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Histoire du sumo et la tradition des yokozuna

Une histoire complète du sumo depuis ses origines religieuses shintoïstes jusqu'à l'ère professionnelle d'Edo, la tradition des yokozuna, les 45 titres de Hakuho et l'Association japonaise de sumo moderne

Vitesse

Introduction

La lutte sumo est le sport national du Japon, dont la pratique documentée en continu remonte aux origines religieuses shintoïstes jusqu'à la tradition professionnelle moderne du sumo. La tradition sumo a été façonnée par la tradition impériale japonaise, la tradition religieuse shintoïste, le patronage du shogunat Tokugawa et la tradition culturelle japonaise au sens large.

Le paysage professionnel moderne du sumo est structuré par l'Association japonaise de sumo (Nihon Sumo Kyokai, fondée en 1927), le calendrier annuel des six honbasho (grands tournois) organisés les mois impairs (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre) dans diverses salles honbasho japonaises, notamment le Ryogoku Kokugikan à Tokyo, le Gymnase préfectoral d'Osaka, le Gymnase préfectoral d'Aichi à Nagoya et le Fukuoka Kokusai Center. Les tournois des diverses divisions inférieures (juryo, makushita, sandanme, jonidan, jonokuchi) se déroulent parallèlement aux tournois de la makuuchi (division supérieure). Diverses compétitions de jungyo (tournée régionale) sont organisées durant les mois séparant les honbasho.

Cet article parcourt l'histoire complète de la lutte sumo depuis ses origines religieuses shintoïstes, le développement du sumo impérial à l'époque de Nara au VIIIe siècle de notre ère, la tradition des tournois de sumo impérial à l'époque Heian, la tradition du sumo professionnel à l'époque d'Edo sous le patronage du shogunat Tokugawa, la modernisation du sumo lors de la restauration Meiji, la fondation de l'Association japonaise de sumo en 1927, la tradition des yokozuna, la série de 69 victoires consécutives de Futabayama de 1936 à 1939, les 32 titres de tournoi de Taiho dans les années 1960, les ères de Kitanoumi et de Wakanohana dans les années 1970, les 31 titres de tournoi de Chiyonofuji dans les années 1980, l'accession d'Akebono au rang de premier yokozuna né à l'étranger en 1993, la carrière compétitive de Takanohana, les lutteurs de sumo hawaïens dont Akebono et Musashimaru, les 45 titres de tournoi record de Hakuho jusqu'en 2021, l'ère des yokozuna mongols et l'Association japonaise de sumo contemporaine.

Les origines shinto et la tradition impériale

Le sumo plonge ses racines dans les origines religieuses shinto, les premières références documentées au sumo figurant dans le Kojiki (Chronique des faits anciens, achevé en 712 de notre ère) et le Nihon Shoki (Chroniques du Japon, achevé en 720 de notre ère). Ces chroniques relatent la légende divine du sumo opposant les divinités shinto Takemikazuchi et Takeminakata sur le rivage d'Izumo, la victoire de Takemikazuchi établissant la tradition divine shinto du sumo.

Le combat de sumo historique le plus ancien documenté est généralement considéré comme étant celui de 23 avant notre ère, opposant Nomi no Sukune à Taima no Kuehaya sous le règne de l'empereur Suinin (le onzième empereur japonais selon la chronologie traditionnelle japonaise). La victoire de Nomi no Sukune sur Taima no Kuehaya — ce dernier succombant par la suite à de graves blessures — valut à Nomi no Sukune d'être vénéré comme la divinité patronne du sumo.

La période de Nara (710-794 de notre ère) vit se développer une tradition impériale du sumo. Le festival impérial du sumai (sumai sechie) de 734 de notre ère, organisé à la cour impériale de Nara sous l'empereur Shomu, établit la tradition impériale du sumai de Nara. La tradition impériale du sumai de la période Heian (794-1185 de notre ère) prolongea cette pratique du neuvième au douzième siècle.

Diverses évolutions du sumo durant la période de Kamakura (1185-1333) et la période de Muromachi (1336-1573) façonnèrent la tradition ultérieure de ce sport. Les pratiques du sumo développées au sein de la classe guerrière de Kamakura établirent la tradition samouraï du sumo. Les évolutions du sumo durant la période Sengoku (1467-1615) et la période Azuchi-Momoyama (1573-1603) perpétuèrent la tradition féodale du sumo. Oda Nobunaga (seigneur de guerre japonais, 1534-1582) fut un mécène renommé du sumo, organisant des tournois dans ses châteaux.

La période Edo et le sumo professionnel

La tradition du sumo professionnel de la période Edo (1603-1868), placée sous le patronage du shogunat Tokugawa, a établi la tradition moderne du sumo professionnel. Le patronage du sumo professionnel (kanjin sumo) accordé en 1684 par le shogunat Tokugawa au sanctuaire Tomioka Hachimangu d'Edo (l'actuel Tokyo) a fondé la tradition du sumo professionnel de la période Edo.

L'établissement en 1789, par Yoshida Tsukasake, du système de délivrance des licences de yokozuna a institué la tradition plus large du yokozuna. La première licence de yokozuna accordée en 1789 par Yoshida Tsukasake à Tanikaze Kajinosuke (le 4e yokozuna dans la chronologie rétrospective des yokozuna) a fondé la tradition de délivrance des licences de yokozuna, laquelle s'est perpétuée au fil des siècles suivants.

Tanikaze Kajinosuke (1750-1795, 4e yokozuna) et Onogawa Kisaburo (1758-1806, 5e yokozuna) ont établi la tradition des yokozuna de la période Edo. Inazuma Raigoro (7e yokozuna) et Hidenoyama Raigoro (9e yokozuna) ont prolongé cette tradition des yokozuna de la période Edo au cours des années 1830 et 1840.

La cérémonie d'entrée dans le ring du yokozuna Unryu Kyuukichi (10e yokozuna) en 1861 — la cérémonie d'entrée dans le ring de style unryu, qui s'est perpétuée comme la cérémonie principale d'entrée dans le ring des yokozuna — a établi la tradition unryu. La cérémonie d'entrée dans le ring du yokozuna Shiranui Koemon (11e yokozuna) en 1862 — la cérémonie d'entrée dans le ring de style shiranui — a établi la cérémonie alternative d'entrée dans le ring des yokozuna.

Les diverses cérémonies d'entrée dans le ring de style unryu et de style shiranui qui ont suivi se sont perpétuées au fil des années. Chaque yokozuna choisit entre les deux styles au moment de sa promotion. Le style unryu est actuellement le plus répandu, bien que les deux styles se soient maintenus au cours des décennies suivantes.

La restauration Meiji et l'ère moderne

La restauration Meiji (1868) a transformé les traditions culturelles japonaises, dont le sumo. La modernisation du sumo durant la période Meiji a établi la tradition professionnelle moderne du sumo. La fondation en 1871 de l'Association de sumo de Tokyo (Tokyo Sumo Kyokai) a posé les bases de l'organisation professionnelle moderne du sumo.

L'ouverture en 1909 du Ryogoku Kokugikan à Ryogoku, Tokyo, a établi la tradition moderne du sumo tokyoïte. Les reconstructions successives du Ryogoku Kokugikan (le Ryogoku Kokugikan actuel ayant ouvert ses portes en 1985) ont perpétué cette tradition. Le don en 1925 d'une coupe de sumo par le prince héritier Hirohito (futur empereur Showa) a prolongé la tradition impériale du sumo.

La création en 1927 de l'Association japonaise de sumo (Nihon Sumo Kyokai), issue de la fusion de l'Association de sumo de Tokyo et de l'Association de sumo d'Osaka, a établi l'organisation professionnelle moderne du sumo. La création en 1929 du Conseil de délibération des yokozuna a prolongé la tradition moderne de reconnaissance du titre de yokozuna. Les promotions ultérieures au rang de yokozuna ont nécessité une recommandation du Conseil de délibération des yokozuna et une décision de l'Association japonaise de sumo.

La grève de 1932 de Tenryu Saburo et de plusieurs autres lutteurs de sumo (la Révolution du printemps de 1932) a marqué le sumo des années 1930. Cette grève était motivée par le mécontentement des lutteurs à l'égard de la gouvernance et des politiques financières de l'Association japonaise de sumo. Des réformes successives ont progressivement répondu aux préoccupations des lutteurs tout au long des années 1930.

La période de modernisation plus large a également établi la structure moderne des catégories de poids, les règles de score et les procédures d'arbitrage, qui ont perduré au cours des décennies suivantes. Le rôle de l'Association japonaise de sumo en tant que principal organe directeur du sumo au Japon s'est maintenu au fil des décennies suivantes.

Futabayama et la tradition d'avant-guerre

Futabayama Sadaji (1912-1968), le lutteur de sumo japonais originaire de la préfecture d'Oita, a accompli l'une des carrières individuelles de sumo les plus extraordinaires de toutes les époques. La série de 69 victoires consécutives de Futabayama, de janvier 1936 à janvier 1939, est généralement considérée comme la plus longue série de victoires consécutives en sumo de toutes les époques.

Les 12 titres de tournoi remportés par Futabayama entre 1936 et 1944 l'ont établi comme le principal lutteur de sumo de l'ère précédant la Seconde Guerre mondiale. La promotion de Futabayama au rang de yokozuna en 1937 (le 35e yokozuna dans la chronologie des yokozuna) a fondé la tradition yokozuna des années 1930.

La défaite de Futabayama lors de son 70e combat en 1939, infligée par Akinoumi Setsuo (le 37e yokozuna), a consacré la place de premier plan du sumo dans la culture japonaise d'avant la Seconde Guerre mondiale. La victoire d'Akinoumi sur Futabayama fut retransmise à la radio dans tout le Japon et devint l'un des moments les plus célèbres du sport japonais d'avant-guerre.

Les différents yokozuna d'avant la Seconde Guerre mondiale comprennent Tamanishiki San'emon (le 32e yokozuna), Musashiyama Takeshi (le 33e yokozuna), Minanogawa Tozo (le 34e yokozuna), Futabayama Sadaji (le 35e yokozuna), Haguroyama Masaji (le 36e yokozuna) et Akinoumi Setsuo (le 37e yokozuna). Ces yokozuna ont établi la tradition yokozuna d'avant la Seconde Guerre mondiale.

La poursuite des tournois de la Japan Sumo Association en 1944 durant la Seconde Guerre mondiale (le Tournoi de printemps de Tokyo de 1944 et le Tournoi d'automne de Tokyo de 1944 ayant été organisés au Ryogoku Kokugikan malgré diverses restrictions liées à la Seconde Guerre mondiale) a prolongé la tradition du sumo en temps de guerre. Le Tournoi de printemps de Tokyo de 1945 s'est tenu au Tokyo Ryogoku Kokugikan en mai 1945, avec divers ajustements liés aux raids aériens sur Tokyo. Le Tournoi d'automne de Tokyo de 1945 s'est tenu au sanctuaire Meiji de Tokyo en novembre 1945 (premier tournoi de sumo organisé en dehors du Ryogoku Kokugikan à toute époque postérieure à l'ère Edo) en raison des dommages causés par les raids aériens sur le Ryogoku Kokugikan.

Taiho, les années 1960 et les stars modernes

Taiho Koki (1940-2013), le lutteur de sumo japonais originaire de Hokkaido (né Naya Koki), a accompli l'une des carrières individuelles de sumo les plus extraordinaires de toutes les époques. Les 32 titres de tournoi remportés par Taiho au cours de la période 1960-1971 l'ont établi comme l'un des principaux lutteurs de sumo des années 1960.

La promotion de Taiho au rang de yokozuna en 1961 (le 48e yokozuna dans la chronologie des yokozuna), à l'âge de 21 ans (le plus jeune yokozuna de toute l'ère d'après la Seconde Guerre mondiale), a fondé la tradition des yokozuna des années 1960. L'ère compétitive du sumo des années 1960 a façonné la tradition moderne du sumo. La promotion de Tamanoumi Masahiro au rang de yokozuna en 1969 (le 51e yokozuna) et la mort soudaine de Tamanoumi en 1971, à l'âge de 27 ans, ont façonné la tradition du sumo des années 1970.

Kitanoumi Toshimitsu (1953-2015), le lutteur de sumo japonais originaire de Hokkaido, a obtenu des résultats extraordinaires tout au long des années 1970. Les 24 titres de tournoi remportés par Kitanoumi au cours de la période 1974-1984 l'ont établi comme l'un des principaux lutteurs de sumo des années 1970. Wakanohana Kanji I (1953-2022), le lutteur de sumo japonais originaire de la préfecture d'Aomori, a obtenu des résultats extraordinaires tout au long des années 1970. Les différents yokozuna des années 1970, notamment Wajima Hiroshi (le 54e yokozuna), Kitanoumi Toshimitsu (le 55e yokozuna), Wakanohana Kanji I (le 56e yokozuna), Mienoumi Tsuyoshi (le 57e yokozuna) et Chiyonofuji Mitsugu (le 58e yokozuna), ont façonné la tradition du sumo des années 1970 et 1980.

Chiyonofuji Mitsugu (1955-2016), le lutteur de sumo japonais originaire de Hokkaido, a accompli l'une des carrières individuelles de sumo les plus extraordinaires de toutes les époques. Les 31 titres de tournoi remportés par Chiyonofuji au cours de la période 1981-1991 l'ont établi comme l'un des principaux lutteurs de sumo des années 1980. La série de 53 victoires consécutives réalisée par Chiyonofuji entre 1988 et 1989 (la plus longue série de victoires consécutives en sumo de toute l'ère post-Futabayama) a prolongé l'héritage de Chiyonofuji.

Akebono et l'ère hawaïenne

Akebono Taro (Chad Rowan, 1969-2024), le lutteur de sumo originaire de Honolulu, à Hawaï, a accompli l'une des carrières individuelles les plus extraordinaires de toute l'histoire du sumo. La promotion d'Akebono au rang de yokozuna en 1993 (le 64e yokozuna dans la chronologie des yokozuna) a fondé la tradition plus large des yokozuna nés à l'étranger — Akebono fut le premier yokozuna né à l'étranger de toute l'histoire.

Les 11 titres de tournoi remportés par Akebono entre 1992 et 2001 l'ont établi comme l'un des lutteurs de sumo majeurs des années 1990. Plusieurs lutteurs de sumo hawaïens lui ont succédé, notamment Konishiki Yasokichi (le lutteur Salevaa Atisanoe, originaire des Samoa américaines, dont la promotion au rang d'ozeki en 1987 fut la première accordée à un étranger dans toute l'histoire) et Musashimaru Koyo (le lutteur originaire des Samoa américaines, à Hawaï, Fiamalu Penitani, promu 67e yokozuna en 1999), prolongeant ainsi la tradition du sumo hawaïen.

La retraite d'Akebono en 2001 au Ryogoku Kokugikan a prolongé l'héritage du sumo hawaïen. Akebono s'est ensuite illustré dans le kickboxing K-1 et dans diverses compétitions de MMA au cours des décennies suivantes. Le décès d'Akebono en 2024, des suites d'une insuffisance cardiaque à l'âge de 54 ans, a suscité une vive attention au Japon et à Hawaï.

Takanohana Koji (Hanada Koji, né en 1972), le lutteur de sumo japonais originaire de Tokyo, a produit des résultats extraordinaires tout au long des années 1990. Les 22 titres de tournoi remportés par Takanohana entre 1992 et 2001 l'ont établi comme l'un des lutteurs de sumo majeurs des années 1990. La promotion de Takanohana au rang de yokozuna en 1995 (le 65e yokozuna) a ancré la tradition des yokozuna des années 1990.

Wakanohana Masaru (Hanada Masaru, né en 1971), le frère aîné de Takanohana, a également produit des résultats extraordinaires tout au long des années 1990. La promotion de Wakanohana au rang de yokozuna en 1998 (le 66e yokozuna) a institué la tradition des frères yokozuna des années 1990. L'ère des frères yokozuna Takanohana-Wakanohana fut la première fois dans toute l'histoire que deux frères détenaient simultanément le titre de yokozuna. La promotion de Musashimaru au rang de yokozuna en 1999 (le 67e yokozuna) a prolongé la tradition des yokozuna nés à l'étranger.

Hakuho et l'ère des yokozuna mongols

Hakuho Sho (Mönkhbatyn Davaajargal, né en 1985), lutteur de sumo d'origine mongole natif d'Oulan-Bator, a accompli l'une des carrières individuelles de sumo les plus extraordinaires de toutes les époques. Ses 45 titres de tournoi remportés entre 2007 et 2021 l'ont consacré comme le principal lutteur de sumo de toutes les époques, ces 45 titres constituant le record absolu dans la discipline (surpassant les 32 titres de Taiho).

La promotion de Hakuho au rang de yokozuna en 2007 (69e yokozuna dans la chronologie des yokozuna) a fondé la tradition mongole des yokozuna des années 2000. Le retrait de Hakuho en 2021 au Ryogoku Kokugikan a prolongé son héritage. Hakuho s'est ensuite reconverti dans un rôle d'entraîneur sous son nom japonais Magaki, à la tête de l'écurie Magaki.

Asashoryu Akinori (Dolgorsuren Dagvadorj, né en 1980), lutteur de sumo d'origine mongole natif d'Oulan-Bator, a produit des résultats extraordinaires tout au long des années 2000. Ses 25 titres de tournoi remportés entre 2002 et 2010 l'ont établi comme l'un des principaux lutteurs de sumo des années 2000. La promotion d'Asashoryu au rang de yokozuna en 2003 (68e yokozuna) a fondé la tradition mongole des yokozuna. Son retrait en 2010, à la suite de l'incident dans un bar de Tokyo cette même année, a élargi les attentes en matière de conduite des yokozuna.

Harumafuji Kohei (Davaanyamyn Byambadorj, né en 1984), lutteur de sumo d'origine mongole natif d'Oulan-Bator, a produit des résultats extraordinaires tout au long des années 2010. La promotion de Harumafuji au rang de yokozuna en 2012 (70e yokozuna) a fondé la tradition mongole des yokozuna des années 2010. Son retrait en 2017, à la suite de l'incident d'agression impliquant Tokitenku, a marqué la tradition du sumo des années 2010.

Kakuryu Rikisaburo (Mangaljalavyn Anand, né en 1985), lutteur de sumo d'origine mongole natif de la province de Sukhbaatar, a produit des résultats extraordinaires tout au long des années 2010. La promotion de Kakuryu au rang de yokozuna en 2014 (71e yokozuna) a prolongé la tradition mongole des yokozuna des années 2010. Son retrait en 2021 a prolongé l'héritage des yokozuna mongols.

Divers autres lutteurs de sumo mongols contemporains, notamment Terunofuji Haruo (promu yokozuna en 2021 en tant que 73e yokozuna), Hoshoryu Tomokatsu (neveu d'Asashoryu, promu ozeki en 2023), ainsi que d'autres lutteurs, ont perpétué la tradition mongole du sumo au cours des décennies suivantes.

La tradition du yokozuna et les rangs du sumo

La tradition du yokozuna constitue le rang principal du sumo, le yokozuna étant le rang le plus élevé de toute ère du sumo. Les différents rangs du sumo comprennent les rangs de la makuuchi (division supérieure) : yokozuna, ozeki, sekiwake, komusubi et maegashira (du 1er au 17e ou 18e rang). Les rangs des divisions inférieures comprennent notamment le juryo, le makushita, le sandanme, le jonidan et le jonokuchi.

La promotion au rang de yokozuna est soumise à la recommandation du Conseil délibératif des yokozuna et à la décision de l'Association japonaise de sumo. Les critères standards de promotion au rang de yokozuna comprennent deux championnats de tournoi consécutifs ou une performance sportive équivalente. Les yokozuna sont tenus de maintenir une conduite digne, aussi bien dans l'arène qu'en dehors.

Les différentes cérémonies d'entrée dans l'arène des yokozuna (le style unryu et le style shiranui) se sont perpétuées au fil des décennies suivantes. Les différents éléments de la cérémonie d'entrée dans l'arène des yokozuna comprennent le chiri-chozu (purification par l'eau), le shiko (lever de jambe), le tegatana (main-épée), ainsi que divers autres éléments constitutifs de cette cérémonie.

Les différentes traditions de retraite des yokozuna se sont perpétuées au fil des décennies suivantes. Le danpatsu-shiki (cérémonie de coupe des cheveux) marque la retraite officielle d'un lutteur de sumo, au cours de laquelle diverses personnalités et membres de la famille procèdent à des coupes symboliques du chignon du lutteur. Les différents rôles d'oyakata (ancien du sumo) assumés par les yokozuna après leur retraite se sont perpétuées au fil des décennies suivantes.

Les techniques de lutte du sumo (kimarite) comprennent diverses techniques de victoire reconnues, réparties en plusieurs catégories, notamment les poussées (oshi-dashi, tsuki-dashi), les projections (uwatenage, shitatenage, ipponze-oi), les croche-pieds (sotogake, uchigake), la prise et la force (yorikiri, yorita-oshi), ainsi que de nombreuses autres techniques. L'Association japonaise de sumo reconnaît officiellement 82 kimarite comme techniques de victoire.

Les Tournois de Sumo et le Calendrier Moderne

Le calendrier annuel des six honbasho (grands tournois) se tient lors des mois impairs (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre) depuis plusieurs décennies. Les différentes salles accueillant les honbasho comprennent le Ryogoku Kokugikan à Tokyo (janvier, mai, septembre), le Gymnase Préfectoral d'Osaka (mars), le Gymnase Préfectoral Aichi à Nagoya (juillet) et le Fukuoka Kokusai Center (novembre).

Le honbasho dure 15 jours, chaque lutteur de sumo de la division makuuchi disputant un combat par jour tout au long de ces 15 jours. Le lutteur de sumo comptabilisant le plus grand nombre de victoires à l'issue des 15 jours est sacré champion du tournoi. La Coupe de l'Empereur est remise au champion du tournoi lors de la cérémonie du senshuraku (jour de clôture) de chaque honbasho.

Parmi les autres cérémonies et traditions des honbasho figurent le dohyo-iri (cérémonie d'entrée dans le ring), le yokozuna dohyo-iri (cérémonie d'entrée dans le ring du yokozuna), la cérémonie du senshuraku de la division makuuchi, ainsi que diverses autres cérémonies propres aux honbasho. Le dohyo (ring) lui-même est reconstruit avant chaque tournoi et fait l'objet d'une purification rituelle.

Les compétitions de jungyo (tournée régionale) organisées durant les mois séparant les honbasho étendent le rayonnement culturel du sumo à travers les différentes préfectures du Japon. Les diverses tournées jungyo proposent des combats d'exhibition et des démonstrations plutôt que des compétitions ayant une incidence sur le classement. Parmi les tournées internationales de sumo figurent la première tournée à l'étranger en 1972 (en Union soviétique), ainsi que les nombreuses tournées suivantes aux États-Unis, au Mexique, au Brésil, au Royaume-Uni, en Allemagne et dans divers autres pays.

Les différentes tournées internationales de l'Association Japonaise de Sumo depuis 2024 se sont poursuivies au fil des décennies suivantes. NHK est demeurée le principal partenaire de diffusion du sumo, assurant une couverture quotidienne de chaque honbasho à la télévision japonaise et, de plus en plus, via les services de streaming internationaux.

La culture du sumo et l'ère moderne

La culture du sumo s'étend bien au-delà de la tradition du sumo compétitif. Les diverses traditions culturelles du sumo comprennent la tradition de l'écurie de sumo (heya), les traditions des lutteurs de sumo (rikishi), les traditions des anciens du sumo (oyakata), ainsi que diverses autres traditions culturelles du sumo.

La tradition de l'écurie de sumo (heya) constitue la principale tradition d'entraînement du sumo. Les lutteurs vivent en communauté dans l'écurie qui leur est assignée, s'entraînant ensemble, mangeant ensemble et suivant un emploi du temps quotidien strict. Parmi les diverses écuries de sumo (heya) figurent la Sadogatake Heya, la Isegahama Heya, la Miyagino Heya, la Takanohana Heya, la Saenchai Muaythaigym, les divers gymnases de Muay Thai de Phuket et de Chiang Mai, et diverses autres qui ont perduré au fil des décennies suivantes.

Les traditions des lutteurs de sumo (rikishi) comprennent diverses routines d'entraînement quotidien, diverses traditions alimentaires (le ragoût chankonabe étant le régime alimentaire principal des lutteurs de sumo), la coiffure en chignon (chonmage), ainsi que diverses autres traditions rikishi. La tradition du ragoût chankonabe s'est étendue au-delà de la pratique du sumo grâce à de nombreux restaurants de chankonabe dans les villes japonaises, notamment dans le quartier Ryogoku de Tokyo.

Diverses traditions de cérémonie de coupe de cheveux yokozuna danpatsu-shiki ont perduré au fil des décennies suivantes. Les divers rôles d'oyakata assumés par des lutteurs de sumo retraités ont continué de se perpétuer au fil des décennies suivantes. L'Association japonaise de sumo maintient un nombre limité de licences portant le nom de toshiyori (ancien) que les lutteurs retraités doivent acquérir pour demeurer dans ce sport en tant qu'entraîneurs et administrateurs.

Le scandale de matchs truqués de sumo de 2010 a marqué la tradition du sumo des années 2010. L'Association japonaise de sumo a annulé le tournoi d'Osaka de mars 2011 — première annulation d'un tournoi de sumo depuis 1946 — à la suite de l'enquête sur les matchs truqués. Diverses réformes ultérieures visant à garantir l'intégrité du sumo se sont poursuivies au fil des décennies suivantes. La tradition d'exclusion des femmes du sumo (avec l'interdiction faite aux femmes d'accéder au dohyo) continue de faire l'objet de débats culturels et politiques au fil des décennies suivantes.

L'avenir du sumo, conclusion et sources

L'avenir de la lutte sumo est confronté à une série de questions importantes au cours de la troisième décennie du vingt et unième siècle. Le développement continu de la gouvernance de la Japan Sumo Association, la perpétuation des traditions culturelles du sumo, la participation continue des lutteurs de sumo nés à l'étranger, les réformes continues en matière d'intégrité du sumo, les réformes médicales continues du sumo, ainsi que diverses autres évolutions continueront tous à façonner la tradition du sumo.

Le développement continu de la gouvernance de la Japan Sumo Association se poursuivra au cours des décennies suivantes. Diverses réformes ultérieures de la gouvernance de la Japan Sumo Association, les évolutions relatives aux anciens du sumo (oyakata), aux écuries de sumo (heya), ainsi que diverses autres évolutions en matière de gouvernance se poursuivront au cours des décennies suivantes.

La participation continue des lutteurs de sumo nés à l'étranger se poursuivra au cours des décennies suivantes. La participation ultérieure de lutteurs mongols, hawaïens, d'Europe de l'Est, bulgares, russes, brésiliens et de diverses autres nationalités se poursuivra au cours des décennies suivantes. La Japan Sumo Association limite actuellement le nombre de lutteurs étrangers à un par écurie, ce qui a influencé les tendances en matière de recrutement au cours des décennies suivantes.

Diverses réformes ultérieures en matière d'intégrité du sumo se poursuivront au cours des décennies suivantes. Diverses restrictions ultérieures concernant les jeux dans le sumo, les mesures de prévention de la manipulation des matchs, les exigences de conduite culturelle, ainsi que diverses autres réformes en matière d'intégrité se poursuivront au cours des décennies suivantes.

Certaines personnalités du sumo continueront à façonner la tradition de ce sport. Les carrières continues de Terunofuji Haruo (le 73e yokozuna), Onosato Daiki (le lutteur de sumo japonais en pleine ascension), Hoshoryu Tomokatsu (le lutteur de sumo mongol et neveu d'Asashoryu), Kotonowaka Masahiro, Wakatakakage Atsushi, Takerufuji Mikiya, Atamifuji Sakutaro, et de nombreux autres continueront à façonner l'héritage du sumo.

Le sumo continuera d'évoluer. Le développement continu de la gouvernance de la Japan Sumo Association, la perpétuation des traditions culturelles du sumo, la participation continue des lutteurs de sumo nés à l'étranger, les réformes continues en matière d'intégrité du sumo, les réformes médicales continues du sumo, le développement continu de la diffusion du sumo, ainsi que diverses autres transformations continueront tous à façonner le paysage du sumo au cours des décennies suivantes. Pourtant, le principe fondamental de la lutte sumo — cette activité sportive d'essence shinto, fondée sur la lutte japonaise de compétition, qui sous-tend la tradition culturelle japonaise depuis des siècles — ne montre aucun signe de déclin.

Les sources comprennent : Mark Schilling, Sumo: A Pocket Guide (Tuttle, 1994) ; Lora Sharnoff, Grand Sumo: The Living Sport and Tradition (Weatherhill, 1989) ; Andrew Adams, Sumo: From Rite to Sport (Weatherhill, 1986) ; Hiroshi Wajima, Sumo: The Art of Japanese Sumo Wrestling (Tuttle, 1989) ; David Benjamin, Sumo: A Thinking Fan's Guide to Japan's National Sport (Tuttle, 1991) ; Doreen Simmons et divers auteurs, Sumo World magazine (diverses éditions, publication cessée) ; couverture de BBC Sport, bbc.co.uk/sport (archives et résultats) ; archives de la Japan Sumo Association, sumo.or.jp (résultats et archives) ; archives des diffusions sumo de NHK (archives et résultats) ; archives de Sumo Reference, sumodb.sumogames.de (résultats et statistiques).