intérieur), Theo Epstein (le brillant président de l'équipe qui avait précédemment assemblé l'équipe championne des Red Sox de 2004), Joe Maddon (le brillant gérant), ainsi que bien d'autres.

L'ère moderne — Trout, Judge et Ohtani

L'ère moderne de la MLB a vu émerger des joueurs individuels extraordinaires qui ont perpétué la grande tradition du baseball. Mike Trout, des Los Angeles Angels, s'est imposé au début des années 2010 comme le joueur le plus accompli de sa génération. Trout a remporté trois trophées de joueur le plus utile de la Ligue américaine (2014, 2016, 2019), a été sélectionné pour 11 matchs des étoiles et a construit l'une des carrières statistiques individuelles les plus régulièrement brillantes de l'histoire récente de la MLB. Ses différents contrats, dont le contrat de 12 ans à 426,5 millions de dollars signé en 2019 (alors le plus grand contrat de toute l'histoire du sport professionnel), ont fait de lui l'un des athlètes professionnels les mieux rémunérés au monde.

La carrière de Trout a été considérablement compliquée par diverses blessures au cours de la fin des années 2010 et des années 2020. L'incapacité des Angels à constituer autour de Trout une équipe compétitive est l'un des fils conducteurs récurrents de la MLB moderne, la franchise n'ayant pas réussi à atteindre les séries éliminatoires tout au long de la carrière de Trout, malgré son brillant niveau individuel. Les attentes considérables qui pèsent sur les réalisations futures de Trout alimentent régulièrement les discussions.

Shohei Ohtani, des Los Angeles Angels (puis des Dodgers), a émergé à la fin des années 2010 comme l'un des joueurs individuels les plus extraordinaires de toute l'histoire du baseball. Ohtani avait auparavant été le joueur dominant de la NPB japonaise (Nippon Professional Baseball) avant de rejoindre les Angels en 2018, à l'âge de 23 ans. Sa combinaison d'un talent exceptionnel au lancer et à la frappe a donné naissance à l'une des carrières de joueur à double fonction les plus remarquables de l'histoire du baseball, Ohtani ayant accompli des performances statistiques significatives aussi bien comme lanceur que comme frappeur. Il a remporté le trophée de joueur le plus utile de la Ligue américaine en 2021, 2023 et 2024 (ce dernier en tant que frappeur désigné des Dodgers, à la suite de sa signature en agent libre avec l'équipe en décembre 2023 pour un contrat record de 700 millions de dollars).

La saison 2024 d'Ohtani a produit des réalisations individuelles extraordinaires. Il est devenu le premier joueur de la MLB à frapper 50 circuits et à réussir 50 buts volés au cours d'une même saison, ses statistiques finales de 54 circuits et 59 buts volés établissant le nouveau repère du « 50-50 ». Il a remporté les Séries mondiales 2024 avec les Dodgers, battant les New York Yankees 4-1. Il a décroché le trophée de joueur le plus utile de la Ligue américaine 2024 (son troisième titre de joueur le plus utile en quatre ans), devenant l'un des joueurs individuels les plus titrés de l'ère moderne.

Aaron Judge, des New York Yankees, a accompli des réalisations individuelles extraordinaires tout au long de l'ère moderne. La saison 2022 de Judge a été marquée par 62 circuits, battant le record de simple saison en Ligue américaine de Roger Maris, vieux de 61 ans (qui tenait depuis 1961). Il a remporté le trophée de joueur le plus utile de la Ligue américaine 2022 et a été sélectionné pour plusieurs matchs des étoiles. Sa saison 2024, au cours de laquelle il a frappé 58 circuits, a sérieusement pesé dans le vote pour le titre de joueur le plus utile, face à la brillante saison d'Ohtani avec les Dodgers.

Divers autres joueurs modernes de la MLB ont bâti des carrières individuelles extraordinaires. Mookie Betts (le brillant voltigeur des Los Angeles Dodgers, plusieurs fois champion et sélectionné pour le match des étoiles), Bryce Harper (le brillant voltigeur des Philadelphia Phillies), Manny Machado (le brillant joueur de champ intérieur des San Diego Padres), Jose Altuve (le brillant deuxième but des Houston Astros), Juan Soto (le brillant voltigeur), Ronald Acuña Jr. (le brillant voltigeur des Atlanta Braves), Vladimir Guerrero Jr. (le brillant premier but des Toronto Blue Jays), et bien d'autres encore ont perpétué la grande tradition individuelle de la MLB.

Les Negro Leagues

Les Negro Leagues ont fonctionné comme un système de ligues professionnelles de baseball parallèle à la MLB durant la période de ségrégation raciale de celle-ci (approximativement de 1885 à 1947). Les différentes équipes des Negro Leagues se mesuraient les unes aux autres ainsi qu'à diverses équipes itinérantes de barnstorming, et les joueurs des Negro Leagues ont produit certaines des carrières individuelles les plus remarquables de toutes les époques du baseball. La reconnaissance officielle en 2020 par la MLB des Negro Leagues en tant que ligues majeures a rétroactivement consacré leurs statistiques comme statistiques officielles de la MLB, suscitant une attention considérable à la suite de divers recalculs.

Les principales équipes des Negro Leagues comprenaient les Kansas City Monarchs (l'une des franchises individuelles les plus titrées des Negro Leagues, avec de nombreux championnats tout au long de l'histoire de la ligue), les Homestead Grays (établis à Homestead, en Pennsylvanie, puis à Washington D.C.), les Pittsburgh Crawfords (l'équipe dominante des Negro Leagues au début des années 1930, propriété du gangster Gus Greenlee), les Newark Eagles, les New York Cubans, les Birmingham Black Barons, les Memphis Red Sox, et bien d'autres.

Les grandes vedettes des Negro Leagues ont connu des carrières individuelles extraordinaires. Satchel Paige (le brillant lanceur largement reconnu comme le plus accompli des lanceurs des Negro Leagues et l'un des meilleurs lanceurs de toutes les époques du baseball, avec une carrière s'étendant approximativement de 1926 jusqu'à ses débuts en MLB à l'âge de 42 ans en 1948), Josh Gibson (le brillant receveur largement considéré comme le meilleur frappeur des Negro Leagues, avec diverses sources évoquant un total de coups de circuit avoisinant les 800 en carrière ; la reconnaissance statistique de la MLB en 2020 a établi la moyenne au bâton officielle de Gibson à ,372, ce qui en fait la plus haute moyenne au bâton officielle de carrière dans l'histoire de la MLB), Cool Papa Bell (le brillant voltigeur célèbre pour sa vitesse exceptionnelle, avec diverses légendes suggérant qu'il pouvait éteindre un interrupteur et se retrouver au lit avant que la pièce ne soit plongée dans l'obscurité), Buck Leonard (le brillant joueur de premier but), Oscar Charleston (le brillant voltigeur et joueur de premier but largement cité comme l'un des joueurs les plus accomplis de toutes les époques), Buck O'Neil (le brillant joueur de premier but qui devint par la suite une figure publique importante en tant qu'historien des Negro Leagues), et bien d'autres.

Les Negro Leagues ont officiellement pris fin en 1947 avec les débuts en MLB de Jackie Robinson, l'intégration progressive et substantielle de la MLB entraînant un déclin marqué des différentes franchises des Negro Leagues. Les diverses équipes des Negro Leagues ont continué à opérer avec des effectifs considérablement réduits et un succès commercial nettement diminué jusqu'au début des années 1950, avant que la plupart d'entre elles ne se dissolvent. Les grandes vedettes des Negro Leagues qui avaient largement dépassé leur prime sportive au moment de l'intégration de la MLB en 1947 n'ont pas eu la possibilité de jouer en MLB. La reconnaissance ultérieure de ces joueurs, notamment par la création du Negro Leagues Baseball Museum à Kansas City en 1990 et l'intronisation de divers joueurs des Negro Leagues au Temple de la renommée, a continué d'aborder la question historique plus large de la manière dont ces joueurs doivent être commémorés.

Économie, époque moderne et conclusion

L'échelle économique de la MLB moderne a continué de croître de manière substantielle. Le chiffre d'affaires annuel total de la ligue en 2024 était d'environ 12 milliards de dollars, les différents droits médiatiques, accords de parrainage, ventes de billets, ventes de produits dérivés et diverses autres sources de revenus constituant la structure commerciale principale. Les valorisations des différentes franchises ont considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies, les franchises les plus valorisées (notamment les Yankees de New York, les Dodgers de Los Angeles, les Red Sox de Boston et les Cubs de Chicago) étant désormais estimées à plus de 5 milliards de dollars chacune.

La MLB ne dispose pas de plafond salarial, ce qui la distingue de la NFL, de la NBA et de la NHL (qui en possèdent toutes). Les masses salariales des différentes équipes ont ainsi varié de manière substantielle : les plus importantes (notamment celles des Mets de New York, des Dodgers de Los Angeles et des Yankees de New York) ont atteint plus de 300 millions de dollars annuellement ces dernières années, tandis que les masses salariales des équipes plus modestes (notamment celles de divers marchés de petite taille) se sont situées aux alentours de 80 à 100 millions de dollars par an. Ces disparités salariales considérables ont suscité d'importantes préoccupations quant au déséquilibre compétitif, lesquelles font l'objet de discussions institutionnelles récurrentes.

Le contrat signé par Shohei Ohtani en 2023 avec les Dodgers de Los Angeles (10 ans, 700 millions de dollars au total) était le plus important de l'histoire de tout sport professionnel au moment de sa signature. Divers autres contrats récents, notamment celui de Juan Soto en 2024 avec les Mets de New York (15 ans, 765 millions de dollars), ont continué d'établir de nouveaux records salariaux. La croissance soutenue des salaires en MLB a engendré une transformation substantielle du paysage patrimonial des joueurs.

L'expansion internationale de la MLB s'est poursuivie tout au long de l'ère moderne. Les différents matchs internationaux de la MLB, notamment les diverses rencontres de la Tokyo Series, de la London Series, des séries de Mexico et d'autres encore, ont généré des revenus commerciaux considérables ainsi qu'une attention soutenue. Le développement continu des joueurs latino-américains au sein de diverses académies dominicaines et vénézuéliennes a continué de produire des talents de premier plan. La participation toujours importante des joueurs japonais, parmi lesquels le remarquable Ichiro Suzuki, Hideki Matsui, Shohei Ohtani, Yu Darvish, Masahiro Tanaka et bien d'autres, a continué d'élargir la portée internationale de la ligue.

Le baseball professionnel continuera d'évoluer. La réponse institutionnelle soutenue aux préoccupations relatives au rythme de jeu (notamment l'introduction en 2023 de l'horloge de lancer, qui a considérablement réduit la durée des matchs de MLB), la croissance continue de la signification culturelle plus large de la MLB, l'expansion commerciale substantielle et continue de la ligue, la participation internationale toujours importante des joueurs, ainsi que diverses autres évolutions continueront de façonner ce sport au cours des prochaines décennies. Pourtant, l'attrait fondamental du baseball — cette combinaison distinctive des duels individuels (chaque passage à la batte constituant en substance un face-à-face entre le lanceur et le frappeur), de la stratégie collective, de la remarquable continuité historique du sport et de la signification culturelle profonde des différents stades et de leurs traditions — perdure depuis plus de 175 ans et ne montre aucun signe de déclin. La Ligue majeure de baseball demeure l'une des grandes institutions culturelles du monde moderne.

Sources

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Jonathan Eig, Luckiest Man: The Life and Death of Lou Gehrig (Simon and Schuster, 2005).

Jane Leavy, The Last Boy: Mickey Mantle and the End of America's Childhood (HarperCollins, 2010).

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Game of Shadows: Barry Bonds, BALCO, and the Steroid Scandal That Rocked Professional Sports par Mark Fainaru-Wada et Lance Williams (Gotham, 2006).

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Lawrence S. Ritter, The Glory of Their Times (Macmillan, 1966).

Buck O'Neil, I Was Right on Time (Simon and Schuster, 1996).

Couverture du baseball par BBC Sport, bbc.co.uk/sport/baseball (résultats et archives).

Archives du National Baseball Hall of Fame, Cooperstown, New York (archives institutionnelles du baseball professionnel).